" AMERINDIENS PASSION "... la Nature, ma vision du monde , mes lectures...et les peuples Amérindiens . Partager et communiquer...

<< 18 Juillet - Vers 11.00 nous avons aperçu une fumée au sud-ouest vers l'extrémité des Rocheuses, probablement un signal des Crows qui nous auront pris pour leurs ennemis.>>
<< 21 Juillet - 24 chevaux manquent ce matin, probablement enlevés par les Indiens qui faisaient des signaux de fumée, il y a quelques jours.>>
La riviére se fait violente, en successions brutales de rapides. Les hommes murmurent , inquiets. Ils se sont bien donné rendez-vous avec Lewis à l'embouchure supposée de la Yellowstone, sur le Missouri. Mais sans carte, qui peut savoir ce qui les attend et où ils vont? Des Indiens rôdent, alentour, dont on ne sait que penser.
Sacajawea, heureusement, les accompagne. La belle Sacajawea, femme du buté Charbonneau, qui déjà les a sauvés. Et puis il y a le sourire du petit Pom, son fils, qui gazouille , inconscient du danger...
<< 23 Juillet - Les Indiens ne sont pas les seuls ravisseurs qui entourent le camp: la nuit derniére des loups ont volé la plus grande partie de la viande qui séchait sur un échafaudage. Les loups, qui accompagnent les bisons, sont ici en grand nombre: il semble que ce soit le début de la contrée du bison.>>

Le paysage change autour d'eux , s'ouvre - et c'est comme un éblouissement : les Rocheuses couvertes de neige au sud-est, d'autres montagnes , trés loin, à l'opposé , et une plaine immense, déployée tout à coup , traversée par de hordes innombrables de bisons, d'élans, de loups...
<< 27 Juillet - La riviére s'élargit à présent jusqu'à quatre ou six cent métres, souvent coupée d'îles et de bancs de sable. Partout se pressent d'énormes quantités de bisons qui ne cessent de meugler, car c'est la saison où ils s'accouplent.>>
Coups de feu, gesticulations, rien n'y fait. Bientôt , nul ne peut plus fermer l'oeil, ce ne sont, toute la nuit, que clameurs, mugissements - à croire qu'ils couvrent toute la terre, et les eaux...
<< 1er Août - Une troupe de bisons a traversé la riviére devant nous. Et telle était leur multitude , bien que la riviére eut un mille de large, que le troupeau s'étendait d'une rive à l'autre. Nous avons dû faire halte pendant une heure pour les laisser passer.... de grands troupeaux d'élans sont aussi couchés un peu partout, si doux qu'on peut s'en approcher à vingt pas sans qu'ils s'effraient. >>
( ces photos ont été trouvé deçi-delà sur la Toile ,
texte de L'Ouest américain- Territoires sauvages)