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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 11:03

On peut dire que,pour les Yana, le commencement de la fin date de 1844, année où  le gouvernement mexicain accorda une grande quantité de concessions de terrain dans la vllée du Sacramento, à la limite du territoire yana.

Photo LO 1685En 1850, une dizaine d'années enciron avant la naissance d'ISHI, les Yana occupaient cinq à six mille kilométres carrés de terrain qui étaient reconnus par leurs voisins indiens comme leur appartenant en propre. Cette petite nation de deux ou trois mille âmes distinguait en son sein quatre divisions linguistiques, territoriales  et culturelles. La vie, immuable, était ce qu'elle avait toujours été, réglée par les saisons, les travaux les travaux et les rites. Vingt-deux ans plus tard, en 1872, alors qu'ISHI avait dix ans, peut-être douze, il n'y avait plus un seul Yana du sud. Des Yana du centre et du nord, seuls quelque vingt ou trente individus isolés restaient en vie.


Quant aux YAHI, le quatriéme groupe, on les tenait pour complétement exterminés, ce qui était vrai, exception faite d'une poignée de survivants parmi lesquels se trouvait ISHI.

Nous sommes nombreux en Californie à compter parmi nos ancêtres un grand-parent ou un arriére-grand-parent venu de l'est, soit en 1849 avec la Ruée versRUEE OR chariot l'Or, soit plus tard, avec les vagues d'immigration qui ont suivi, par familles entiéres cette fois, encombrées de chariots, de chevaux et de bétail, hommes et femmes ayant tout abandonné, à la recherche d'un pays où s'installer et fonder un foyer. On nous a appris à être fiers du courage et de l'esprit d'entreprise de ces ancêtres , comme de leur acharnement à préparer de leurs mains une vie meilleure pour leurs enfants. Il n'est pas nécessaire, pas plus qu'il ne serait convenable, de revenir sur l'admiration et le respect affectueux que nous portons à ces pionniers.

RUEE carteEfforçons-nous plutôt de comprendre que les meilleurs et les plus doux d'entre eux ne soupçonnaient même pas qu'on pût remettre en question leur droit à s'approprier des terres appartenant à un Indien, et que cet état de fait était sanctionné par l'expression légale :
" conquête légitime" .
Cette invasion, malgré l'approbation trés large et effective du gouvernement et de l'opinion, doit être vue comme une grande invasion barbare classique, c'est-à-dire une intrusion par la force tendant à remplacer des envahisseurs une population établie.

Les exemples abondent de telles invasions dans l'histoire , et pas seulement dans l'histoire de l'humanité, mais dans cele de la vie sous toutes ces formes. Elles sont un aspect du besoin biologique qu'a chaque végétal et chaque animal de se faire de la place pour lui et sa descendance, et peuvent  à ce titre être comprises comme des actes nécessaires à la lutte pour la survie, au sens darwinien.
Instinctives , primitives, elles sont par définition inhumaines et cruelles.

Des vingt-deux années qui vont de 1850 à 1872, on pourrait dire que les dix GUERRE DE SECESSIONpremiéres ont été des années de préparation. Entre la maladie, les meurtres et la limitation de leur liberté, les Yana devinrent en dix ans  un peuple aux abois. De leur côté, les colons, dont l'idée toute faite qu'ils avaient des Yana était aussi fausse que celle que les Yana avaient d'eux, exaspérés par les vols de bétail et la destruction  de leurs biens, craignaient pour leur vie. Le long de Deer Creek et de Mill Creek, comme partout ailleurs en Californie, les années de guerre de Sécession(1861-1865) furent  celles où l'hostilité entre Indiens et Blancs atteignit son paroxysme, se traduisant de plus en plus souvent, aprés une décennie de tension montante, par la lutte et la violence déclarées. 
Avec le recul, il semble que l'issue du combat n'ait jamais dû faire de doute et qu'il  était clair que les Indiens étaient condamnés. 

