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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:07

FEMME BISON BLANCDans le rite de l'apparentage - hunkapi - nous établissons une parenté qui reflète sur le plan terrestre la parenté réelle qui n'a jamais cessé d'exister entre l'homme et le Grand-Esprit. Comme nous aimons Wakan Tanka en premier lieu, et plus que toute autre chose, nous devons aimer aussi nos prochains et resserrer les liens qui peuvent nous unir, même s'ils appartiennent à d'autres tribus. En accomplissant ce rite , et en y assistant, nous réalisons la volonté du Grand-Esprit, car ceci est l'un des 7 rites que la Femme-Bison-Blanc nous a promis à l'origine.

D'autres tribus prétendent que ce rite a pris naissance chez eux, mais il n'en est pas ainsi, car ce fut le Lakota (sioux ) Mato-Hokshila - Jeune Ours - un très saint homme, qui reçut ce rite, dans une vision, du Grand-Esprit.

Vous devez savoir que la plante sacrée, le maïs, ne vient pas du pays des Sioux; mais jeune-Ours HERBE AROMATIQUE

vit le maïs dans une vision, et plus tard,lorsqu'il était en voyage, il trouva un petit champ de maïs, exactement semblable à celui qu'il vait vu dans sa vision; et il rapporta ce maïs à son peuple , sans savoir qu'il était la propiété de la tribu des Arikaras avec laquelle les Sioux étaient en guerre depuis longtemps. Or le maïs était aussi sacré pour les Arikaras que l'est le Calumet pour notre peuple; aussi, peu aprés que leur maïs eut disparu, les Arikaras envoyérent des messagers au camp des Sioux, avec beaucoup de présents et beaucoup de leur tabac tressé que nous apprécions énormément, et ils demandérent qu'on leur rende leur maïs.

Les Sioux acceptérent l'offre de paix et Jeune-Ours, qui comprit maintenant le sens de sa vision, l'expliqua à son peuple et dit que par le rite qui en résulte les Sioux devaient établir une parenté perpétuelle avec les Arikaras, une paix qui durerait jusqu'à la fin des temps et qui serait un exemple pour les autres tribus.

Tout le monde accepta avec joie, et les Sioux conférérent à Jeune-Ours l'autorité et le pouvoir de faire la paix à l'aide du rite hunkapi , l'apparrentage. Jeune-Ours expliqua alors que toutes les fois que ce rite serait accompli, celui qui désire s'apparenter avec quelqu'un est considéré comme un Arikara, et que c'est lui qui doit chanter sur l'autre. Jeune-Ours dit ensuite aux Arikaras de dresser une tente rituelle et de choisir l'un de leurs hommes qui devait représenter toute leur tribu ; c'est lui qui devrait chanter sur Jeune-Ours qui, lui, représentait la tribu des Sioux....

 

PIPE SACREEJeune-Ours enseigna alors aux Arikaras comment l'offrande destinée aux Sioux devait être faite, et leur énuméra tout ce qui était nécessaire pour le rite, à savoir : une Pipe; du tabac; 4 tiges de maïs avec les épis; une tige de maïs sans épi ; un crâne de bison; 3 bâtons pour faire un chevalet; de la viande séchée de bison; de la couleur rouge et blzeue foncée des duvets d'aigle; un couteau; de l'herbe aromatique et une vssie séchée de bison. Quand toutes ces choses eurent été rassemblées, Jeune-Ours prit un couteau et gratta le sol afin de le rendre pur. Sur cet emplacement consacré, on plaça 4 charbons ardents, et Jeune-Ours y fit consumer un peu d'herbe aromatique...

 

Le rituel alors commençait...

 

Par ces rites , une triple paix a été établie. La premiére paix est la plus importante : c'est celle qui surgit dans les âmes des hommes quand ils réalisent leur parnté, leur unité, avec l'Univers et tous ses Pouvoirs, et quand ils réalisent qu'au centre de l'Univers habite le Grand-Esprit et qu'en réalité ce centre est partout : il est dans chacun de nous. Ceci est la paix réelle; les autres paix n'en sont que des reflets. La seconde paix est celle qui est établie entre deux individus; la troisiéme est celle qui est faite entre nations .

Mais vous devez comprendre qu'il ne peut jamais y avoir de paix entre des nations avant qu'on sache que la vraie paix, est dans les âmes des hommes.

 

Héhaka Sapa : Les rites secrets des indiens sioux.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:41

NATURE FLEURLe rapport que les Indiens entretenaient avec la nature était total, c'est-à-dire qu'il impliquait chacun des sens de l'homme, sur le plan tant physique que spirituel. Ils entendaient la respiration de la nature, écoutaient les bruits de la vie, voyaient l'énergie présente en toutes choses, respiraient le flux vital que la nature offre et reçoit, comme une forme de conscience subtile, une connaissance presque physique de l'énergie qui envahit chaque chose.

Audrey Shenandoah a écrit : " Dans ma langue, il n'existe pas de mot spécifique pour désigner le concept de " nature". En anglais, ce terme est synonyme de "milieu" , "cadre", quelque chose d'étranger à la vie humaine. Il s'agit donc d'une signification restrictive qui ne revêt aucun sens pour nous, les Indiens ."

