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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:26

AIGLE

Autrefois, les animaux du ciel et de la terre passaient leur temps à se chamailler , car chacun vantait les propres mérites de son espéce. Aussi, un jour, les animaux qui vivent sur la terre eurent assez de toutes ces disputes et ils lancèrent un défi aux oiseaux du ciel :

- Organisons une grande partie de jeu de balle ! leur proposérent -ils, et on verra qui sont les plus forts, ceux qui marchent ou bien ceux qui volent.

OURS NOIR

          Cette idée plut beaucoup aux oiseaux car ils pensaient être sûrs de gagner. 

Ils avaient avec eux l'aigle qui posséde une vue perçante, le faucon qui peut voler à une vitesse prodigieuse et la pie qui est aussi maligne qu'adroite. de leur côté, les animaux terrestres se réjouissaient et ne doutaient pas de leur victoire. l'ours noir était si costaud que personne ne pourrait l'arrêter une fois la balle entre ses pattes. Quand au cerf et à la belette, ils étaient parmi les plus rapides de toutes les créatures de la terre et du ciel. On décida donc  du jour de la grande partie , et à l'heure dite tous les animaux étaient rassemblés. 

FAUCON

Au sol, l'ours noir faisait des échauffements tandis que le renard élaborait des tactiques avec ses partenaires. Dans les arbres, les oiseaux s'entrainaient à l'aide de pommes de pin qu'ils faisaient voltiger dans tous les sens. C'est alors que la pie vit arriver vers elle deux petites créatures, deux drôles de boules de poils. 

- Nous voulons jouer de votre côté ! lui dirent-elles.

La pie les observa et remarqua qu'elles avaient quatre pattes:

- Pourquoi ne jouez-vous pas plutôt avec les animaux de la terre puisque vous êtes faites comme eux? 

- Ils n'ont pas voulu de nous, pleurnichérent les deux créatures.Ils disent qu'on est trop petites. 

L'aigle et la faucon les entendirent . Ils avaient un grand coeur et eurent pitié d'elles. Ils les acceptérent dans leur équipe. mais la pie souleva un probléme majeur:

- Comment faire puisque ces deux bêtes n'ont pas d'ailes?

- Qu'à cela ne tienne ! répliqua le faucon. Nous allons leur en fabriquer. 

Il s'envola et revint avec un petit tambour qu'il avait dérobé dans la tente des hommes.

- Voilà de quoi faire de belles ailes !

Ils découpérent dans le tambour deux triangles de peau et les attachérent à l'une de deux petites bêtes. C'est ainsi qu'ils créérent la premiére chauve-souris ! 

CHAUVE SOURIS

Hélas, il ne restait plus assez de peau pour la seconde. Alors la pie , qui était très maligne, proposa qu'on étire la propre peau de ce drôle d'animal. 

L'aigle et le faucon se saisirent de la petite bête. Avec les becs, ils tirérent et tirérent chacun de leur côté sur la fourrure. Ainsi ils réussirent à lui fabriquer deux ailes de fourrure. Le premier écureuil volant était né ! 

ECUREUIL VOLANT

Et la partie pouvait démarrer , car les animaux à quatre pattes commençaient à s'impatienter. Hélas pour eux , car ces dernier n'auraient jamais dû défier les oiseaux. Ils ne touchérent presque jamais la balle de la partie.

L'écureuil volant ne cessait de voltiger d'arbre en arbre avec la balle entre sens dents. Puis il la passait au faucon qui la lançait à l'aigle, qui la jetait à la pie. Et si, par malheur, l'un d'eux  laissait tomber la balle, la chauve-souris surgissait d'on ne sait d'où. Ele la rattrapait en vol puis zigzaguait entre l'ours, le renard et le cerf , et allait marquer le but. 

- HOURRA pour les oiseaux ! hurlaient les spectateurs.

 

A la fin de la partie, les oiseaux avaient marqué plein de buts et les créatures terrestres, ZERO ! 

- Ca nous apprendra , râlait le renard. Si on vait été malins, on aurait pris ces deux drôles de bestioles à quatre pattes dans notre équipe! 

En souvenir de cette mémorable partie, lorsque les  Cherokee jouent à la balle, ils demandent toujours la protection de la chauve-souris et de l'écureuil volant . 

 

"Contes des peuples indiens" de Michel Piquemal ( Ed. de la matiniére jeunesse)


 

LE JEU DE LA CROSSE 

LACROSSE

 

La crosse est un sport collectif d'origine amérindienne où les joueurs se servent d'une crosse pour mettre une balle dans le but adverse. Ce jeu traditionnel était un des évènements phares à cette époque et pouvait se dérouler sur plusieurs jours durant lesquels des rencontres s'organisaient entre villages ou tribus voisins, réunissant à l'occasion des centaines voire un millier de participants. Il se disputait souvent sur un terrain entre les deux villages adverses et les buts pouvaient être distancés de 500 mètres à plusieurs kilomètres. Les règles de ces jeux étaient décidées quelques jours avant la compétition. Généralement, tout le monde pouvait y participer, la balle ne devait pas être touchée avec la main, les buts étaient constitués soit des rochers soit des arbres, avant la mise en place de poteaux en bois, et la durée du match dépendait du soleil. Chaque joueur était armé d'une crosse. La partie débutait par la mise en jeu d'une balle, celle-ci était lancée en l'air et les opposants se dépêchaient de la récupérer. En raison de l'implication d'un grand nombre de joueurs, le jeu se déplaçait lentement à travers le terrain. Ce jeu remplissait différents objectifs : le plus important était de régler les conflits entre les différentes tribus et cela concernait notamment les Cinq Nations. Le jeu permettait également d'entretenir physiquement les joueurs pour des rencontres futures. Enfin, il était associé aux croyances religieuses. Il leur permettait ainsi de se rassembler.À cette époque, la balle était faite de bois (d'autres l'étaient avec une coque en peau de daim remplie de cheveux) et mesurait huit centimètres de diamètre.Les premières crosses étaient également en bois sans filet, avant que ce dernier ne soit ajouté, sur dix à treize centimètres. Ce filet était fait à partir de tendons de cerf et les filets formaient un U plutôt qu'un cercle. Les crosses étaient longues de 60 à 150 centimètres. Leurs formes variaient selon les régions. ( Wikipedia