( à suivre) 
 
de ISHI de Theodora Kroeber 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 10:50

hirondelles-361459.jpg

( un clic )

Quand le Printemps devient le phare de nos jeunes années,
et le compte à rebours celles qui nous restent....
Nous aimons alors, avec plus de force encore ,
le Renouveau de la Nature, 
La Renaissance de Mère Terre
et nous savourons d'autant plus l'arrivée du Printemps!

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 11:17

Le tournant

En 1917, on signale plus de naissance que de décès parmi les Indiens. Ils sont désormais en voie de réapparition.

WOUNDED KNEE tir
Il y a seulement un siécle, en 1890, un jour galcé de décembre, c'était Wounded Knee, l'anéantissement des Sioux dans les grandes plaines du Dakota du Sud. . Cette même date marque aussi la fin de la Frontiére avec un grand F, cette ligne qui reculait toujours pour démarquer le "pays des cow-boys"de celui des Indiens.
C'était la fin du western.


Les Etats-Unis affirmaient alors leur présence - et par voie de conséquence, l'absence de résistance armée indienne - de la côte atlantique à la côte pacifique. La Conquête était terminée , les Indiens pacifiés et l'aide humanitaire remplaçait l'armée. Dans  les réserves la vie s'était organisée mais la survie était difficile.
Le début du XXe siécle marque le point  le plus bas du déclin démographique : deux cent mille à deux cent cinquante mille survivants semblent les fantômes d'un passé "sauvage" voué à l'oubli.


POW WOWfemmes

Ce qui est extraordinaire , lorsqu'on se penche sur l'histoire de Indiens au XXe S, c'est leur résurgence . Grâce à l'effet conjugué de l'amélioration de vie et d'un taux de natalité élevé, la population indienne marque un redressement rapide dès les années 1920. Elle en vient à doubler de 1917 à 1960, atteignant alors plus du demi-million. Elle va tripler au cours des vingt années qui suivent. Aujourd'hui, les Indiens des Etats-Unis sont plus de deux millions.




Il y a cinquante ans, au cours de la Seconde Guerre Mondiale, quelques vingt-cinq mille Indiens se joignent aux GI. Les marins navajos se distinguent dans la guerre contre le Japon en utilisant leur langue comme code secret;  un Indien Pima d'Arizona brandit le drapeau américain au sommet d'une montagne à la bataille d'Iwo Jima.


Ce qui est particuliérement remarquable, quand on examine l'histoire de ces cinquante derniéres années, depuis la derniére guerre, c'est le caractére unique de la présence indienne au sein de la société américaine; ce n'est que depuis 1924 qu'ils sont tous citoyens des Etats-Unis; ils sont membres de communautés à certains égards souveraines dans le giron du systéme politico-juridique américain, mais placées sous la tutelle et l'autorité du gouvernement fédéral.
Leur mobilité ( contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas "prisonniers" de leurs territoires) les conduit à se partager , par désir  ou par nécessité, entre les réserves et le monde extérieur.

Quant à leur regard sur l'Amérique, outre l'amertume propre à la "vision des vaincus", Rossel-Means-and-Irene-Bedard ACTEURS
il est empreint , selon les convictions exprimées par les leaders politiques comme par les artistes et les poétes, de la conviction d'entretenir des rapports privilégiés avec le sol américain, d'être en quelque sorte les gardiens du temple.

Comme l'a souligné l'hsitorien américain Alvin Josephy :

" L'Indien a survécu, posant au conquérant blanc un défi que beaucoup de non-Indiens, surtout aux Etats-unis, ne tolérent pas facilement même s'ils le comprennent : ils demandent de rester Indiens. Ce droit implique au fond le droit d'être différent, ce qui aux Etats-Unis va à l'encontre de l'orientation générale..."


On peut dire que la place des Indiens aux U.S.A aujourd'hui - parfois peu enviable mais incontestablement exeptionnelle - est non seulement un défi à l'ombre des conquérants d'antan mais aussi un défi à l' Histoire .
La présence indienne aux U.S.A passe par l'Histoire mais la dépasse. C'est le talent des leaders, des écrivains et des artistes indiens qui se sont fait connaitre au cours de ces derniéres décennies de l'avoir démontré en intégrant une dimension philosophique et spirituelle à leur action et à leurs oeuvres.