Comme le souligne Bruchac Joseph, la "pensée écologique" définie par la mentalité moderne PENSEE ECOLOconstituait chez les Anciens un simple mode de vie nécessaire . Il suffit de rappeler qu'encore aujourd'hui, les Abenakis ont l'habitude de préserver la nature : ils évitent de chasser l'animal le plus fort ou une femelle avec ses petits, et de tuer des bêtes ou même d'arracher des plantes en voie d'extinction. Comme le répétent souvent les Indiens les plus âgés, il ne faut pas penser uniquement à soi, mais aux sept générations futures. Cet équilibre à la fois social et écologique ne découle pas d'une régle divine, mais illustre le résultat d'expériences transmises depuis l'Antiquité.

En lisant et en écoutant les chants des Indiens d'Amérique, on découvre plus de mille interprétations du sens physique et spirituel de leur rapport avec la nature, un rapport qui procurait force, énergie et vitalité. Il s'agissait d'une relation de réciprocité, qui touchait tous les sens. la vue, par exemple, se situe au coeur de ce chant des Pueblos hopis, qui célébre un champ au printemps :

 

Le blé jeune et tendre

comme des jeunes filles

et les taches de haricots en fleur

dans les champs couverts de boutons

et l'eau scintillante

aprés la pluie

et les nuages qui jouent à cache-cache là-haut.

 

Regarde !

Au milieu des pousses de fleurs lumineuses

des papillons jaunes se poursuivent par jeu

des papillons bleus se poursuivent

au milieu des haricots en bouton.

 

PRINTEMPS 21 mars au 20 juin

 

 

Dans ce chant, toutes les couleurs de la nature au printemps explosent sous le regard et resplendissent de lumiére. Chacun des détails du chant contribue à décrire la splendeur du spectacle : l'eau scintillante aprés la pluie, dans laquelle les couleurs se reflètent, le vert des haricots, qui compose un tableau éclatant avec le bleu et le jaune des papillons. Le regard se nourrit de ces couleurs et de cette lumiére.

Dans ce chant cérémoniel des Navajos, en revanche, c'est l'ouïe qui se nourrit de la nature:

 

 

 

Voix d'en haut

voix de tonnerre

depuis l'obscurité des nuages

parle-moi !

 

Voix d'en bas

voix de la sauterelle

depuis la verdure des plantes

parle-moi !

 

Ainsi, puisse la terre

être belle.

 

Les Indiens entretiennent avec la nature un rapport vraiment stupéfiant: la nature et toutes les RELATION AMIMAUX AMERINDIENcréatures qui l'habitent sont considérées comme des frères de sang, issus d'un seul et même Grand Esprit. La relation est totale : elle seule permet à l'homme de se retrouver lui-même et de retrouver le sens de son existence. Elle s'avére très différente du rapport que notre société et notre tradition nous ont appris à établir avec la nature , que l'on envisage comme " un cadre" et un instrument sur lequel nous détenons tous les droits.

 

 

Voilà pourquoi l'Indien Willie Thompson Tehorwirate déclare :

 

 

 

" Les Blancs croient que la lune n'est que la lune : nous, nous disons qu'elle est notre grand-mère. Les Blancs pensent que le tonnerre n'est que le tonnerre : nous, nous l'appelons grand-père. Le soleil est pour eux une grosse boule de feu : nous , nous savons qu'il est notre frère. "

 

(...)

extrait: les secrets des  Indiens d'Amérique


MITAKUYE OYASIN people.tribe 

 

 MITAKUYE OYASIN

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 13:59

COEUR TERRETout en comprenant en réalité une multitude de tribus différentes les unes des autres, les Indiens d'Amérique avaient certains éléments culturels et religieux en commun. L'un d'eux était le rapport avec la Terre. Tous les Amérindiens possédaient une affinité spécifique avec la nature et le milieu dans lequel ils vivaient : ils tiraient de la terre l'énergie spirituelle et la force vitale, ils célébraient dans la terre l'origine de leur propre existence, une existence , comme la terre, essentiellement spirituelle. Car pour reprendre la merveilleuse phrase d'Arthur Versluis, la nature est " la scéne sur lquelle se rencontrent le règne des esprits et le monde des hommes.".

 

khepaha-sapaLorsque les colonisateurs arrivérent sur le sol d'Amérique, ils ne réalisérent pas combien le lien qui unissait les indigénes à leur terre était profond. le manque d'organisation des tribus et la faible densité de population les incitérent à croire que le territoire était en grande partie inhabité. Au contraire, la subsistance des tribus reposait sur une technique d'occupation extensive de l'ensemble du territoire, de sorte qu'il n'y avait en réalité que très peu de régions inhabitées. Certaines tribus vivaient même dans le Grand Bassin, malgré les difficiles conditions climatiques et environnementales. Pour les Indiens, l'équilibre écologique et la conservation des ressources naturelles constituaient la garantie de leur survie: le territoire, la terre n'avaient pour eux aucune valeur économique en soi.

Les Indiens considéraient la terre comme un être vivant, un organisme palpitant avec la même intensité que le corps animal et humain, comme une mère dont toutes les créatures se nourissent pour vivre. Ils entretenaient une relation harmonieuse et, dans un certain sens, amoureuse avec la nature.

Pour les Amérindiens la terre, foyer de leurs ancêtres, représente le fondement même de leur COEUR TERREidentité et de leur sécurité collective. La spiritualité et la religion indiennes sont profondément enracinées dans la terre.