LA-CROSSE.jpg


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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 13:33

20120121 173033

( Hier après-midi quand nous étions au jardin )

 

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L'arc-en-ciel a été considéré comme un pontifex  par de nombreux mythes et légendes fondatrices, et ceci dans le monde entier (chez lesPygmées d'Afrique, ...), chez certains Amérindiens  ( ainsi que les Guerriers de l'Arc-en-ciel ) ou dans le Japon ancien (où on le nomme le "pont flottant dans le ciel").

L'arc en ciel est présenté comme un pont ou chemin. Il peut être emprunté par des dieux, des chamans, sorciers ou des héros légendaires, pour circuler entre la terre et un autre monde ou entre deux points éloignés de la terre.

(source:wikipedia)

 

ARC EN CIEL EMPIRE INCA

Banniére de l'Empire Inca ( ainsi que le drapeau arc en ciel )

 

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Une jolie légende pour les enfants - et  les grands - :

Le Serpent Arc-en-ciel

une parmi les nombreuses  légendes  traditionnelles d'Australie ...

 

 

 

 

Belle journée à tous , des bisous

TOKSA AKE

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:30

(Récit Apache-Comanche)

 

Un être puissant appelé Bossu possédait tous les bisons. Il les gardait dans un enclos sur les montagnes situées au nord de San Juan, où il vivait avec son jeune BISONfils. Bossu ne laissait pas un seul bison en liberté pour le peuple de la terre, et il n'aurait pas non plus partagé la viande avec ceux qui habitaient dans les parages.

Coyote décida qu'il fallait faire quelque chose pour délivrer les bisons de l'enclos de Bossu.

Il réunit son peuple en conseil.

< Bossu ne nous donnera jamais aucun bison, dit Coyote. Allons tous à son enclos et élaborons un plan pour l'ouvrir.>

 

Ils établirent leur camp sur les montagnes, près de l'endroit où Bossu demeurait, et quand les ténébres s'abattirent , ils procédérent à une inspection minutieuse de l'enclos des bisons. Les murs de pierre étaient trop hauts pour qu'ils puissent les escalader , et on ne pouvait accéder dans l'enclos que par la porte arriére de la maison de Bossu.

Au bout de quatre jours, Coyote convoqua de nouveau sa tribu, en invitant chacun à suggérer quelque chose pour libérer les bisons.

< Il n'existe aucun moyen , déclara l'un d'entre eux. Pour délivrer les bisons, nous devrions entrer dans la maison de Bossu, et il est trop fort pour que nous réussissions. >

 

< J'ai un plan, dit Coyote. Depuis quatre jours nous épions Bossu et son fils quand

ils s'en vont vaquer à leurs travaux quotidiens. Vous n'avez pas remarqué que l'enfant n'a pas d'animal à lui ?>

La tribu ne comprend pas ce que cela avait à voir avec la libération des bisons,mais elle savait que Coyote était rusé et elle attendit ses explications.

< Je me transformerai en pluvier, dit Coyote. Demain matin, quand le fils de Bossu descendra pour puiser de l'eau, il y trouvera un pluvier avec une aile brisée.PLUVIER SIFFLEUR

Il voudra garder l'oiseau comme compagnon et le raménera chez lui. Quand je serai dans la maison, alors je pourrai voler jusqu'à l'enclos, et les cris d'un pluvier effraieront les bisons, qui affolés, traverseront à la charge la maison de Bossu et se retrouveront en liberté sur la terre.>

La tribu estima qu'il s'agissait d'un bon plan et le lendemain matin, quand le fils du Bossu descendit à la source, il y découvrit un pluvier à l'aile blessée. Comme Coyote l'avait prévu, l'enfant ramassa l'oiseau et l'emporta chez lui.

< Regarde! cria l'enfant. C'est un oiseau très gentil!

- Il n'est bon à rien , hurla le Bossu. Tous les oiseaux , les animaux et les personnes sont des filous et des profiteurs.>

Sur son nez féroce, Bossu portait un masque bleu, et ses yeux étincelaient à travers les fentes de ce dernier. Sa tête était était coiffée d'une corbeille en forme de nuage, peinte en noir avec une raie jaune en zig-zag figurant un éclair.

< C'est un oiseau très gentil, insista l'enfant.

-Raménes-le où tu l'as trouvé! rugit Bossu. Et sn fils, épouvanté, s'exécuta. Dès que le pluvier fut lâché, il retourna au camp et reprit l'apparence de Coyote.

< J'ai échoué , dit-il , mais aucune importance. Je réessaierai demain matin. Un

petit animal fera peut-être un meilleur effet qu'un oiseau.>


CHIOT HUSKY

 

Le matin suivant, quand il descendit au ruisseau, le fils de Bossu y découvrit un chiot en train de laper l'eau.

L'enfant le prit tout de suite dans ses bras et se dépêcha de rentrer chez lui.

< Regarde! dit-il, regarde la petite bête que j'ai trouvée.

-Comme tu es stupide mon garçon! le gronda Bossu. Un chien ne sert à rien. Je vais le tuer avec le bâton.>L'enfant tint le chiot serré contre lui et fit volte-face pour se sauver en pleurant.