OUVRIERS AMERINDIENSEn fait , les Indiens ne sont pas des Américains comme les autres. La plupart d'entre eux se définissent par une double appartenance à la nation américaine et au monde traditionnel de leur communauté tribale. Cela les conduit à passer constamment d'un univers à l'autre, ce qui est pour certains source de déséquilibre , tandis que d'autres y voient le fondement indispensable de leur harmonie intérieure.
Les autres Américains, comme beaucoup d'Européens, s'étonnent que les Indiens défendent avec acharnement les réserves, s'obstinent à y vivre ou à y retourner fréquemment, au lieu de se fondre dans le grand corps de l'Amérique. A Washington, les administrateurs du Bureau des Affaires se sont succédé, tantôt partisans de la préservation des réserves, tantôt de leur disparition progressive. 

C'est justement parce que l'existence même des territoires indiens fut remise en cause auWELCOME KAHNAWAKE cours des années 50 qu'un courant de contestation se déclencha au début des années 60. Les Indiens ont tenu à démontrer , au cours des derniéres decennies , qu'en tant que premiers habitants du Nouveau Monde, ils comptaient conserver ce qui leur reste du continent et demeurer une minorité territoriale. 

Ils s'élevèrent contre la politique de liquidation des terre indiennes, amorcée au cours des années 1950, et par laquelle le gouvernement se proposait de mettre un terme à son statut de tutelle sur les réserves ( ainsi qu'à l'assitance financiére qui en découle) et comptait supprimer l'autonomie des gouvernements indiens. Ils voulurent maintenir la spécificité de leur statut; demeurer différents; continuer à évoluer entre deux mondes, pour préserver l'ancien.

(à suivre)

(de Terre Indienne - Autrement -)

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 15:00

SYMBOLE DE PAIX 1

Le Déserteur


SYMBOLE DE PAIX vaseMonsieur le Président je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
je ne veux pas la faire
je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C’est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
je m’en vais déserter

Depuis que je suis né
J’ai vu mourir mon père
                                                                             J’ai vu partir mes frèresSYMBOLE DE PAIX colombe
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Qu’elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j’étais prisonnier
On m’a volé ma femme
On m’a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J’irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens


SYMBOLE DE LA PAIX doigtsRefusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir
S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer.

Boris Vian (1920 - 1959)




SYMBOLE DE PAIX

 


J'écoute en ce moment de vieilles chansons qui me portent des années en arriére... certaines ont encore des messages forts et d'actualité! 
D'Amour et d'Amitié , d'autres sur la Nature, les montagnes et la richesse de notre Terre , et d'autres encore...
transmettent des messages de Révolte , décrivent les Guerres et l'Injustice.

Le Déserteur est une magnifique chanson, vous la connaissez tous.. j'en suis certaine !  je l'ai chanté de nombreuses fois et elle est restée dans mon" répertoire de musique à écouter" .. je ne pouvais pas l'écouter sans partager avec vous !!!

DES BISOUS       TOKSA AKE

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 14:55

 Avec sa fleur en trompette et son air timide, la jonquille symbolise le retour du printemps.

On nomme parfois la fleur :Jonquille  , mais souvent il s'agit d' un Narcisse ... la fleur est plus petite  ! je vous avoue que je ne fais pas la différence mais il me semble avoir planté les deux !!
Dans le langage des fleurs, elle signifie « Je vous désire » ou encore « Je me languis d'amour », alors que blanche elle symbolise l’égoïsme.
.
Photo LO 1661 

le narcisse puise sa légende dans la mythologie grecque. Narcisse était un très beau jeune homme qui rejeta avec mépris l'amour de la nymphe Echo. Pour le punir, les dieux décidèrent qu'il n'aimerait plus que sa propre image. En se penchant au-dessus d'une fontaine pour boire, Narcisse vit son reflet dans l'eau. Perdu dans la contemplation de son image, il se noya et fut transfomé en fleur...




Photo LO 1664Le crocus se multiplie facilement et naturellement d'une année sur l'autre sans entretien particulier.
Evitez simplement de lui couper les feuilles avant qu'elles ne soient fanées, il a besoin de restituer ses réserves après sa floraison.