 

" Le sol sur lequel nous vivons est sacré. Il est la poussiére et le sang de nos ancêtres. Encore quelques étés et autant d'hivers, et nous non plus nous ne serons plus là, nos corps seront étendus dans ce pré et ne feront plus qu'un avec la terre. Comme dans une vision, je vois la faible flamme du feu de notre conseil, la cendre grise et froide. Je ne vois plus la fumée monter de nos tentes. Je n'entends plus nos femmes chanter en préparant à manger. Les antilopes sont loin, les bisons ont disparu de la Prairie. Seule la plainte du coyote continue de rententir. Le Blanc a une médecine plus forte que la nôtre, son bruyant cheval de fer galope sur le sentier des bisons. Il nous parle par le biais de son esprit chuchoteur, le téléphone. Nous sommes comme des oiseaux aux ailes brisées ".

Nombreux Coups, chef des Creeks

 

PAINTED DESERT de Micky

 

TERRE, MERE et SOEUR

 

TERRE MEREComme une mère, la terre offrait son corps pour que les êtres vivants en tirent leur nourriture, et elle satisfaisait tous les besoins de ses enfants par l'abondance de ses ressources. Quand l'un de ses enfants mourait, son corps retournait dans le sein de la terre, le même qui l'avait engendré. Toutes les créatures vivantes qui marchent, courent, nagent, rampent ou volent sont donc les filles de la terre. Il en va de même pour les arbres et les plantes, les pierres et les rochers, qui possédent une vie et une conscience différentes, mais tout aussi réelles que celles des animaux et des hommes. Chacun de ces êtres vivants participe avec les hommes à la vie sur la terre. Les Indiens s'adressaient aux animaux, aux plantes et aux rochers comme à leurs frères, car ils étaient nés de la même terre mère et avaient tous été conçus par le Grand Esprit, source créatrice de tout ce qui existe. C'est la raison pour laquelle un proverbe indien dit " Dieu dort dans la pierre ".

 

" Les Ancêtres étaient littéralement amoureux de la terre, ils s'asseyaient et se couchaient sur le sol en éprouvant la sensation d'être proches d'une source de puissance créatrice. Toucher la terre faisait du bien à la peau, et les Ancêtres aimaient retirer leurs mocassins et marcher pieds nus sur la Terre sacrée."

Luther Ours Debout , auteur de " La Terre de l'Aigle Tacheté"

NATURE FLEUR

 

Un chef Pieds-Noirs déclara à un représentant du gouvernement qui essayait de le convaincre de vendre ses terres :

" Notre terre est plus précieuse que votre argent. Elle sera toujours là. Le feu ne pourra jamais la détruire. Tant que le soleil brillera et que l'eau coulera, cette terre continuera d'exister et de prodiguer la vie aux hommes, et aux animaux. Nous ne pouvons pas vendre la vie des hommes et des animaux, si bien que nous ne pouvons pas lnon plus vendre cette terre. Le Grand Esprit n'a créée pour nous, et nous ne pouvons pas la vendre car elle ne nous appartient pas. Vous pouvez compter vos sous et les brûler, vous ne mettrez pour cela pas plus de temps qu'il n'en faut au cerf pour lever et baisser la tête: seul le Grand Esprit peut compter les grains de sable et les brins d'herbe de cette terre. Nous vous offrirons tout ce que nous possédons, tout ce que vous pourrez emporter, mais notre terre , jamais."


ORAGE SUR LES PLAINES

 

La terre était donc traitée comme un espace sacré, comme un lieu vivant et spirituel : l'existence elle-même était sacré.

Anaquoness écrit à propos de la forêt et de la nature:

" Pour nous, les bois, les collines lointaines, la lumiére du Nord, le coucher du soleil sont vivants, nous vivons avec eux et, comme aucun homme blanc n'est capable de le faire, nous vivons dans leur esprit. Les grands lacs sur lesquels nous ramons, les petits lacs solitaires où nous installons nos piéges pour les castors, entourés d'un cercle de hauts pins noirs, un arbre à côté de l'autre, toujours orientés au Nord comme s'ils attendaient quelque chose qui ne vient jamais, comme nous autres Indiens : pour nous, tout cela est vivant et vrai, et quand nous sommes seuls, nous parlons avec l'eau et avec les arbres , de sorte que nous ne sommes pas seuls, nous ne pensons jamais qu'aux anciens, aux lointains jours passés et aux ancêtres de notre Peuple. Ainsi, nous vivons dans le passé, et le reste du monde nous dépasse. Malgré leurs interventions modernes, les Blancs ne parviennent pas à vivre comme nous, et, quand ils essayent, ils meurent car ils ne comprennent pas ce que dit le soleil lorsqu'il se couche, ils n'entendent pas les voix des ancêtres dans le vent. Le loup est sauvage, mais il est notre frère, il vit la sagesse antique; l'homme blanc est parfois exactement comme un chiot et il meurt quand le vent souffle contre lui, car il voit seulement des arbres, des rochers et de l'eau, seulement la face extérieure du livre : et il ne sait pas le lire" .


OCEAN SOLEIL

 

Le sentiment de fraternité avec toutes les créatures de la terre ( ainsi que du ciel et de l'eau) représentait pour les Amérindiens un principe réel, dont dérivaient des conséquences concrétes : quand le coeur de l'homme se sépare de la nature, il devient cruel. les Indiens savaient que le manque de respect à l'égard des choses qui croissent et qui vivent conduirait très vite à manquer de respect aussi aux êtres humains, et cette connaissance avait force de loi.

 

(...)

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:12

Tu peux m'appeler Grand-mère car je suis la Femme Araignée

la mère consolatrice et protectrice de toute chose.