 

< Oh, très bien , dit le Bossu. Mais avant, laisse moi réaliser une expérience sur cette bête pour être sûr qu'il s'agit bien d'un chien. Tous les animaux du monde sont des filous. > Il sortit un tison ardent du foyer et l'approcha des yeux du chien jusqu'à ce que ce dernier aboie trois fois.

< C'est un vrai chien, déclara Bossu. Tu peux le garder dans l'enclos des bisons, mais pas dans la maison. >


BISONS point d'eau

Naturellement, c'était ce que Coyote voulait. Dès qu'il fit noir et que Bossu et son fils furent endormis, il ouvrit la porte arrière de la maison.

Puis il se mit à courir au milieu des bisons, en aboyant de tout son souffle.

Les bisons s'affolérent beaucoup car ils n'avaient jamais entendu un chien aboyer. Lorsque Coyote se mit à leur mordiller les jarrets, ils s'enfuirent vers la maison du Bossu et franchirent la porte arrière.

 

Le martélement des sabots réveilla Bossu, qui se jeta au pied de son lit pour tenter de les arrêter, mais les bisons fracassérent la porte de devant et s'échappérent. Après que le dernier de ces animaux laineux se fut enfui au galop, le fils de Bossu s'avéra incapable de retrouver le chiot?

< où est mon jeune ami, se lamenta-t-il, où est mon chiot ?

- Cette bête n'était pas un chien, dit Bossu sur un ton affligé. C'était Coyote le Filou. Il a fait fuir tous nos bisons.>

BISONS yellowstone

 

C'est ainsi que les bisons furent délivrés et se répandirent sur la terre entiére.

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 00:32

Nanabozo chasse l'ours et le bison à sa façon...

d'après un conte des Indiens Algonquins

 

En ce temps là, Nanabozo* vivait avec sa vieille grand-mère sur la rive d'un fleuve. La mauvaise saison était venue et, Nanabozo n'étant pas très vaillant , BISONson tipi commençait à manquer de nourriture. Il disait toujours que chasser était trop fatigant pour lui.

 

Cependant au bout de quelques jours, il dut bien se résoudre à partir en quête de gibier.

Il s'avança dans la grande prairie et là, il aperçut un jeune bison qui paissait.

- Hummm! se dit-il, sa bosse m'a l'air bien grasse. Quel festin cela ferait! et, jeune comme il est, ses côtelettes doivent être tendres à souhait!

 

L'animal pencha la tête pour brouter et Nanabozo remarqua sa belle langue bien rose. L'eau lui vient à la bouche. Quoi de meilleur qu'une bonne langue de bison moelleuse et saigante !

 

Il s'accroupit , prêt à lui décocher une flèche... C'est alors qu'il se rendit compte qu'il avait oublié son arc dans sa tente. Car si Nanabozo était un fainéant, il était aussi bien souvent distrait.

Un peu de honte aux joues, il s'en retournait vers son campement lorsqu'il aperçut un gros ours noir qui se régalait des framboises des buissons.

 

- Ah! se dit-il, si j'avais mon arc et mes flèches , j'aurais tôt fait deOURS dans riviére transformer ce lourdaud en une bonne grosse couverture qui me tiendrait chaud tout l'hiver. Et puis je mangerai son coeur. Cela me donnerait du courage et je deviendrai un grand chasseur.

 

Grand-mère prétend que la viande d'ours est délicieuse, bouillie avec des framboises écrasées. J'ai ici tout ce qu'il me faut ! A part bien sûr mon arc et mes flèches !

Il soupirait si bruyamment que l'ours entendit sa respiration et l'interrogea:

- Que fais-tu donc là à me regarder et à soupirer?

Cette remarque donna à Nanabozo une idée. Car si Nanabozo était fainéant et distrait, il était aussi parfois très malin.

- Je soupire en te voyant car j'ai de la peine pour toi. Si tu savais ce que dit le bison à ton sujet ! Il prétend que tes crottes sont si malodorantes qu'elles empestent la prairie.

- C'est sans doute une plaisanterie de sa part !

- Oh non, répliqua Nanabozo, il m'a répété qu'il en avait assez de tes crottes puantes et que s'il te rencontrait , il te tuerait !

Sur ce , il alla trouver un peu plus loin le bison et lui cria :

- Tu sais ce que l'ours vient de me dire à ton propos ? Il dit qu'il en a assez de voir tes grosses bouses dégoûtantes dans la prairie.

BISON FACE A OURS

- Il a dit ça pour plaisanter!

- Je ne crois pas, l'assura Nanabozo, il était très en colére. Il a juré que s'il te rencontrait , il te les ferait manger une par une.

Puis, il revient trouver le grand ours noir:

- Cache-toi, lui dit-il, le bison te cherche. Il prétend qu'il va t'éventrer d'un seul coup de corne.

- Je suis ici chez moi, répliqua l'ours, et je ne bougerai pas.

Nanabozo fila jusuq'au bison:

- L'ours noir t'a traité de peureux. Il dit à tout le monde que tu as si peur de lui que tu te tiens toujours à distance, de crainte qu'il ne t'étripe.

- C'est ce qu'on va voir ! hurla le bison ... et il fonça en direction de l'ours noir.

Le choc des deux bêtes fut terrible , et leur combat dura plusieurs heures. Coups de corne contre coups de griffes.

 

TIPIFinalement, ils s'effondrèrent tous les deux victimes de leurs blessures.

- Et voilà comment font les chasseurs rusés! s'écria Nanabozo en se frottant les mains. Sans avoir à me fatiguer, je me suis procuré la viande et la fourrure de ces deux lourdauds.

 

 

 

En sifflotant, il retourna chez sa grand-mère:FEMME A LA PEAU DE BISON

- Grand-mère , grand-mère, attelle vite le travois à notre chien

le plus solide et suis-moi. Car j'ai tué un bison mâle et un grand ours noir.

