" AMERINDIENS PASSION "... la Nature, ma vision du monde , mes lectures...et les peuples Amérindiens . Partager et communiquer...
CROQUER LA POMME...
La vie devient savoureuse , on a envie de mordre dedans!
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...Fred , il dit que pour être bien, il faut prendre de la hauteur. Alors, il n'arrête pas de courir à travers les montagnes, pour conquérir des sommets toujours plus hauts. C'est un peu comme Raph' : il cherche toujours à prendre de l'altitude. Une fois, je lui ai demandé: < Le sens de la vie, pour toi, c'est quoi?> Il a eu un grand sourire, il s'est gratté la tête, et il m'a répondu:
< C'est tellement simple qu'il n'y a rien à raconter. Tout est si naturel en vérité. C'est un peu l'histoire d'une pomme. Elle est là, au fond de ta poche, tu la sens bien ronde et pleine de suc, tu la savoures d'avance. Elle a le parfum de la promesse, cette pomme. Tu attends le moment sublime , tu attends d'arriver au sommet de la montagne, au bout de l'effort. Enfin, tu la ors de ta poche, tu la lustres avec ta manche, tu la fais miroiter au soleil. Elle exhale une senteur qui te fait venir l'eau à la bouche. Et c'est l'instant. L'instant où une pomme toute simple résume la saveur de la vie.
maintenant, si tu es dans une plantation de pommiers, ce sera bien différent. Des pommes, il y en a bouche-que-veux-tu. Tu peux en goûter à satiété, et tu ne comprendras guére en quoi le goût de la pomme peut être divin. Qu'y-a-t-il à dire? Mon histoire est aussi simple que l'histoire d'une pomme. Et aucun mot ne saura jamais faire comprendre la saveur d'un fruit convoîté... >
Moi je les comprends , les mots de Fred. L'important , c'est le goût de vivre, c'est de savourer le goût de la vie. C'est un cadeau formidable quand on y pense!
Formidable, vraiment....
- La pomme ne change pas dans sa réalité, mais la voilà transfigurée par une façon de voir, de goûter, de ressentir. Comprends -tu?
< Tout le mystére de la vie est dans tes yeux. Il suffit de les exercer à percer l'apparence des choses. Et dis-toi bien que lorsque l'univers te parait s'assombrir, ce n'est pas parce que les portes se ferment devant toi, mais parce que ton regard se dérobe à la lumiére... >
(de François Garagnon )