Kiowa


Il n'y avait pas de lumiére. C'était l'obscurité.

On se cognait tous les uns contre les autres dans le noir, et OBSCURITEtout le monde se plaignait : " il nous faudrait de la lumière. Nous ne pouvons pas vivre sans lumière. Oui, nous avons vraiment besoin de lumière. "

Finalement, on se réunit pour arriver à une décision. On se réunit tant bien que mal dans l'obscurité. Le pivert au panache rouge dit: "J'ai entendu dire que de l'autre côté du monde vivent des  peuples qui possèdent la lumière. " Tout le monde approuva. " Peut-être que si nous y allions, ils nous donneront de la lumière " , ajouta le pivert.

" S'ils gardent toute la lumière du monde pour eux, dit le renard, ces gens-là doivent être avares. Ils ne nous donneront rien du tout. Il vaut mieux leur voler la lumière."

" Qui se chargera de ça? " s'écria -t-on de toute part. Et les délibérations commencérent pour savoir qui était le plus habile, le plus fort, qui courait le plus vite ,qui était le plus qualifié pour dérober la lumière. 

 

L'opossum affirma que dans sa queue touffue , il pourrait cacher la lumière. Il se mit en route . Il atteignit la lumière. Mais le soleil lui brûla les yeux et, aujourd'hui encore, l'opossum ne sort plus que la nuit. Il mit un fragment de soleil dans sa queue. Et prit la route du retour. Mais sa queue prit feu, et il revint les mains vides. De nos jours, la queue de l'opossum est toujours démunies de poils.coyote--the-trickster-j-w-baker

Puis le busard essaya. Il s'empara de la lumière qu'il transporta dans son bec. Mais il se brûla et perdit les plumes de sa tête. C'est pour cela que le busard est toujours chauve.

" Qu'allons-nous faire? Qu'allons-nous faire? " criait-on de toute part. " Nos frères ont fait de leur mieux, ils ont fait tout ce qu'un homme peut faire, mais ils ont échoué. Qu'allons-nous faire pour obtenir la lumière? "

 

On entendit alors dans le noir une petite voix: " Ils ont fait de leur mieux, ils ont fait tout ce qu'un homme peut faire... Mais peut-être une femme réussira-t-elle , là où un homme a échoué. "

"Qui es-tu ? Qui es-tu ? Quelle est cette petite voix cachée dans l'herbe? "

" Je suis votre Grand-Mère l'Araignée " , répondit la voix. " Peut-être est-ce mon destin de vous apporter la lumière. Qui sait, Je vais essayer. Et si j'échoue, ce ne sera pas trop grave, car vous ne perdrez pas un guerrier de valeur. "

iktomi-captures-the-moon-shirleyanne-ratajczak

 

Grand-Mère Araignée se mit dans le noir en quête d'argile. Elle pétrit l'argile dans ses mains et façonna un petit pot. Puis elle prit la route de l'Est, laissant traîner un fil derrière elle, afin de retrouver son chemin. Elle arriva au pays des possesseurs de la lumière. Elle était si petite , si frêle et si silencieuse, que nul ne la remarqua. Elle atteignit le soleil, et, délicatement, doucement, s'empara d'un morceau de lumière , qu'elle enferma dans son pot. Elle s'en revint en suivant le fil qu'elle avait tissé.

 

 

 

 

Vous remarquerez que la toile d'araignée a la forme d'un disque solaire, qu'elle rayonne à partir d'un centre, et que l'araignée tisse sa toile le matin, très tôt, bien avant le lever du soleil.

" Nous te remercions Grand-Mère Araignée. Nous n'oublierons jamais ce que tu as fait , et te rendrons toujours hommage. "

 


 

Depuis ce jour-là, la poterie est un art réservé aux femmes. Les pots doivent sécher lentement, à l'ombre, avant d'être exposés à la chaleur du four brûlant. De la même manière que le pot de Grand-Mère Araignée, sécha d'abord lentement entre ses mains, dans l'obscurité, avant qu'elle n'atteigne le pays brûlant de la lumière. ( Cherokee)

POTERIE HOPI


 

Le personnage de Grand-Mère Araignée est presque universel en Amérique du Nord.

Son rôle, sa AMERINDIENNE et panier fourrurefonction, son caractére varient d'un mythe à l'autre. Parfois, idéalment féminine, active, chaste, modeste, ingénieuse, aimante, parfois perverse, licencieuse, rusée... D'un âge canonique, il lui arrive de se transformer en une jeune fille désirable. Elle vit seule ou entourée de ses petits-enfants. Elle conduit la destinée des hommes. Sa gentillesse, sa sagesse sont à l'origine de nombreuses découvertes humaines. Mais elle est impitoyable avec ceux dont les pensées ou les actions lui déplaisent.

