Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 00:00

(...) Nous estimons ces oeuvres avec les critéres de notre propre culture, c'est-à-dire que nous portons sur elles un jugement esthétique. Tel masque, telle statue nous satisfont plus que d'autres parce qu'ils correspondent mieux à notre idéal de beauté. Une bonne partie de l'héritage culturel de l'Amérique du Nord a ainsi été détruit par les premiers colons qui n'en voyaient pas la valeur.

De nos jours, des efforts considérables sont faits pour le préserver, parce que notre goût a évolué. Mais notre choix n'est pas forcément celui de l'indien ; il considérait avant tout l'efficacité.

 

(des liens sont inserrés dans la plupart des photos pour une meilleure approche de l'Art Amérindien )

 

Un dessin composé de quelques traits , maladroitement alignés, avait à ses yeux plus de valeur qu'une oeuvre habilement tracée, s'il invoquait des pouvoirs plus grands. Une pierre grossiérement taillée pouvait être son bien le plus précieux, même si un amateur d'art la juge dénuée d'intérêt (...)

 

ART AMERINDIEN quebecL'art indien est fréquemment naturaliste. Dans le Grand Nord, sur le manche d'un couteau ou la tête d'un harpon, étaient sculptés, ou ciselés, des figures humaines, animales, des objets familiers : un bateau, une maison, des instruments de culte. Ces figures étaient souvent entrelacées de dessins géométriques. On reconnait ici et là une baleine, un morse, un phoque, un ours, un oiseau ...

 

Parfois des scénes entiéres de chasse ornent le tuyau d'une pipe d'ivoire. AMULETTES INUITS civilization.ca

Sur les Plaines, les hommes peignaient sur des peaux tannées de bison, sur leurs chemises, leurs tipis, leurs tambours ou leurs boucliers, des chevaux, des oiseaux, des bisons...Le marron, le rouge foncé, le jaune, le noir et le bleu sont des couleurs essentielles. La plupart étaient obtenues à partir de terres. Les personnages apparaissent invariablement de profil, sans souci de perspective ni arriére-plan.

Les Pueblos incluaient parfois, dans la décoration de leurs poteries, des silhouettes d'oiseaux et des formes végétales stylisées. Sur les murs des salles souterraines des kivas figuraient des êtres humains, des animaux et des objets cérémoniels.

L'art du N-E a été en partie détruit par les colons qui le jugeait impie et sans valeur.

POTEAUX HAIDAS royalbcmuseum.bc.ca

Quelles motivations poussent l'homme primitif à faire figurer sur tout ce qui l'entoure des choses , des êtres, des formes qu'il peut contempler à l'état naturel ? Qu'est-ce qui incite l'Indien du S-O à sculpter un crapaud dans la pierre , ou l'Eskimo à tailler un phoque dans l'ivoire de sa pipe ? Se contenter de ne voir dans le crapaud qu'un batracien, et dans le phoque qu'un mammifére marin exotique est oublier que l'auteur de leur représentation ne les considérait vraisemblablement pas de la même maniére que nous.

Le crapaud préfigure la pluie dont dépendent les agriculteurs du S-O, le phoque MASQUESest nourriture, donc source de vie, pour les chasseurs de l'Arctique.Tous deux sont liés à des éléments essentiels de l'existence, et derriére eux se tiennent de puissantes forces surnaturelles. L'acte de sculpter la pierre ou ciseler l'ivoire n'entre pas dans le cadre des loisirs, n'est pas un luxe, mais une nécessité, au même titre que la "religion" dont ils font partie.

Art communautaire, dû vraisemblablement à des artistes spécialisés ou bien, à des activités privées : avant tout des gestes magiques, permettant aux hommes de se concilier la bienveillance des forces surnaturelles, dont leur survie dépend. En créant l'image du phoque, l'Eskimo crée le phoque lui-même; il l'attire à lui , il pense que son acte a suffisamment de pouvoir magique pour l'obliger à se présenter au bout de son harpon.