Quand le crocus est planté en groupe, il forme de magnifiques nuages de couleur dans les pelouses. Cette fleur se cultive également très bien en jardinière sur les balcons...

Le nom crocus vient du grec krokos qui signifie « safran ».

Le safran est extrait de Crocus sativus .


Plus de 150 000 fleurs sont nécessaire pour produire un kilo de safran frais qui ne représentera qu'un cinquième de kilo, une fois séché
!





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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 11:42

Photo LO 1650(Mouche savoure les beaux jours !)

Premier Sourire
du Printemps

***

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : 'Printemps, tu peux venir !


Théophile Gautier (1811-1867)

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 09:54

LA VIE D'UN PEUPLE

LASSEN PARK manzanita lake Lassen Park et le Manzanita Lake
(Clic sur le Lac pour découvrir le parc.)

Le pays yana se trouve sur les contreforts du Mont Lassen. Traversé par les cours d'eau qui coulent de la montagne vers l'ouest et le sud-ouest , encadré à l'ouest par Sacramento River et au nord par Pit River, il se blottit dans l'angle formé par la rencontre des deux riviéres , sur un territoire d'environ 65 km de large sur 95 km de long. Au sud, sa frontiére passe non loin de Feather River.A l'ouest, elle s'arrête à 10-15 km du Sacramento , en évitant soigneusement la vallée.

 

Les Yana étaient moins nombreux et vivaient d'une façon plus rude que leurs voisins de la COW CREEKvallée, qu'ils tenaient pour des guerriers sans vigueur, sans couarge et sans mordant. Comme les tribus montagnardes du reste du monde, les Yana étaient fiers, braves, ingénieux et prompts, et les Maidu comme les Wintun, qui vivaient dans les terres basses, les redoutaient.

 

BATTLE-creek-falls-2Les contreforts du Mont Lassen ne ressemblent pas aux pentes douces et dégagées qui amorcent la Sierra Nevada. Le mont Lassen fait partie des Cascades, chaîne basaltique , qui est un volcan qui entre parfois en activité. Au-dessous de sept cent cinquante métres, les forêts de pins et de sapins s'éclaircissent , parmi des gorges creusées par les torrents; à cette altitude , on trouve ici et là des prés d'herbe grasse , mais à trois cent métres commence le chaparral, le maquis le plus dense qui se puisse trouver sur les versants occidentaux. C'est une région de violentes pluies hivernales , froide en hiver, brûlante en été, et traversée de torrents qui, phénoméne rare pour la Californie, coulent à plein débit même en été. Ces cours d'eau abondaient en poisson, particuliérement , et les Yana savaient avec précision à quel moment , pour chaque riviére ou creek, les passages étaient les plus importants, au printemps comme à l'automne, et jusqu'où les saumons remontaient.

LASSEN PARKOn peut se demander comment les Yana ont fait pour subsister dans un pays si ingrat. Il est bien vrai qu'ils menaient une vie précaire et qu'ils n'avaient jamais assez  à l'intérieur de leurs frontiéres. Ils battaient la campagne , chassaient jusqu'aux sources de Cow Creek, de Battle Creek, d'Antilope Creek, de Mill Creek et de Deer Creek, et jusqu'au Mont Lassen, qu'ils appelaient  Waganupa, le pzetit Shatsa, et qui était leur point de repére et leur borne-frontiére.

Ils entretenaient d'importants rapports d'échange avec leurs voisins. On venait deMILLcreek-falls-3 l'extérieur dans les prés salés des Yana se réassortir pour une saison en sel "noir" , un sel que les Yana recherchaient particuliérement comme condiment. De leur côté, les Yana allaient à la pêche et à la récolte des glands sur les territoires de leurs proches voisins.  La vie était dure et incertaine, et quand c'était nécessaire , il fallait savoir se battre pour elle. 
C'était dans l'ordre des choses.