 

Grand-Mère Araignée dispose fréquemment de deux petits-fils, souvent jumeaux. Ils portent le nom de Jumeaux de la Guerre. Ils personnalisent essentiellement la dualité de l'univers, bien que ce dernier concept ne soit jamais clairement défini. Un des frères apporte le bien, l'autre est toujours synonyme de destruction. Pour les Hopis, l'un est au Nord et l'autre est au Sud, et à eux deux ils maintiennent l'axe du monde. Les jumeuax sont des êtres d'action. Ils poursuivent les ennemis de l'humanité, sont toujours, tel le héros médièval, à la recherche de quelque haut fait à accomplir. On leur accorde parfois des moeurs homosexuelles, signifiant par là leur nature androgyne. On peut leur trouver un vague équivalent dans l'Hermès des Grecs. Les esprits jumeaux ne sont pas toujours affiliés à Grand-Mère Araignée, mais parfois simplement à une quelconque divinité femelle. Ils prennent alors les traits, l'un du héros civilisateur et l'autre du Trickster.


coyote--the-trickster-j-w-baker

 

Les hommes des premiers jours ne possédaient presque rien. Ils erraient sur terre faibles et désarmés. Le héros civilisateur leur donna de la force, il leur apprit à conclure des pactes avec des Esprits puissants, à obtenir des visions, il révéla à l'homme le moyen d'obtenir des pouvoirs technologiques et magiques.

 

 

 

Le héros civilisateur n'a pas d'origine particulière.

Le mythe précise rarement son ascendance .

Il cite simplement quelquefois l'union d'un animal et d'un être humain. Bien que naturellement bien intentionné, il possède tous les défauts humains, colère, rancoeur, etc... ; héros apollinien, il est une sorte de pacificateur , de coordonnateur, de trait d'union entre les hommes et la Nature , de bienfaiteur de l'humanité. (...)

 


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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 14:20

LES 5 MONDES peinture sable navajoL'une des versions du récit de l'origine des Navajos relate une longue migration à travers quatre mondes souterrains.

 

Le Peuple des Insectes habitait une île au centre du premier monde, et il était luxurieux. Pour le punir, les quatre points cardinaux envoyérent un raz-de-marée, et les Insectes durent s'envoler vers un deuxiéme monde, celui du Peuple des Hirondelles. Au bout de 24 jours, l'un des leurs ayant séduit l'épouse du chef de leurs hôtes, les Insectes durent fuir à nouveau, vers un troisiéme monde d'où ils furent chassés une fois encore, et pour les mêmes raisons.

 

Dans le quatriéme monde, les Insectes rencontrèrent les Kisanis ( peut-être les Anasazis) et divers esprits. Ceux-ci créèrent Premier Homme et Première Femme, et les enfants de ces derniers épousérent des Kisanis et des Insectes humanisés, engendrant le Peuple sacré.

Une dispute entre hommes et femmes provoquant un nouveau raz-de-marée, ceux du Peuple Sacré furent contraints à l'exode , et gagnérent la surface de la Terre ( le cinquiéme monde) où ils devinrent les ancêtres des Navajos.

 

Cette peinture de sable navajo, utilisée lors des rituels de guérison, regroupe plusieurs des

" Créateurs " dont Premier Homme, Première Femme et Coyote.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:01

Le Rat Musqué , pêcheur de terre

 

 

Dans divers récits , c'est le Rat Musqué qui a été la vedette. Deux versions qui montrent bien la fluidité de la tradition orale...La version des Indiens Castors a été recueillie en 1968 auprés de Peter Chepesia de la réserve de Prophet River (Columbie-Britannique, Canada) .

woman-10<< Dieu demanda à Castor de plonger ,mais Castor échoua, alors Dieu fit la même demande à Rat Musqué : Rat Musqué plongea et resta sous l'eau longtemps. C'était vraiment profond ,vous savez. Je ne pense pas qu'il soit descendu jusqu'au fond du premier coup . Lorsqu'il finit par remonter ,il avait un peu de boue sur sa patte. Il sortit de l'eau et donna cette boue à Dieu...

Aujourd'hui encore, on dit que Rat Musqué a fait ce monde pour nous et que ça s'est passé comme ça.>>

 

Selon une version iroquoïenne , il n'y avait pas de terre ferme à l'origine, seulement de la mer. Les gens habitaient un pays dans le ciel où poussait un grand arbre sacré. La femme du chef rêva que l'arbre avait été déraciné. Le lendemain, son mari souleva l'arbre,pour se rendre compte ,creusant un trou par lequel la femme tomba dans le monde d'en dessous. Deux cygnes l'attrapèrent au vol, mais il n'y avait nulle part où la déposer. Différents animaux plongérent à tour de rôle pour aller chercher de la terre au fond de la mer, mais tous échouérent. Rat Musqué essaya lui aussi ,et lorsqu'il revint à la surface ,il tenait dans sa patte un peu de boue. Tortue prit cette boue sur son dos et celle-ci s'étala jusqu'à former un continent sur lequel les cygnes déposérent délicatement la "femme tombée du ciel".

( tableau de l'artiste sénéca  Ernest Smith , représentant l'histoire de la femme tombée du ciel.)

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 14:07

TERRE ROUGEDans tous ces récits, les êtres surnaturels apparaissent sous la forme d'hommes, de femmes ou d'animaux, et dans des décors semblables au cadre de vie de la tribu concernée. Les événements décrits s'inspirent de la vie quotidienne de ceux qui les décrivent : relations sexuelles, disputes, séparations, épreuves de force,longs et pénibles voyages,etc...

Les récits se transmettent oralement, et les conteurs les recréent, les réactualisent à chaque narration. Au cours des cinq derniers siécles, le christianisme et les mouvements religieux panindiens n'ont cessé d'exercer sur eux une forte influence.

Pour certaines tribus, le monde a été créé à partir de rien. Selon les Apaches, Vent Noir fit la terre, Vent Jaune lui apporta la lumiére, et une foule d'autres esprits façonnérent le paysage et créèrent tout ce qui l'habite. D'autres tribus croient que le monde a toujours existé, mais qu'il a commencé par être une vaste plaine unie qui connaissait une nuit éternelle, jusqu'à l'intervention du Grand Esprit.