ETUI AIGUILLE ET DE A COUDRE INUIT rom.on.ca

Le facteur esthétique n'a qu'un rôle infime dans ce processus. Les Indiens évaluent les choses en termes de "bon" ou "mauvais", plutôt que de " laid" ou "beau". Le jugement esthétique est une invention des sociétés plus complexes (!!!) .

La beauté que nous reconnaissons aux oeuvres de ces peuples est sans doute issue, plus que du désir de plaire, de la puissance émotionnelle qui présida à leur création.

 

Terre Sacrée de Bramly S. ( Espaces libres -Albin Michel)

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Amérindiens
commenter cet article
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 01:18

Les Indiens d'Amérique du Nord, comme nombre de peuples dits primitifs,ART AMERINDIEN totem canada ignoraient généralement la notion d'oeuvre d'art. L'oeuvre d'art a, en principe, une fonction sociale. Elle répond aux besoins des classes les plus hautes d'afficher publiquement , ostensiblement, une position. Elle nait lorsque une société devient capable d'entretenir des artistes spécialisés, payer pour vanter le rang et les hauts faits d'individus privilégiés. Les cultures indiennes étaient , à quelques exceptions près, trop primitives pour s'offrir ce luxe.

 

ART AMERINDIEN vêtements perlage et broderieLes Indiens n'ignoraient pas le fait artistique. Simplement, ils n'attribuaient pas à leurs productions la même valeur que nous. Leurs oeuvres n'étaient pas destinées à être exibées, mais utilisées.

 

Un Indien du siécle passé serait bien étonné de rencontrer dans un musée un fétiche, un panier, une poterie, une parure ou un canot.

 

 

 

Il ne comprendrait pas leur place dans une vitrine : inutilisés, ils n'ont pour lui 2517599353 2aucune signification. Coupés de leur contexte, ils sont sans vie, sans valeur.

Les Indiens ornaient presque tous leurs biens. Les chevaux eux-mêmes étaient parfois peints, les vêtements brodés , agrémentés de plumes, de perles ou de coquillages. Chaque chose était décorée par son propriétaire.

 

L'art de la vannerie, du tissage, de la poterie était le domaine des femmes. Le travail du bois, de l'os, de l'ivoire, de la pierre revenait aux hommes. Ce que nous appelons l'art indien peut être divisé en 2 parties, qui ne se différenciaient peut-être pas à l'origine.

 

ART AMERINDIEN tipi decoreD'un côté, la décoration d'objets utilitaires: récipients, outils, armes ou costumes. Et il s'agit moins d'un art que d'un artisanat.

De l'autre côté, l'éxécution d'oeuvres à caractére religieux ou magique. Les deux allaient souvent de pair: les motifs géométriques qui, à nos yeux, ne font qu'orner une arme ou un vêtement sont souvent dictés par un impératif magique.

 

Et à l'origine l'impulsion artistique a vraisemblablement pour fondement le souci de s'attirer la bienveillance des Esprits , d'attribuer à des objets pratiques une toute-puissance surnaturelle.

ART INUIT minpaku.ac.jp( à suivre...)

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Amérindiens
commenter cet article
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 17:55

Meilleurs Voeux pour la Nouvelle Année ,

qu'elle vous soit  Douce et Sereine ! 

 


http://www.gifgratis.net/gifs_animes/pc/80.gif

 

  Mais avant tout, MERCI ...

A tous les blogueurs , ces amis au grand coeur

qui partagent avec brio, semant  joie et bonne humeur;
A tous ceux qui veillent chaque jour et, parfois la nuit
A distiller avec parcimonie chaleur et amitié...

Un autre coeur dans la Toile !

 

 

http://www.gifgratis.net/gifs_animes/planete/44.gif

 

N' OUBLIONS  SURTOUT PAS !

A l'aube de cette nouvelle année que

 Notre Terre Mère souffre par notre faute...

 

L'entendez-vous?