Jusqu'à ce que les Blancs soient venus les encercler , les Yana menaient peut être une vie précaire ; il reste que l'ensemble de leur territoire , 6 000 km2, leur appartenait , sans contestation possible , et que, quand ils éprouvaient le besoin d'en franchir les limites, c'était en amis bienvenus ou en ennemis, pour piller et se battre, mais toujours face à leurs pairs. Le courage et la fierté des Yana étaient d'une nature moins tapageuse  que ceux des Indiens des Plaines. C'étaient ceux du résistant, du guerillero. Les Yana avaient survécu dans des circonstances difficiles en faisant appel à une tactique de surprise, de rapidité, de clandestinité. Cette même tactique , aux mains d'ISHI et de son petit groupe, devait prolonger d'un demi-siécle l'histoire des Yana, contre une supériorité adverse écrasante.
mont shatsa 2
Le monde où naquit ISHI était réglé par l'antique rythme yana des jours et des nuits, par la progression ordonnée et répétée des lunes et des saisons. 
Bien qu'il ait été trés jeune à l'époque où il connut cet univers dans sa plénitude et son authenticité, ISHI le revécut toujours avec nostalgie , amour et souffrance... 
( à suivre)


Avant de parler de la vie d'ISHI à San Francisco, je pense qu'il fallait vous donner le moyen de vous situer , de vous laisser imaginer leur lieu de vie et l'étendue de leur territoire...
Chose faite! des bisous à tous... SAN FRANCISCO 1911

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 01:51

Des lieux de mémoire, dont certains ont tout perdu sauf leur nom jalonnent l'immense continent d'est en ouest. Comme le pressentait au siécle dernier le poéte Walt Whitman, la présence indienne aux Etats-Unis demeure inscrite dans la topographie d'un pays à jamais résonnant des noms des Premiers Américains.

< Il y a des lieux que l'Histoire ne peut atteindre.>
Norman Mailer

-------------------------------------
NM SANTA FECertains lieux échappent à l'Histoire , mais se prêtent à la poésie, à l'expérience initiatique . Tels sont les lieux d'exeption qui, aujourd'hui encore, aux Etats-Unis , ont conservé une empreinte indienne. Ces lieux rares qui, au détour d'un chemin,
se révélent au voyageur tout en le révélant à lui-même, peuvent n'inspirer qu'indifférence à l'historien , mais ont marqué de leur sceau le coeur des écrivains, des artistes et des poétes.
C'est Taos, au Nouveau-Mexique, village indien millénaire,pôle d'attraction de nombreux artistes , en lequel D.H.Lawrence décelait la qualité de " l'inaltérable" , d'un site envoûtant où le voyageur se sent enfin " arrivé" ; c'est l'étrange intensité du nouveau-Mexique , " pays de magie " où, comme l'écrit Yves Berger , " l'esprit indien" est présent partout, "où l'espace entre en vous et vous donne l'impression que vous êtes immense à l'intérieur de vous-même" .
Ce sont les grands déserts d'Arizona , où la nature semble avoir échappé au temps et conserve une altérité qui renvoie à l'Amérique d'avant la Conquête.


Mais c'est aussi la majesté immaculée de certains paysages navajos, chers au coeur du poéte kiowa Scott Momaday, qui recélent par endroits la révélation de la nature absolue. C'est encore le mystére des grands espaces sioux, martelés par les pas des "danseurs du soleil" , immortalisés par le peintre Georges Catlin. Ce sont les villages perdus, égayés par le rythme multicolore des danses rituelles , qui font un moment oublier la misére environnante, dans la ferveur collective, au-delà des grandes solitudes des Badlands, parmi les vastes prairies d'herbe haute. 

La force des paysages américains, c'est aussi l'empreinte d'un passé qui n'est MINNESOTAéteint que dans la mémoire des hommes et que la nature a secrétement préservé. Comme le suggérait paradoxalement, Williams Carlos Williams, "l'Américain moyen est un Indien", un Indien qui aurait perdu son environnement naturel pour un univers industriel, mais qui, par son appartenance au sol américain, n'échappe pas à l'aimant des lieux de mémoire. 