Pour les Shatsas (Californie) , Chareya (Le Vieil Homme d'En-Haut) qui vivait au ciel, creusa un trouMagie de la photo par lequel il fit passer suffisamment de neige et de glace pour former un immense tas qui lui permit de descendre sur terre. Les rayons du soleil passèrent également par le trou et firent fondre cette énorme quantité de neige et de galce; créant les lacs, les riviéres et la mer. Chareya planta des arbres , et avec leurs feuilles fit les oiseaux.

La sexualité joue parfois un rôle dans ces histoires des origines. Selon une version Inuk, deux hommes réchappérent au Déluge et vécurent comme époux et épouse. Lorsque l'homme-épouse se trouva "enceint" , il se transforma en femme, son pénis se fendit en deux et il dona naissance au premier enfant.

De nombreux Indiens et Inuit considérent la Terre comme un être vivant qu'ils appelllent Notre Mère la Terre. Les Salishs de l'Intérieur (sud de la Colombie-Britannique, Canada) racontent que le Grand Esprit, "LeVieux" , créa la Terre à l'image d'une femme. Celle-ci est étendue sur le dos et les humains vivent sur elle. Les plantes sont ses poils et ses chevaux; le sol sa chair; les rochers ses os et le vent son souffle; quand elle a froid ,c'est l'hiver, quand elle a chaud, c'est l'été. Lorsqu'elle bouge , elle provoque un tremblement de terre.

CARLOS ALBERTO lune en montagneIndiens et Inuits ont toujours observé le paysage et les animaux pour en tirer des indications sur la façon dont les choses se sont passées au commencement des temps, et les animaux jouent souvent un rôle dans le processus de Création ; ainsi, de nombreux récits mettent en scéne un animal qui plonge au fond des eaux en quête de terre. L'épisode de "l'animal pêcheur de terre" se retrouve, sous diverses formes, dans le monde entier.

Selon les nombreuses versions nord-américaines, la Terre était à l'origine entiérement recouverte par les eaux. Un esprit demanda successivement à plusieurs animaux de descendre au fond de la mer poir en ramener de la boue. L'un deux finit par réussir et la terre ferme fut formée de cette boue qu'il remonta à la surface. Le héros de ces récits, l'animal pêcheur de terre, est généralement petit et sans prétention.

Pour les Cheyennes, c'est le foulque, un oiseau échassier; pour les Chickasaws, l'écrevisse; pour les Cherokees, un insecte aquatique appelé en français gyrin ou "tourniquet".

Ce théme des animaux pourvoyeurs de la poignée de boue qui rend possible l'acte créateur, appartient principalement à l'histoire sacrée des populations des chasseurs-cueilleurs . Cependant, certains agriculteurs , comme les Iroquoïens, le reprennent aussi, ce qui prouve que leur passage à un mode de vie basé sur l'agriculture est relativement récente.

Dans les récits que les tribus d'agriculteurs , telles que les Pueblos, font habituellement de la Beautiful pictures 11création, les premiers hommes , leurs ancêtres , sortent de terre comme des plantes, et la lutte pour l'existence prend pour eux la forme d'une migration à partir d'un monde souterrain.

L'histoire de l'origine des Caddos conte comment Lune , le premeir homme, créa des milliers d'Indiens qui habitaient un seul et unique village dans un monde souterrain et obscur, et comment, avec l'aide d'un "décepteur" nommé Coyote, il les fit passer par un trou dans le monde qu'ils habitent aujourd'hui.

Un grand nombre d'entre eux s'égarérent en chemin: ce sont les ancêtres des autres nations indiennes. Ceux qui restèrent avec Lune et Coyote s'établirent en un lieu appelé Les-Grands-Arbres-au-Sommet-de-la-Colline où, sous la conduite de leurs guides, ils fondérent la nation caddo.

A l'origine, tous les Indiens du grand village souterrain parlaient la langue des Caddos, mais une fois séparés, ils se mirent à parler des langues différentes.

Les paysages familiers à chaque tribu conservent la mémoire de ces événements. Par exemple, l'univers des Pueblos Tewas est délémité par quatre montagnes et quatre collines sacrées au centre desquelles se trouve le trou par lequel ce peuple a émergé du monde souterrain.

Chez les Pueblos Keres, un trou creusé dans une pierre ou un bloc de bois de peuplier enchâssé dans le sol de la kiva symbolise cet orifice d'émergence...

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:38


BIJOUX ARGENT TURQUOISE
( bijoux argent et turquoise navajo)


La turquoise amérindienne


La pierre qui soigne

La turquoise a toujours été considérée comme une pierre de vie et de bonne fortune qui avait même des propriétés curatives. La turquoise était employée comme un médicament par les indiens: on pensait qu'elle soignait les désordres gastriques, les hémorragies internes, les piqûres de serpents et de scorpions. En plaçant les pierres (directement ou en baume) sur les paupières on pouvait prévenir la cécité. En talisman, elle protégeait des blessures par accident et de la folie.