 

 

Pollution des mers et du ciel,

957a24b7-1-Détérioration des forêts;

Instinction des espéces animales et végétales,

 Gaspillage des ressouces naturelles...

et tant d'autres ... !!

Les guerres, les attentats,les massacres...

Oublions la haine, arrêtons les querelles ...
Main dans la main,ENSEMBLE

Semons l'Amour 957a24b7-1-

 Semons la Paix pour vivre en Harmonie

 

Pensons à nos enfants , à la nouvelle génération ,
Pensons aux pauvres gens qui ont faim

et froid,

 Pensons à la VIE tout simplement...

 

  LA-PAIX-SUR-LE-MONDE

 

 

 

Du plus profond de mon cœur, je  souhaite  une Bonne Année
 ...Pleine d'Amour , d'Amitié et de Fraternité,à la Terre entiére

 

Un Meilleur Avenir pour 2012...

 

  MITAKUYE OYASIN 

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans MESSAGES IMPORTANTS
commenter cet article
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 00:29

C' ETAIT UN BEAU RÊVE

 

"Je ne comprenais pas, alors, que nous avions atteint la fin amère.

Lorsque du sommet de ma vieillesse je fais un retour sur le passé,je vois encore les femmes et les enfants massacrés, jonchant le fond du ravin tortueux dans toute son étendue avec autant de netteté que si j'avais la scéne sous les yeux, comme à l'époque de ma jeunesse. Et je m'aperçois que quelque chose d'autre est mort dans ce bain sanglant, enseveli par la tourmente de neige.
Le rêve de tout un peuple... C'était un beau rêve...
l'alliance de la nation est brisée, dispersée aux quatre vents.

Le noyau n'est plus, et l'arbre est mort."
ELAN - NOIR

29-DECEMBRE-WOUNDED-KNEE.jpg


 

 

 

Au camp de Wounded Knee Creek, les Indiens reçurent l'ordre de s'arrêter pour être comptés méticuleusement ; ils étaient 120 hommes et 230 femmes et enfants. En raison de l'obscurité, le major Whitside décida d'attendre le lendemain pour désarmer les prisonniers. Il leur assigna un terrain dans l'alignement du camp militaire, du côté sud, leur distribua des vivres et, comme ils manquaient de toiles et de peaux de bêtes pour faire des abris, il mit à leur disposition plusieurs tentes. (...)
< Le lendemain matin il y eut une sonnerie de clairon ; soudain je vis des soldats monter  cheval et nous encercler. On nous annonça que tous les hommes devaient se rassembler au centre pour un interrogatoire puis qu'ils allaient être acheminés vers Pine Ridge. Grand-Pied fut transporté et installé devant sa tente et ses compagnons âgés furent groupés tout autour de lui. >
Aprés avoir distribué les biscuits pour le petit déjeuner, le colonel Forsyth informa les Indiens qu'ils seraient désarmés tout de suite.
< On nous demanda nos fusils et munitions . Nos armes furent entassées en faisceaux au milieu de l'enceinte > Les militaires ne semblaient pas satisfaits du nombre des armes rendues, aussi firent-ils fouiller les tentes par les soldats. (...)
Toujours insatisfaits, les officiers ordonnérent aux guerriers d'ôter leurs pagnes et  leurs couvertures afin de se soumettre à une fouille. Les visages des Indiens exprimérent la colére, mais seul le sorcier , Oiseau-Jaune, protesta ouvertement. Il esquissa quelques pas de la Danse Des Esprits et entonna un chant sacré, rassurant les guerriers en leur affirmant que les balles des soldats ne pouvaient pas traverser leurs vêtements sacrés. (...) Les soldats ne découvrirent que deux fusils sur les Indiens, dont l'un était un winchester neuf qui appartenait à un  jeune Minneconjou nommé Coyote-Noir. Le jeune Indien brandit le Winchester au-dessus de sa tête, s'écriant qu'il avait payé beaucoup d'argent pour cette arme et qu'elle était à lui.
< S'ils l'avaient laissé tranquille , il aurait déposé son arme à l'endroit indiqué. Mais au lieu de cela ils s'emparérent de lui et le tournérent vers l'est. Même alors il n'était toujours pas inquiet . Il ne pointait la gueule de son fusil sur personne. Son intention était visiblement de déposer son arme. Ils se jetérent sur lui et saisirent l'arme qu'il était sur le point de déposer. A peine l'eurent-ils fait tourner sur lui-même qu'on entendit une détonation, un claquement sec . Je ne pouvais dire si quelqu'un était touché, mais l'explosion fut suivie d'un bruit retentissant. >

