" AMERINDIENS PASSION "... la Nature, ma vision du monde , mes lectures...et les peuples Amérindiens . Partager et communiquer...
Représentants d'une génération datant d'avant le début de la grande transformation contemporaine, les vieux du Grand Nord canadien semblent catalyser en leur personne toutes les vertus ( au sens latin) et toutes les énigmes d'un mode vie révolu.
Là-bas, accéder aux paroles d'un vieil Indien,
c'est - privilége inouï - accéder à l'indianité à l'état pur...
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La forêt subarctique , cette nature faite de coniféres, de lacs et de marécages à l'infini, cet univers englouti sous la neige et la glace plus de huit mois par an, s'étend sur les trois quarts de la superficie du Canada. Contrairement aux idées reçues, cette immensité n'est pas vide d'hommes; des Indiens la peuplent depuis des "temps immémoriaux" . A cause précisément de conditions écologiques extrémes, les densités de population ont toujours été faibles en comparaison d'autres aires. Pourtant il semble bien que ce soit plutôt l'apparence extérieur de ces Indiens qui explique le dédain dans lequel les maintient notre imaginaire. Trés tôt, les Européens , français et anglais, sont entrés en contact avec les Algonquins puis avec les Athapascans de la grande forêt boréale. Mais que pouvaient offrir ces Indiens à leurs observateurs putatifs?
A la différence des Indiens des Plaines pour leurs dispositions guerriéres, de la côte nord-ouest pour leurs sculptures monumentales, du sud-ouest pour leur obsession ritualiste, à la différence encore des Esquimaux ( inuits) pour leurs igloos, ces Indiens n'ont rien de remarquanble. Leur culture matérielle était trés rudimentaire.
Simplement vêtus de peaux de liévres tressées, les Indiens du Subarctique
s'abritaient dans des petits tipis recouverts d'écorces ou de peaux de cervidés, constamment enfumés. Ils vivaient de la chasse, leurs principaux gibiers étant l'élan et le caribou, le castor , les liévres et, l'été, le gibier d'eau. S'ils possédaient des arcs et des fléches pour la chasse, l'essentiel des prises provenaient toutefois de piéges de diverses sortes. Les produits de la pêche occupaient une place prépondérante dans leur nourriture. Là encore les Indiens avaient recours à des techniques de piégeage , construisant d'immenses nasses barrant les riviéres.
Ils fléchaient ou harponnaient de même les poissons. En revanche, ils ignoraient le filet et la pêche hivernale prenait le caractére trés prosaïque d'une simple pêche à la ligne. seulement, il fallait d'abord creuser un trou à travers la glace du lac, laquelle, au plus fort de l'hiver, peut mesurer jusqu'à un métre d'épaisseur , et s'asseoir à côté, immobile dns le froid en attendant que le poisson morde.
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(Terre indienne -Autrement- )