" AMERINDIENS PASSION "... la Nature, ma vision du monde , mes lectures...et les peuples Amérindiens . Partager et communiquer...
A maintes reprises, on dénigrait les Peaux-Rouges, on les représentait comme des brutes féroces,comme des êtres tout juste préoccupés d'assouvir leurs instincts les plus bas et les plus cruels, et privés, en un mot, de tout idéal.....
La réalité est cependant tout autre. Et si l'élévation de l'âme humaine se mesure à l'effort qu'elle fait pour se dégager de la matiére et tendre vers une conscience supérieure, l'âme du "barbare" est plus haute et plus noble que celle de bien des civilisés!
On ne comprendrait pas bien d'ailleurs qu'il en fût autrement! Tous ceux qui vivent constamment en face de spectacles grandioses de la nature (marins, montagnards, nomades..) sont religieux;d'abord, parce que la majesté des paysages s'impose à leur esprit puis aussi parce que la solitude et le silence laissent le temps de méditer.
En dehors des périodes de vie ardente, chasse, guerre.. l'Indien a de longs intervalles de repos absolu : l'inactivité physique convient à l'activité de l'âme. un peu de paresse est utile au rêve... et le rêve est plus nécessaire à l'Indien que la nourriture matérielle.
La plupart des tribus admettent l'existence d'un Grand Esprit, créateur de toutes choses. Une forte dose de panthéisme se mêle à leur croyance,et, dans le feu, dans l'eau, dans l'air, dans toute l'immense nature dont le mystére les entoure, ILS sentent la présence de forces immatérielles....l'Indien ne manque pas de rendre hommage à toute occasion....

...ILS sentent la présence de forces immatérielles, généralement bienfaisantes, peut-être émanées du Dieu Unique, peut-être coexistant prés de lui, mais à qui, quelles qu'elles soient, l'Indien ne manque pas de rendre hommage à toute occasion.
Ce sont surtout les merveilleux spectacles qu'offre à toute heure et à tout endroit la majesté du désert qui l'incitent à cette oraison,ou, plutôt, à cette méditation, car sa priére est muette. Aussi,à chaque instant du jour, devant la cascade qui tombe en poussiére d'eau de la muraille rocheuse, devant le nuage d'orage qui monte derriére la montagne, devant la prairie qu'étreint le crépuscule, il s'arrête, sr recueille et communie.
Cette religiosité était un sentiment inné; il la cultivait d'ailleurs par des cérémonies...il s'élevait à une haute et généreuse spiritualité, toute empreinte de la sereine poésie des "Primitifs"..
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Résumé de textes de René Thévenin/Paul Coze du livre:
"Moeurs et histoire des Indiens d'Amérique du Nord" (Petite Bibliothéque Payot/documents)