Composition et formation
La turquoise est une pierre opaque qui fait partie de la classe des phosphates. Elle est composée de fer, de cuivre, d'aluminium, de phosphore, d'hydrogène et d'oxygène. On y retrouve également du calcium, du magnésium, du manganèse, du silicium et du zinc. La turquoise se forme s'il y a combinaison d' une source de cuivre, de phosphore, d'aluminium et présence d'eau. On la retrouve beaucoup dans des environnement semi-arides, ou arides comme les déserts. Pendant des milliers d'années c'est la turquoise d'un bleu intense qu'on trouvait en Perse qui était synonyme de haute qualité.

Au début du XXème siècle les mineurs du sud-ouest américain découvrirent des gisements significatifs aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la majorité des plus belles pierres viennent des Etats-Unis. Certaines pierres peuvent atteindre 2,200 dollars par kilogramme. La dureté de la turquoise varie de 5 à 6 sur l'échelle de Mohs (utilisée pour mesurer la dureté des minéraux, cette échelle varie de 1 à 10).
La couleur de la turquoise peut varier d'un bleu profond à un vert profond. Plus il y a de cuivre, plus la pierre est bleue, plus il y a de fer, plus la pierre est verte. La couleur de la pierre peut changer si l'humidité est plus élevée, elle tendra alors vers le vert. Une série d'essais chimiques ont été conduits dans différentes mines autour du globe. Il y avait 10 échantillons américains dont la moyenne révèle la constitution suivante: cuivre 4 à 9%, phosphore 27 à 34%, aluminium 29 à 44%, fer 1.2 à 4.4% et l'eau qui est l'élément clé s'élevait en moyenne à 18%. Une autre particularité de la turquoise c'est qu'elle peut absorber un autre minerai comme l'oxyde de fer qui va se rependre dans les craquelures et tracer comme une sorte de toile d'araignée dans la pierre. Ce genre de pierre est très recherchée aux Etats-Unis, et les fils de couleur peuvent varier du rouge au noir.


BOUCLE-ceinture-zuni-02
( boucle de ceinture "Kokopelli" )

La turquoise et les indiens

Les endroits oú l'on trouvait de la turquoise étaient bien connus des indiens (bien avant l'arrivée des mineurs), d'ailleurs un commerce s'était développé avec les tribus de la côte pacifique qui échangeait des coquillages contre des turquoises. Cette belle pierre est restée la pierre des indiens du sud et elle est maintenant travaillée par des artistes qui les transforment en bijoux magnifiques. La pierre était aussi employée dans la religion, l'art, le commerce et les négociations de traités.

source : http://fr.wikipedia.org






 NAVAJO GIRLS BIJOUXNAVAJO GIRL TURQUOISE UN PAN DE CIEL ENTRE VOS MAINS



La meilleure qualité de turquoises est d’un bleu ciel, pur.
Une telle couleur a de la valeur avec ou sans les veinules en toile d’araignée. La qualité décroît, quand augmente la composante de couleur verte. De même, elle baisse quand s’accroissent la quantité de taches et les irrégularités dans les fils d’araignée.

La turquoise doit être gardée à l’abri des produits cosmétiques, de la chaleur trop intense et de la lumière trop forte. Voici une pierre qui n’apprécie guère le bain de soleil. Il est bon de la nettoyer de temps à autre avec un chiffon doux, après qu’on l‘ait portée.
La couleur de la turquoise vous procurera une sensation de bonheur et de relaxation car elle réunit le bleu du ciel et le vert tonique des flots marins.
Elle est tellement spécifique, que le langage courant a pris le nom même de la pierre pour décrire sa couleur : Turquoise.

(nuggets de turquoise) NUGGETS

Ainsi est-ce un morceau de ciel, que vous aurez en mains, si vous optez pour une turquoise
.



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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:45

AU SUCRE D ERABLE

 ( clic sur l'étal pour un pps gourmand ! )

 

  Histoire du sirop d'érable :

  Amérindiens :Lorsque le retour des corneilles migratrices se faisait entendre, les Amérindiens quittaient leurs villages et allaient camper dans les érablières. La récolte de la sève d’érable était la tâche des femmes alors que les hommes partaient chasser.
Suivant les années, au mois de mars ou avril les femmes entaillaient les érables alors que les arbres ont encore les pieds chaussés de neige. L’entaille se faisait en biais à la hache (tomahawk) à 1 ou 2 mètres du sol. Ensuite, sous l’entaille était inséré un copeau de bois qui acheminait la sève dans un récipient d’écorce de bouleau accroché au dessous ou posé au pied de l’arbre.
La sève était ensuite bouillie dans des chaudrons ou des troncs d’arbres creux. Pour cela les Amérindiens jetaient des pierres chaudes rougies par le feu. Une première évaporation avait lieu et le temps faisait son œuvre. La sève se transformait en sirop, noir et épais,  puis en tire puis en sucre. Ce sirop d’érable leur servait à assaisonner leur nourriture pendant toute l’année.
De plus, les Amérindiens employaient le sirop comme un médicament notamment pour les bronches lors des chauds-froids du printemps.( et légendes...)


Doù vient le sirop d'érable?

L’érable à sucre pousse seulement dans la partie septentrionale du continent nord américain. Son bois est très dur, son écorce grise et rugueuse. Il vit environ 250 ans.
La sève d’érable est mince, à peine sucrée et aussi transparente que de l’eau. Son goût distinctif ne vient qu’après avoir fait bouillir la sève.
Il semble qu’à l’automne, les arbres produisent leur propre provision d’amidon qui agit comme un antigel en hiver sur les racines. Lorsque la fonte des neiges est là, l’eau pénètre dans les racines et « l’eau sucrée » commence à circuler dans l’arbre.
Quand la sève circule dans les vaisseaux de l’arbre, c’est le moment d’entailler.
La sève circule en abondance et coule dès les premiers dégels jusqu'à ce que les bourgeons se changent en feuilles.