- Allons, mon fils, le sermonna sa grand-mère, ne dis pas de sottises. Tu n'as jamais eu la carrure d'un chasseur de gros gibier. Tu t'es toujours contenté de tirer les petits oiseaux !

- Mais je t'assure , grand-mère, suis-moi et tu verras que je dis vrai.

Leurs dépouilles nous attendent dans la prairie.

A force de palabres, la nuit était tombée... et la grand-mère ne voulut pas quitter la tente.

- Demain, si tu le veux, nous irons dans la prairie. Mais j'espére que cette fois tu n'oublieras pas ton arc.

 

LOUPSHélas, le lendemain, lorsqu'ils revinrent sur les lieux, ils trouvérent bien les dépouilles, mais entiérement dévorées par une meute de loups.

De l'énorme ours noir et du jeune bison bien gras , il ne restait plus qu'un tas d'ossements.

 

- Je savais bien, lui dit sa grand-mère, que tu ne pouvais avoir tué deux si gros gibiers !Mais aide-moi tout de même à ramasser tous ces os. Je t'en ferai une bonne soupe. Cela réchauffera un peu nos ventres affamés ! 

 

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* Nanabozo est un des héros culturels des tribus algonquiennes du Centre et de l'Est du Canada. Il est à la fois le créateur du monde et en même temps un bouffon farceur.Parfois, c'est lui qui piége les autres et parfois c'est lui qui est piégé. Il apparaitsouvent sous la forme d'un grand lapin.

Dans d'autres tribus ( Indiens des Plaines par ex. ) on trouve son équivalent avec Vieil Homme Coyote

On les appellent des "décepteurs" ou "tricksters" ...

 

Contes indiens de Michel Piquemal ( jeunesse)

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 10:57

CORBEAU ET LUNELes décepteurs sont parfois fort utiles à l'humanité en retournant leur malice contre d'autres esprits.

Dans un récit de la côte Nord-Ouest , Corbeau décide de dérober à un grand chef céleste son bien le plus précieux, la Lune, afin de dissiper la semi-obscurité dans laquelle vivent les Tsimhians.

 

Pour parvenir à ses fins, Corbeau se transforme en une aiguille de pin flottant à la surface d'une mare où la fille du grand chef céleste a l'habitude de venir boire. Celle-ci avale l'aiguille en même temps qu'une gorgée d'eau, devient enceinte et donne naissance à un enfant qui n'est autre que Corbeau.

 

L'enfant grandit vite et cajole son grand-père jusqu'à que celui-ci le laisse jouer avec l'étui en forme de balle qui contient la Lune.

 

 

Un jour, ses parents ayant relâché leur surveillance, l'enfant redevient Corbeau et vole à tire- d'aile vers le monde des humains, portant la balle dans son bec. Arrivé à destination, il déchire l'étui et la lumiére de la Lune inonde les cieux, provoquant le premier matin du Monde. Depuis ce jour, les Tsimshiams considérent l'astre de la nuit comme la source de toute lumière.


  CORBEAU HAIDA(photo: masque haïda représentant Corbeau, créateur,CORBEAU HAIDA

héros-civilisateur et décepteur.

  Selon un récit de la côte N-O, Corbeau, qui était blanc

à l'origine, aurait été brûlé et noirci en dérobant

le feu pour le donner aux indiens) 

 

CORBEAU ET LUNE en NB

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 08:52

WINDIGO

 

WINDIGO de norval morisseauDe nombreux récits content les agissements de créatures effroyables qui pouvaient apporter le malheur et la mort avant d'être vaincues par les héros civilisateurs.

Les Algonquiens du Nord-Est parlent de géants au coeur de glace, monstrueux et cannibales, qu'ils appellent des windigos. Tout indien poussé par la famine à manger de la chair humaine pouvait devenir un windigo. Tuer un windigo était considéré comme un acte héroïque, même si les esprits venaient souvent en aide au "héros".

 

Le windigo avait les yeux globuleux, de longues dents pointues et il devenait plus grand que les plus grands arbres lorsqu'il se mettait à crier. Les chasseurs qui ne rentraient pas au campement étaient supposés avoir été victimes de l'appétit insatiable d'un windigo, et tout étranger qui se présentait dans un campement ou un village était observé très attentivement de crainte qu'ils ne soient un windigo.

 

Chez les Ojibways, le windigo est devenu une sorte de croque-mitaine que l'on évoque pour faire obéir les enfants indisciplinés. Autrefois, les jeunes Algonquiens jouaient à une sorte de jeu de cache-cache où l'un d'entre eux, désigné par le sort, le windigo, se couvrait la tête de feuilles et se cachait.

 

 

photo : << Windigo >> (1963) oeuvre du peintre contemporain Norval Morisseau, un Ojibway. Le monstrueux géant au coeur de glace dévore des castors en pensant que ce sont des hommes.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 12:53

d'après un conte des Indiens Senecas

Contes indiens de M.PIQUEMAL

 

A la frontière entre les Etats-Unis et le Canada , dans la région des Grands Lacs , il existe des chutes si spectaculaires qu'on vient du monde entier pour les admirer.

NIAGARA2  Les Indiens les appelaient Nee-ah-gah-rah , ce qui signifie Eaux Grondantes en langue iroquoise.

 

CANOE INDIEN

 

Ils pensaient que les chutes étaient la demeure d'un esprit dont le grondement des eaux était la voix-même. Aussi pour apaiser ses colères ,ils lui offraient chaque année un sacrifice en guise d'offrande. Cela se passait à l'équinoxe de printemps , au retour des beaux jours.

 

Une pure et belle jeune fille était choisie. On l'installait sur un canoë d'écorce de bouleaux , richement décoré de fleurs de toutes sortes. La jeune fille pagayait dans les rapides vers l'immense cataracte et se précipitait dans les chutes, afin de contenter l'esprit des Eaux Grondantes.