Pendant les premiers moments du déchainement meurtrier, la fusillade fut étourdissante, et l'air devint suffoquant à cause de la fumée de la poudre. Parmi les mourants qui étaient étendus sur le sol gelé se trouvait Grand-Pied. Puis il y eut une bréve accalmie dans le crépitement de la fusillade, tandis que de  petits groupes d'Indiens et de soldats s'empoignaient dans un corps à corps acharné, utilisant des couteaux, des massues et des pistolets.  Comme seuls quelques rares Indiens disposaient d'armes , il ne leur restait qu'une seule chance : la fuite. Aussitôt, les mitrailleuses Hotchkiss ouvrirent le feu sur les fuyards, ratissant tout le camp indien, déchiquetant les tentes sous une pluie de balles , tuant hommes, femmes et enfants. (...)

Lorsque la folie meurtriére prit fin, Grand - Pied et plus de la moitié de son peuple étaient morts ou griévement blessés; officiellement 153 personnes furent trouvées mortes, mais bon nombre des blessés succombérent par la suite dans leur fuite désespérée.  Le total des morts approchait de 300 , or le clan avait compté initialement 350 hommes, femmes et enfants. (...)

Aprés avoir conduit leurs propres blessés au district de Pine Ridge , un détachement de soldats inspecta le champ de bataille de Wounded Knee, ramassa les Indiens qui étaient encore en vie ; comme à la fin de la journée une tempête de neige s'annonçait, les Indiens morts furent laissés sur place , gisant à l'endroit même où ils étaient tombés.
Arrivés à  pine Ridge, les baraquements étaient complets ; les blessés furent laissés dans les voitures sans toit, malgré le froid glacial, la nuit tombée, tandis qu'un officier partait à la recherche d'un abri. Finalement, on leur ouvrit les portes de la mission épiscopale, on en sortit les bancs et on répandit à l'intérieur de la paille sur le sol raboteux.

? ! ? ! ? ! ? ! ? ! ? !  ? ! ? ! ? ! ? ! ? ! ? ! ? ! ? ! ? ! ? ! ?

C'était le quatriéme jour aprés le fête de Noël
en l'an 1890 de "Notre Seigneur" . 
Lorsque les premiers corps déchiquetés et ensanglantés furent transportés dans l'église éclairée aux chandelles, ceux qui n'avaient pas perdus connaissance purent apercevoir des guirlandes de Noël suspendues aux chevrons sous le ciel ouvert.
Au-dessus de la chaire, à travers le sanctuaire, était étendue une banniére qui portait l'inscription peinte d'une main malhabile :

PAIX SUR TERRE AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE .

( TEXTE DE :ENTERRE MON COEUR à WOUNDED KNEE )
de DEE BROWN
  



           Un hommage à rendre au peuple amérindien ...
  sans oublier toutefois toutes les souffrances actuelles dans ce monde égoïste , 

 replié sur le " MOI JE ..."

en oubliant l'entraide,l'amour et l'amitié, le respect, la compréhension ,le partage, la différence...

 


Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Amérindiens
commenter cet article
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 12:23

x_3bcee183

 

 

 

vous souhaite  de http://www.gifgratis.net/gifs_animes/bougies_de_noel/15.gif

 

 

 

 

http://www.gifgratis.net/gifs_animes/noel_en_france/9.gif

 

http://www.gifgratis.net/gifs_animes/cloche_noel/38.gif

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Pensées....Priéres...
commenter cet article
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 15:44

FANTASTIC PHOTO

 

Sourire ! S'émerveiller ... des photos fantastiques, hautes en couleur.