La plus évidente illustration en est la carte des Etats-Unis qui est une évocation muette de l'Amérique indienne.
Plus de la moitié des états portent des noms qui n'ont rien d'anglo-saxon : 

ARIZONA drapeauAlabama, du nom d'une tribu muskogee; 
Arizona, dérivé du papago, qui signifie "petite source";
Connecticut, d'un nom mohegan , pour "longue riviére";
Minnesota, d'un mot sioux désignant , "l'eau trouble"....
Quant à l'Oklahoma , lieu d'exil puis terre d'adoption pour de nombreux Indiens , son nom veut dire en choctaw " terre des hommes rouges".
La liste est longue... et la mémoire s'attache  à certains termes  particuliérement évocateurs
.

 



Mais ils sont rarement commentés dans les livres d'histoire ; que reste-t-il , par exemple, des Algonquins Abenakis ou " peuple du pays de l'aube" sinon la poésie de leur nom? Et rares sont les missionnaires qui firent grand cas de l'orenda, mot iroquois, dépourvu d'équivalent exact dans d'autres langues , qui désigne l'esprit et l'essence mystique qui unit tous les éléments de la Création.  

Nombreux sont les mots qui ont ainsi été oubliés ou détournés de leur contexte. Il y a l'hôtel " Algonquin", la voiture " Cherokee"... et qui pense à un chef indien quand retentit le nom de Seattle dans un aéroport?



FENNIMORE KOOPEREn revanche, d'autres termes semblent s'être gravés à tout jamais dans la mémoire. On pense en particulier à Mohican, terme né de l'imagination de Fennimore Cooper, qui s'inspira de deux groupes existants, les Mohegans et les Mahicans, pour forger une appellation nouvelle et concevoir des Indiens à sa guise.
Si " le dernier des Mohicans" a amplement fait rêver, le mythe de l'extinction ds premiers habitants du Nouveau-monde lui doit aussi beaucoup. Qui veut entendre dire que le dernier des Mohicans n'est pas mort? et que quelques dizaines de Mahicans vivent encore dans le Connecticut ?

La fiction l'emporte ici sur la réalité : au fil des siécles, l'imaginaire a pris le relais des faits hsitorique et le stéréotype a remplacé le large éventail des réalités humaines.


WESTERN cinema
Le passé auquel renvoient ces noms a été expurgé des fantômes des Premiers Hommes grâce à des mythes fondateurs, il a été réinventé à mesure que la réalité indienne glissait dans l'oubli et était remplacée par le mythe du Peau-Rouge. Conforté par l'adhésion enthousiaste de tous ceux qui rêvaient d'une Amérique fabuleuse qu'ils n'avaient jamais vu, le mythe de l'Indien s'est peu à peu imposé partout et a finalement investi le monde de l'enfance , s'ancrant ainsi encore plus profondément dans la mémoire. C'est grâce à la force et - curieusement - à la séduction de ce mythe , qui basculait pourtant souvent dans la simple caricature, que les Indiens n'ont jamais disparu de la mémoire collective. C'est à cause de lui qu'ils ont  pendant longtemps cessé d'exister en tant qu'êtres humains à part entiére dans le regard des autres.( à suivre)


CINEMA CLAC

Terre Indienne -Collection Autrement -  





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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:09

 

MONUMENT VALLEY LUNE




Aprés le Jeu de Soleil,
Un hommage à la LUNE, 
qui me fascine tout autant!
J'aime la regarder danser dans les étoiles,
J'aime la regarder apparaître dans le bleu du ciel,
J'aime la regarder dans sa course nocturne,
Et je la salue chaque nuit...Regardez comme elle est belle! 

Il vous suffit de "pointer" sur la photo...

DES BISOUS           TOKSA AKE 



j'ai perdu mes articles , brouillons à moitié disparus...Sniffff! 
à demain donc! pas le courage de recommencer... Snifff! Snifff... Grrrrrr!   

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:19

TABLEUne vieille dame partage son dîner d'Anniversaire,
avec ses souvenirs...
et son gouvernant qui a fort à faire !!!!

MDR ...
une vidéo en noir & blanc,en V.O sous-titrée.

  En regardant cette vidéo, je "voyais"  mon grand-père rire aux larmes! ??


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