 

C'était un grand honneur d'être désignée pour ce sacrifice car on prétendait que Nee-ah-gah-rah ouvrait les portes d'un monde mystérieux et merveilleux.

 

Cette année-là, ce fut Lelawala qui fut choisie.

Elle était la fille du grand chefFrederic Edwin Church NIAGARA Regard d'Aigle. A l'annonce de ce choix par les chamans, celui-ci se sentit d'abord rempli de fierté. Mais dès le soir même, quelque chose se brisa dans son coeur. Il était veuf et Lelawala était tout ce qu'il aimait au monde.

Comment allait-il pouvoir vivre sans le réconfort de sa jeunesse et de son sourire?

Comment accepter de la voir précipitée dans le tonnerre des eaux en furie?  

  Sa nuit ne fut qu'une suite de cauchemars...

 

Dès les premiéres lueurs de l'aube, une foule se pressa sur les bords du grand fleuve . Tous voulaient assister à ce sacrifice qui scellait un pacte de paix entre la tribu et les esprits des eaux.

 

Plus belle que jamais dans une robe d'antilope teintée de blanc, Lelawala apparut sur la rive , entourée des grands chamans qui jetaient des offrandes de tabac dans les emous du fleuve.

 

Elle monta fièrement dans le canoë qui croulait sous un amoncellement de fleurs. Lelawala n'avait pas peur. Elle voulait être digne de l'honneur qu'on lui avait fait , et c'est elle -même qui avait rassuré son père .

Elle avait tenté avec des paroles d'une grande noblesse d'atténuer le chagrin du vieux guerrier.

INDIAN SACRIFICE- Mon sacrifice, lui avait-elle dit radieuse, va permettre à la tribu de vivre en paix une année de plus avec  les esprits des eaux. Et en me faisant cet honneur, c'est aussi toi mon père que les chamans ont voulu honorer pour ta sagesse de chef...

Mais pour Regard d'Aigle , ces belles paroles ne suffirent pas.

Les chamans s'avancèrent et poussèrent le canoë vers le milieu de la rivière sous les acclamations de la foule. Mais, à peine le canoë de Lelawala fut-il entrainé dans le courant, qu'on vit en apparaitre un deuxiéme.

 

 

C'était le vieux chef qui pagayait vigoureusement au milieu des rapides pour rejoindre sa fille. La foule fut saisie de stupeur et des cris s'élevèrent sur les deux rives. Bientôt les deux canoës furent côte à côte. Regard d'Aigle saisit la main de Lelawala , et c'est ensemble qu'ils basculèrent en souriant dans le tonnerre des immenses chutes. Certains disent qu'ils furent changés en esprits et qu'ils veillent désormais sur la tribu.

 

On prétend même que le vieux chef a intercédé auprès du Grand Esprit des Eaux Grondantes pour apaiser sa colère.

AMERINDIENS photo ancienne

Aussi, plus jamais, depuis cette année-là, on n'a sacrifié de jeune fille à Nee-ah-gah-rah.

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 19:30

Petit Oiseau demeura seul.

 

ROUGE GORGE CHANTEAvec application, il implora les Esprits :

- Comme le veut mon père, donnez-moi , je vous prie, la vision d'un guerrier !

Mais il avait du mal à rester concentré. Les fourrés et les arbres bruissaient d'oiseaux de toutes sortes. Leurs chants le distrayaient. Il ne pouvait s'empêcher de suivre la mélodie de leurs trilles et il trouvait ça plus beau que tout au monde.

Trois jours passèrent, au cours desquels Petit Oiseau , tenaillé par la soif et la faim, sombra dans un état proche du rêve.

 

Mais toujours son esprit se laissait bercer par le chant des oiseaux.

 

Lorsque Coeur d'Elan revint, il le réveilla en lui faisant boire un peu d'eau puis l'interrogea d'une voix fébrile:

- Alors, quelle vision le Grand Esprit t'a-t-il envoyée?

Mais Petit Oiseau ne sut prononcer que des mots sans valeur: plumes, ailes, chant, voler dans le ciel.

Coeur d'Elan entra alors dans une colére terrible. Il jeta la gourde d'eau au sol et menaça son fils de le laisser sur la colline , sans boire ni manger, tant qu'il n'aurait pas eu de vision... puis il redescendit vers le village.

Petit Oiseau retourna alors à ses rêves.

 

De temps à autre, il ouvrait les yeux et apercevait sur une branche toute proche un rouge-gorge qui semblait chanter rien que pour lui.

 

Aussi malgré la soif, malgré la faim, Petit Oiseau gardait le sourire. Coeur d'Elan revint, puis revint encore, l'âme pleine de dépit.

A force de privations, Petit Oiseau fut alors saisi de fiévre. Son corps grelottait, son esprit ROUGE GORGEdélirait. Il avait la sensation qu'il quittait son enveloppe de chair, qu'il s'en éloignait toujours plus, irrésistiblement attiré par le chant vibrant du rouge-gorge. Alors ses lèvres brûlées par la soif s'ouvrirent pour chanter elles aussi. Ses bras lourds de fatigue se dressèrent pour battre des ailes... et le jeune garçon sentit une force immense dans son corps.

 

Une force qui lui permit de s'envoler vers le ciel, en poussant le plus magique des chants.

 

Le lendemain, lorsque Coeur d'Elan , réprimandé par tous les membres du clan, accepta d'aller enfin chercher son fils, il trouva la fosse à vision vide. Petit Oiseau avait disparu. Il y avait simplement sur la branche d'un arbre un rouge-gorge qui poussait ses trilles moqueurs. Coeur d'Elan en fut bouleversé. Son fils avait disparu. Il redescendit comme un fou jusqu'au campement... et toute la tribu battit les fourrés à se racherche. Le jeune garçon avait sans doute perdu l'esprit et s'était trainé dans quelque trou. Il fallait le retrouver au plus vite. Hommes et femmes cherchèrent jusqu'à la nuit tombée. Et le lendemain ils cherchèrent encore, criant et appelant. Mais ils durent bien se rendre à l'évidence . Petit Oiseau était introuvable.