Parfois tendre, complice, étonnante ou surprenante !

(il suffit d'un clic sur "la danseuse")

 

JOYEUX NOËL à TOUS

DES BISOUS dans la hotte du Père Noël pour tout le monde,

JOYEUSES  FÊTES et Bon Bout d'An..

 

TOKSA AKE

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Photos- Images...
commenter cet article
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 10:24

Art en bouteille

 

 

De l'Art en bouteille des Artistes du Pays du Soleil Levant !

Assez étonnant !!!

ALCOOL DE POIRE

 

 

 

Par chez nous, on se contente d'insérer un fruit  pour parfumer

l'alcool de poire , ou autres !!! 

 

 

Un clic sur "Oiseaux et cerisier en fleurs"

pour découvrir une série dédiée à cette art ...

 

 

 

 

BON REVEILLON DE NOËL http://www.gifgratis.net/gifs_animes/indiens/63.gif

ET JOYEUSES FÊTES  

 

DES BISOUS     TOKSA AKE

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans ICI OU AILLEURS...
commenter cet article
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 22:18

 

PEYOTL huicholLe culte du Peyotl se répandit lorsque les Indiens se résignérent à admettre leur défaite : l'homme blanc ne sera pas chassé d'Amérique. Tous les mouvements de renaissance passent forcément par deux stades: le peuple opprimé se révolte contre l'envahisseur dont il rejette la culture , puis, il admet l'impossibilité de l'entreprise et se borne à s'adapter à une situation dont il n'a pas le contrôle.

 

La bataille de Wounded Knee marqua la fin des espoirs indiens de renouer avec la tradition. L'époque des plaines immenses, vibrant sous les sabots des troupeaux de bisons, des espaces infinis, des riviéres poissonneuses, disparut définitivement avec ce dernier massacre.  Aprés Wounded Knee, les Indiens n'ont plus qu'une possibilité : tenter de survivre dans le monde de l'homme blanc, s'y adapter, en essayant simplement de conserver une indépendance spirituelle.

 

peyotlLe culte du Peyotl conserve l'élément essentiel des religions indiennes: rechercher le pouvoir magique nécessaire à la survie. Basé sur l'absorption d'une substance hallucinogéne, il procure à tous les fidéles des visions, donc la rencontre de forces surnaturelles. Le peyotl contient de la force en lui-même, il contient un Esprit ( que de nombreux Indiens appellent Mescalito ). Il se consomme rituellement lors de cérémonies communautaires.

Le peyotl est un petit cactus sans épines, dont la racine ressemble à une carotte; il est couvert à son sommet de protubérances arrondies : les boutons.Ils sont mangés frais ou séchés. La racine, découpée et cuite, sert à la préparation d'une infusion. Consommé en quantités sufisantes, le peyotl produit des hallucinations, il modifie la vision, enrichit formes et couleurs, intensifie les sens de l'ouïe ou du toucher. (...) L'étude du peyotl n'a jusqu'à présent prouvé aucune accoutumance.

En 1951 , ds ethnologues en essayérent sur eux les effets : << Le peyotl n'est ni un excitant ni un stupéfiant; il n'entraine aucune incoordination musculaire; il n'y a pas de séquelles, et l'usager habituel n'est victime ni d'une tolérance ni d'une dépendance accrues. >>

 

Le peyotl a une longue histoire derriére lui. Les Aztéques le consommaient pour se soulager de la PEYOTL art tarahumarafaim, de la soif ou de la fatigue, pour retrouver des objets perdus , pour prédire les intentions d'un ennemi ou des fluctuations météorologiques , pour revitaliser un convalescent...