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_- 

 

 

Une recette facile : LE PAIN DORE

Ingrédients:
6 à 8 tranches de pain
3 œufs
100 ml de sirop d’érable pur
225 ml de lait
50 ml de crème légère
Sel
Muscade

Préparation:

Battre les œufs jusqu’à ce qu’ils soient légers et ajouter le sirop d’érable pur, la crème, le lait, le sel et la muscade.
Tremper les tranches de pain dans ce mélange et frire des deux côtés dans du beurre. Régalez-vous !

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 19:07

Le Cercle des Anciens de Patrick Van Eersel et Alain Grosrey

- des hommes -medecine du monde entier autour du dalaï lama -

 

(...) Les délégations débarquent les uns aprés les autres; nous découvrons les premiéres dès le petit déjeuner du 24 avril...

 

Voici la forte délégation des Amérindiens ...pardon, des " enfants -de- la- nature" d'Amérique . A vrai dire, pour être " sémantiquement correct" jusqu'au bout, il faurait parler des << hommes-de-connaissance, héritiers des traditions de ce continent parfois appelé " l'île de la Tortue" et que les envahisseurs européens décidérent d'appeler "Amérique", aprés l'avoir d'abord confndu avec l'Inde >> ... Mais, bon, acceptons les compromis. L'essentiel est de ne pas écraser la PERCHES AU CLAIR DE LUNEdiversité  des cultures et des expériences sous un seul et même laminage terminologique.

 

Donc, les Américains sont une vingtaine et ils rient volontiers. Ils ont visiblement l'habitude des symposiums et des colloques. Ce n'est pas comme les Africains du Kenya que tout le monde regarde avec commisération. A peine visibles sous des montagnes d'anoraks, ils semblent figés de peur et de froid. Ceux-là sont les représentants de la tradition rendillé, des pasteurs nomades des hauts plateaux kenyans, cousins des Masaïs. Le chef de leur délégation, Monté Wambilé, détenteur du bâton sacré que jamais il ne quitte - car celui-ci relie la Terre au Ciel - , n'avait pas une seule fois, depuis sa naissance, quitté ses territoires de transhumance. Il ne connaissait même pas Nairobi, la capitale. En un mois, il a franchi des siécles et découvert coup sur coup , dans un monstrueux télescopage spatio-temporel : la vie urbaine moderne, l'avion, Paris, l'autoroute, les Alpes, et maintenant le froid... On entend des anglophones murmurer : " Cultural choc ". Et l'on se demande si le malheureux va pouvoir s'en tirer,s'adapter, en si peu de temps.

 

VILLAGE MASAÏSEh ! Comment distinguer la sollicitude vraie de l'inacceptable paternalisme , faire la différence entre la compassion et la commisération ? Que le lecteur se rassure : dès le surlendemain, alors que certains d'entre nous en sont encore à s'apitoyer sur son sort, Monté Wambilé  ouvrira soudain en grande pompe les rituels de l'après-midi , nous faisant participer à une bénédiction formidablement rythmée, et donnant à tous la preuve d'une étonnante capacité à se mouvoir dans l'espace-temps et à y entrainer les autres.

 

Ce sens que les maîtres d'arts martiaux japonais appellent le ma.

Un mot intraduisible en français : à la bataille , le guerrier qui a un bon ma peut éviter les coups de sabre et même danser entre les balles; celui qui ne l'a pas est un homme mort. La notion de ma peut s'appliquer à tout. Selon Derrick de Kerckhove, directeur du programme McLuhan de l'université de Toronto, c'est l'irruption de la perspective, c'est-à-dire , en un sens, la dictature de l'oeil et des points de vue qui, à la Renaissance , a commencé à faire perdre aux modernes leur sens du ma . Les peuples primordiaux , explique de Kerckhove, n'ont pas de points de vue, mais des points d'être.

 

La différence ? Un moderne, égaré dans la forêt et ne trouvant plus le chemin du village, dit: < Nous sommes perdus >. Etonné, son guide iroquois lui répond: < Nous non, nous ne sommes pas perdus, puisque nous sommes là. C'est le village qui est perdu! > Et le successeur de Marshall McLuhan de prophétiser : avec l'irruption de l'audiovisuel, du virtuel et d'Internet, bref de tous les outils de la postmodernité, nous retournons d'une certaine façon au ma archaïque des points d'être. Voire...

 KARMA LING

 

Le 24 avril au soir, Lama Denys Teundroup invite toutes les délégations à une petite cérémonie d'accueil dans l'un des temples bouddhistes installés au sein de l'ancienne chartreuse. Entourés de la beauté toujours surprenante du décorum tibétain - tellement plein et pourtant jamais lourd- une quinzaine d'Anciens reçoivent un kata , une écharpe de soie blanche tibétaine, des mains du directeur de l'institut Karma Ling qui, pour cette premiére manifestation de bienvenue, indique nettement dans quel esprit il a organisé la Rencontre Inter-Traditions : ouverture, tolérance, et non-interventionnisme.Pas question, pour lui, de prendre d'autre initiative que de mettre à la disposition des différentes délégations un espace et un temps où elles pourront , si elles le désirent, se rencontrer et échanger. Il se refuse à intervenir davantage. A elles de jouer !

(...)

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