Coeur d'Elan en perdit presque la raison. Il arpentait les bois et les forêts en hurlant le nom de son fils jusqu'à s'en brûler la gorge. mais seuls les chants des oiseaux lui répondaient. Et ces chants sonnaient pour lui comme des reproches. Il aurait voulu les chasser de sa tête, ne plus les entendre... mais même la nuit leur musique le poursuivait.

Au bout de quelques jours, la tribu décida d'abandonner les recherches, car personne ne pouvait survivre aisni seul dans les collines. Sans doute Petit Oiseau était-il tombé dans l'une des grandes crevasses entre les blocs de rocher où il avait péri.

 

Au cours d'une cérémonie , la tribu fit donc son deuil du jeune garçon.

Seul, Coeur d'Elan refusa d'y participer et il continua encore et toujours à le chercher.

 

86f94f38ac349b8b31c9638cfb54193e.jpgIl se sentait coupable . Il réalisa soudain que son fils n'était sans doute pas destiné à être un guerrier. Il se souvint combien il était sensible au chant des flûtes et au rythme des tambours. C'était sa seule joie et il l'en avait privé. Si son fils lui revenait , il l'accepterait désormais tel qu'il était et ne chercherait plus à modifier son destin... mais Petit Oiseau ne revint pas.

De nombreuses lunes passèent, de douleurs, de souffrances et d'égarements pour Coeur d'Elan. Mais peu à peu, l'amertume s'effaça et son coeur se fit plus léger. Il accepta l'idée qu'il ne reverrait plus jamais son fils sous les traits d'un petit garçon. Le Grand Esprit avait sans doute voulu que son destin soit autre.

 

La nuit, dans ses rêves, il le voyait souvent se changer en oiseau.

Et ce n'était plus un rêve de reproche.

 

Au contraire, il le voyait voler libre et heureux dans le ciel et comprenait sa joie.

Coeur d'Elan avança sur un nouveau chemin. Il se mit à rechercher la compagnie des arbres et des sous-bois. Dès l'aube, il partait souvent en forêt où il avait le sentiment de n'être jamais seul. Il y avait toujours quelque chant d'oiseau dans les branches. Il pensait à son fils sous les traits de son rêve et le chant allégeait sa peine et le remplissait même parfois d'un étrange bonheur.PUMA Lion des montagnes

Un jour, alors qu'il s'était embusqué deriiére un rocher, traquant un cerf qu'il avait blessé d'une flèche, le cri d'un rouge-gorge attira son attention . Quelques notes aiguës, comme un appel impérieux.

 

Coeur d'Elan se retourna brusquement et évita de justesse le bond d'un lion des montagnes qui se précipitait sur lui. 

 

Il arma son arc et abattit la bête avant qu'elle ne bondisse à nouveau. Coeur d'Elan comprit alors que son fils lui avait pardonné et qu'il veillait désormais sur lui. Et ,à l'étonnement de tout le clan, Coeur d'Elan le guerrier, Coeur d'Elan l'homme au coeur dur, se mit à aimer les battements du tambour, le chant de la flûte et le bruissement de toutes les petites ailes qui peuplent les fourrés.

 

Lorsque la belle saison revint, il décida même d'abandonner son nom.

Au cours d'une grande cérémonie, le chaman le baptisa désormais selon son souhait

Ami des Oiseaux.

ROUGEGORGE 

-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-

 

( Cette légende est une de mes préférées , elle a du coeur, du bon sens ... J'ADORE ! )

 

DES BISOUS         TOKSA AKE

Ce soir, je suis de garde au rez-de-chaussée - lol- donc pas de visite mais comme promis , la fin d'une belle légende amérindienne ...

 

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 10:36

d'après un conte des Indiens Algonquins ( Contes indiens de Michel Piquemal)

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AMERINDIENS mari et femmeCoeur d'Elan vivait avec Petite Lune depuis de nombreuses saisons mais leur couple était comme un arbre sans fruits. Les années passaient et le ventre de Petite Lune ne s'arrondissait pas, au point  que Coeur d'Elan pensait qu'ils n'auraient jamais d'enfants.

Aussi, lorsqu'un matin sa femme lui annonça que son corps abritait le germe d'une vie, Coeur d'Elan ne se tint plus de joie. Il allait être père, et ce serait un garçon.

Oui, se répétait-il avec orgueil, ce serait un garçon, un homme courageux comme lui, qui ferait partie des sociétés de guerriers les plus prestigieuses... et pourquoi pas, un jour, le chef de leur clan. Quatre Cornes , qui les guidait jusqu'alors, était encore dans la force de l'âge. Mais quand son fils deviendrait adulte, ce serait un vieux chef qu'il serait temps de remplacer. Coeur d'Elan imagina même que c'était pour cette raison que le Grand Esprit ne lui aviat pas plus tôt donné un fils. Le futur chef ne devait naître ni trop tôt ni trop tard afin d'être prêt le moment venu.

 

A la lune des cerises noires, Petite Lune accoucha... et ce fut bien un garçon.

 LUNE des cerises-noires AVRIL

Le bonheur de Coeur d'Elan fut sans bornes et tout le campement l'accompagna dans sa joie.

Comme le veut la tradition, il alla aussitôt trouver le chaman afin de le supplier de lui donner bien vite un nom, un nom de guerrier, un nom qui plus tard soulèverait le respect de tous dans la prairie.