Les Huichols lui consacraient une cérémonie annuelle, comportant un pélerinage jusqu'aux montagnes où il pousse à l'état sauvage. Le peyotl franchit la frontiére des U.S.A à la fin du XIXe siécle. Les Kiowas et les Apaches , qui pillaient réguliérement leurs voisins mexicains, en furent sans doute les premiers importateurs. Aucun autre peuple ne recherchait les visions avec une telle ardeur que les Indiens des Plaines. L'alcool connut chez eux un succés immense, parce qu'il permettait le déréglement des sens, avant d'achever leur déchéance. Le peyotl remplaça avantageusement le whisky. Il était une échappatoire à l'humiliation de la défaite. Il permettait de maintenir vivante une tradition, une identité. Il se répandit comme une trainée de poudre du Mexique jusqu'au Canada à travers les Grandes Plaines.

 

La religion du peyotl reçut le nom de

" Native American Church ".

 

Elle est aujourd'hui la religion indienne la plus pratiquée au Nord du Mexique.( note de 1968 )

Sa doctrine comprend un mélange d'éléments chrétiens et d'idées indiennes. Elle repose sur la croyance en des pouvoirs surnaturels octroyés par des Esprits à l'homme, aux choses,

aux animaux, aux éléments...

Dans les rangs des Esprits on reconnait un Père, un Fils, et un Saint-Esprit, ainsi qu'un diable et

des anges. Dieu correspond au Grand Esprit . Jésus au héros culturel, à l'esprit tutélaire par excellence . Le nom de diable recouvre toutes les forces hostiles à l'homme. Les éléments du

culte sont, eux, typiquement indiens : sifflets d'os d'aigle, plumes d'aigle, encens de cèdre, sauge sacrée,loge ouverte à l'Est, particpants à l'Ouest, danses, chants, cérémonial en quatre temps...


 

Taos est le seul village pueblo à pratiquer le culte du peyotl. La cérémonie est tenue tous les samedis PEYOTL le culte des indiens Huicholssoir. Le Chef du Feu enflamme sept bûches en frottant deux silex. Un autel de sable blanc est tracé en forme de croissant, les pointes faces à l'Est. Le Chef du Peyotl place quelques boutons de peyotl à l'intérieur du croissant. Puis il s'assied et roule dans une feuille de maïs une cigarette qu'il passe à la ronde. A ses côtés s'asseyent le Chef du Tambour, le Chef du Feu, et l'Homme du Cèdre qui a la charge des herbes odoriférantes ; tout autour se tiennent les participants. (... )

 


PEYOTL huichol

 

Les visions surgissent peut-être une demi-heure plus tard. Il serait faux de ne voir en elles qu'un film coloré se déroulant devant des spectateurs impassibles. Il s'agit plutôt d'un dialogue entre l'homme et une force mystérieuse révélée par le peyotl , en qui les Blancs voient une formulation inetlligible de l'inconscient. Ce dialogue s'établit le plus souvent sous forme visuelle. L'Indien s'interroge sur l'organisation de l'univers, la place de l'homme dans le cosmos, sa propre nature, le monde des Esprits, et les réponses arrivent sous forme de diagrammes colorés, d'apparitions lumineuses, de symboles explicatifs. Questionné plus tard sur le sens de ses visions, l'Indien ne peut en formuler verbalement la description : elles ne sont pas au niveau de l'anlyse discursive, mais de la compréhension directe. Elles appartiennent plus au phénoméne poétique qu'à celui de la philosophie ou des mathématiques.

 

Vers minuit, les fidéles se désaltérent et partent poursuivre leurs expériences dans l'obscurité de la nuit. A leur retour, l'Homme du Cèdre les purifie et ils avalent de nouveaux boutons. Chants et roulements de tambour ne s'interrompent plus jusqu'à l'aube. Lorsque le soleil entre dans la loge cérémonielle et inonde de sa lumiére le croissant de l'autel, ils boivent à nouveau quelques gouttes d'eau et une femme leur sert de la nourriture. Ils mangent ensemble puis se couchent sur le sol où ils dorment jusque vers  le milieu du jour.