Le chaman lui demanda de ne pas s'impatienter. Il fallait d'abord qu'il conseulte les Esprits. Coeur d'Elan avait attendu tant de saisons pour voir naître son fils, il pouvait bien attendre encore un peu pour que celui-ci ait un nom. Les choses sacrées prenaient toujours un peu de temps.

 

Le chaman consulta donc les Esprits. On prétend même que son âme quitta son corps pour aller au coeur d'une vision trouver la réponse à ses questions.

 

Dès le lendemain , il réunit le petit groupe des membres du clan et annonça à tous le nom que lesCHAMAN Esprits avaient choisi pour le nouveau-né.

Il prit l'enfant des bras de sa mère et le souleva en criant à voix forte:

- Bienvenue parmi nous , Petit Oiseau !

Vous vous doutez de la déception de Coeur d'Elan. Petit Oiseau ! Ce n'était pas là un nom de guerrier ni de grand chef.

Il tourna les talons sans dire un seul mot car on ne disacutait pas la décision des Esprits. Mais au fond de lui, il pensa que ce ne serait là qu'un nom d'enfance. Bientôt son fils accomplirait des exploits qui lui permettraient d'acquérir un nouveau nom viril et guerrier. Et pour cela, lui, Coeur d'Elan, ne ménagerait pas sa peine !

Jamais un enfant n'eut une éducation aussi rigoureuse! Pour en faire un futur guerrier, Coeur d'Elan ne négligeait rien. Dès qu'il put, il le sevra du sein de sa mère afin de lui donner une vraie nourriture. Et à peine l'enfant sut-il marcher qu'il le soumit à un rude entraînement . Les autres hommes de  la tribu lu dirent que c'était encore trop tôt, mais Coeur d'Elan ne voulut rien entendre! C'était son fils et il l'éduquerait comme il le souhaitait. Il lui apprit à marcher longtemps sans bruit dans la forêt . Il lui enseigna à s'endurcir en le baignant dans des eaux glacés et même en le frottant avec de la neige lorsque arriva la Lune dzes arbres qui craquent ( Décembre) . 

 

Dès trois ans, il lui fabriqua un arc et l'entraina inlassablement à chasser . Mais Petit Oiseau était rêveur. Il avait souvent le nez dans les nuages et était fasciné par ses frères du ciel.

 Frank_Howell_-_Grandmothers-Whispers-998x895.jpg

Son père avait beau lui apprendre à leur décocher des flèches, Petit Oiseau ne parvenait jamais à atteindre sa cible. Le soir, au campement, le jeune garçon était toujours à roder près des hommes qui jouaient du tambour et de la flûte. La musique l'émerveillait . Mais son père en colère venait le chercher car il jugeait que ce n'était pas là une occupation d'homme fort. Les années passèrent et Coeur d'Elan dut se rendre à l'évidence. Son fils ne serait jamais un grand chasseur. Il n'avait pas les qualités requises. Alors il décida que ce serait le plus grand des guerriers. Il l'entraîna à la lutte et organisa même de petits combats contre d'autres enfants. 

 

Petit Oiseau s'efforçait de faire plaisir à son père . Il se battait avec toute son énergie, mais il y aigle_38628AIGLE1.jpgavait toujours un moment où son esprit rêveur reprenait le dessus. Il oubliait qu'il était en train de combattre. Il perdait alors la partie, se faisait bousculer, renverser ou bien i laissait tomber le couteau de bois qu'il vait entre les doigts.

Coeur d'Elan se désespérait. A quoi cela servait-il d'avoir un fils si c'était une mauviette? Il décida que c'était ce nom de Petit Oiseau qui était la cause de tout. Il fallait que son fils en change au plus vite. Aussi il prit la résolution de l'envoyer jeûner sur la colline.

 

Grizzly-Bear-In-Water-1024x768.jpgLe ciel adresserait au garçon une belle et grande vision, comme celle de l'Oiseau Tonnerre, de l'Ours ou du Bison... qui l'autoriserait à changer de nom.

 

Il aurait alors avec lui le pouvoir sacré d'un animal totem , la force qui permet aux grands guerriers de vaincre. Le chaman essaya de le dissuader car Petit Oiseau était encore trop jeune. Coeur d'Elan ne voulut rien entendre une fois encore. Au petit matin, il accompagna son fils au sommet d'un éperon rocheux où les siens avaient l'habitude de faire eur quête de vision. Il lui construisit un abri et le laissa seul, sans eau ni nourriture.

 

- Ecoute la voix des Esprits, lui dit-il , je sais qu'ils viendront te visiter. bisons.jpg

Sois bien attentif à leurs signes !

Petit Oiseau demeura seul. (...)

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:43

OLD MAN COYOTE (voir lien)(...) Crois-tu que ce soir une bonne vie pour un homme de vivre toujours seul ?

Crois-tu que ce soit une bonne vie pour une femme de toujours vivre solitaire, sans mari ni enfants ?

 

Et, devenus vieux, de boire l'eau d'une source qui leur rendra leur jeunesse afin qu'ils retournent à leur solitude ? Jamais ils n'auront de joie ni de plaisir, ni rien à faire, juste quelques fruits à cueillir juste une route à monter et à descendre dans la solitude.

Je vais vous dire, moi, comment je vois les choses ... et vous verrez que mes paroles sont bien plus sages. Il vaut mieux que les fruits ne tombent pas seuls et sans coquilles des arbres. Ainsi, les hommes iront ensemble avec des bâtons pour les faire tomber. Ils se réjouiront de leur cueillette. Les plus agiles grimperont aux branches pour jeter les fruits aux femmes qui riront de les voir faire et les encourageront de la voix. Puis ils briseront ensemble les coquilles des fruits et ils se féliciteront de leur abondance.

Le soir, lorsqu'ils les mangeront, ils auront ainsi bien des choses à se raconter et leur repas sera plein de gaieté.

N'est-ce pas mieux ainsi ?

De plus, si aucun être vivant ne meurt, que mangeront les hommes ? Des fruits, toujours des fruits ! Réfléchissez un peu ! Les daims, les antilopes et les cerfs ne mourront pas. Les hommes ne pourront donc pas les chasser et les tuer. Les poissons ne mourront pas, les hommes ne pourront pas donc les pêcher. Devront-ils se contenter éternellement de manger des noix, des châtaignes et des glands ?

Quelle triste nourriture !

De même, je pense qu'il est mieux pour un homme et une femme de vivre FEMME ET BEBEensemble. L'homme se réjouira d'aller chasser et pêcher pour elle, et la femme

se réjouira de cuire et préparer ce qu'il lui a ramené. Ils seront fiers l'un de l'autre. Lorsque la femme aura un bébé , leurs amis leur diront < oh quel beau bébé ! > et cela remplira leur coeur de joie. L'homme partira chasser avec plus d'entrain encore, car il chassera pour nourrir une famille. Tout cela n'est-il pas mieux que ce qu'a prévu le Grand Esprit ?

 

Les bébés grandiront et plus tard se marieront. Ils feront de nouveaux bébés qui peupleront la terre. Un sang neuf irriguera les tribus, porteur de nouveaux désirs et de nouveaux projets.

 

Certes, les vieilles personnes mourront mais elles seront pleurées par ceux qui les ont aimées. De tristesse, certains s'arracheront des touffes de cheveux ou se peindront le visage de blanc et cela les aidera à accepter leur mort. Le souvenir de ceux qui s'en sont allés ne quittera pas la tribu mais restera pour toujours dans sa mémoire. 

Il y aura sans cesse de nouveaux enfants pour remplacer les défunts, toujours de nouveaux arbustes pour prendre la place des vieux arbres brisés par le temps ou la foudre. Et la vie sera belle car les hommes devront lutter pour vivre et se nourrir. >>

 

Les deux Aigles s'assirent et restérent un moment sans paroles. 

<< Alors, les interrogea Vieil-Homme Coyote fier de lui, qu'en pensez-vous ? Ne trouvvez-vous pas que ce que je dis est sage et juste ?>>

 

L'aîné des deux frères acquiesça : 

CAMP AMERINDIEN<< Je crois que tu as raison. Tes paroles m'ont semblé bonnes. Seule la mort peut donner du sens à la vie... A quoi sert de vivre si la vie n'a pas de sens ? >>

<< Grand-père, ajouta le plus jeune, le Grand Esprit voudrait que personne ne meure. Toi tu penses qu'il vaut mieux que tout le monde meure et ton éloquence nous a convaincu. mais n'es-tu pas triste à la pensée que tu devras mourir à ton tour ? Cela ne te fait donc rien de songer qu'un jour tu seras couché dans la terre froide, que tu ne verras plus le soleil se lever sur la beauté du monde, que tu seras enseveli et mangé par les vers ... Tu veux donc mourir toi aussi ?

 

Et sur ces paroles, les deux frères lui tournérent le dos et s'éloignérent jusqu'à la pile de pierres qui soutenait leur chemin vers le ciel.

Alors Vieil-Homme Coyote les rappela, le coeur rempli d'angoisse :

<< Attendez, attendez, revenez !  on n'a pas fini de parler. Discutons encore avant de décider ce qu'il est bon de faire. >>

Mais les deux Aigles ne se retournérent pas.

<< Non, répliquérent-ils, tu nous as convaincus ! >>

 

Ils enlevérent quelques gros cailloux qui soutenaient leur édifice et toute leur route s'écroula, dans un énorme fracas. Puis, ils battirent des ailes, s'envolérent vers les nuages... et bientôt ils ne furent plus que deux points dans le ciel.

 

CERF ET BICHEVieil-Homme Coyote pousa un cri de rage :

<< Mais qu'est-ce que j'ai fait ? hurla-t-il . Pourquoi ne suis-je jamais capable de tenir ma langue ? Les Aigles ont dit que désormais toutes choses mourraient. Je vais donc mourir à mon tour, et tout cela par ma faute et mes bavardages. Que puis-je faire ? Que puis-je faire ? je ne peux plus rester désormais dans ce monde de mortels. Il faut vite que je m'en aille. >>

 

Alors il arracha toutes les grandes feuilles des arbres et se les attacha pour se faire des plumes pareilles à celles des Aigles. Vieil-Homme Coyote était tout affolé. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front.

<< Je ne peux pas rester ici où tout le monde meurt. Il faut que j'aille  rejoindre le peuple immortel du ciel. >>

Il battit des bras et des jambes et s'envola pesamment vers les nuages. Hélas son plumage ne tint pas bien longtemps . Bientôt , les feuilles se détachérent et Vieil-Homme Coyote dégringola. Il avait beau battre des bras, rien n'y faisait.

 

Il chutait, chutait. Puis, poussant un grand cri, le pauvre Coyote  alla s'écraser et se disloquer sur un éperon de rochers.

ARCHES NATIONAL PARK 

Dans le ciel, le Grand Esprit avait tout vu. Il avait assisté à sa tentative désespérée de voler, puis il le vit dégringoler et s'écraser sur le sol. Il tendit alors solennellement le doigt dans sa direction :

<< Vieil-Homme Coyote sera donc le premier à mourir sur la terre, tué par ses propres paroles. Qu'il en soit fait désormais comme il l'a voulu ! >>

 

Et le Grand Esprit fit sortir le peuple des hommes du grand trou qu'avaient creusé les Aigles , un peuple désormais mortel ...

 

------------------------------------------

 

(*) dans la "mythologie" indienne, Vieil-Homme Coyote est un personnage complexe ; il joue des tours aux hommes et en même temps il est souvent pris à son propre piége; il peut se montrer lâche et courageux, noble et vulgaire...

 

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