PEYOTL PLUMES

En 1918, quelques groupes chrétiens du Bureau des Affaires Indiennes firent pression sur le Congrés afin de prendre des mesures sévères contre l'usage du peyotl. Ils prétendirent , sans fournir de preuves, que les rites dégénéraient invariablement en orgie, ils parlérent d'immoralité ainsi que de troubles psychiques et psychologiques. Les Indiens, décidés à prendre le chemin de la légalité, prouvérent la fausseté de toutes ces affirmations. En 1940 se tint au Mexique la premiére conférence réunissant des représentants de toutes les tribus d'Amérique du Nord. Il fut établi que la route du Peyotl était une communion au même titre que l'Eucharistie, et que son usage, loin de devoir être interdit, était plutôt souhaitable, parce qu'il permettait de lutter efficacement contre l'alcoolisme et l'inadaptation sociale sous toutes ses formes.

 

<< Le peyotlisme est un mode de vie autant qu'une religion.

Une vie adaptée aux exigences du présent  et aux espoirs de l'avenir. >>


PEYOTL huichol

 

Terre Sacré de Bramly

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Amérindiens
commenter cet article
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 00:09

CLIN D OEIL CHATON
CLIN D OEIL CHATON
 

 

HAU mes ami(e)s

j'espére que vous avez passé un beau et bon W.End avec du soleil ,

même si le vent ne faiblit pas  GrrrrrRRRrrrr....

je suppose beaucoup de préparations pour tous à la veille du Réveillon

" Itou for me.".. c'est une période où nous pouvons remarquer entre Blogueurs, des silences, des absences mais "no souci"...

tout redémarre pour la derniére ligne droite avant le Nouvel An !!!

 

DE JOYEUSES FÊTES à tous,

UN BON BOUT D'AN et à très vite !

 

DE GROS BISOUS       TOKSA AKE

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Pensées....Priéres...
commenter cet article
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 11:08

           La chèvre des montagnes italiennes a choisi un endroit pittoresque pour s'alimenter :

le Barrage del Cingino !

Son alimentation est variée et ne manque pas dans les Alpes , je le suppose ! 

bizarre attitude mais qu'elles sont drôles ces chèvres italiennes!!!

( clic sur la photo pour visionner ce pps)

-----------------------------------------------------------

Le régime alimentaire du chamois est strictement herbivore. Mais son menu varie, en fonction de la végétation disponible, d'une saison, d'une année ou même d'un individu à l'autre. Quand il le peut, ses choix se portent sur les herbacées, de préférence, les graminées et les légumineuses; il évite soigneusement les herbes plus grossières, comme le carex, et les plantes aromatiques, comme la menthe.

   Il n'arrache pas la végétation, mais la saisit délicatement entre ses lèvres, contrairement au mouton, qui tond les plantes à la base. Lui, n'en prélève que la partie supérieure ; à juste titre, car elle est plus tendre et plus savoureuse.

DIGA DEL CINGINO 

Le chamois vit en moyenne montagne, de préférence entre 1 800 et 2 000 m, à cheval sur deux milieux : la forêt et la prairie d'altitude. Ses variations d'altitude dépendent des saisons.

   C'est au printemps qu'il descend le plus bas, car il est affamé après les restrictions de l'hiver, au cours duquel il peut perdre de 25 à 40 % de son poids. On le rencontre parfois jusqu'au fond des vallées, entre 600 et 800 m, broutant les herbes nouvelles, les jeunes pousses et les bourgeons. Selon le naturaliste et dessinateur animalier suisse Hainard, il adore manger les crocus.

   Au fur et à mesure que les jours rallongent et se réchauffent, il remonte vers les sommets. En été, il cherche sa nourriture jusqu'à 3 000 m, choisissant, pour ce faire, les heures fraîches de la journée (matin et soir) et se reposant au soleil de midi. Les graminées constituent alors la base de son alimentation. Il apprécie aussi le plantain et le trèfle, sans dédaigner les feuilles des framboisiers et des groseilliers sauvages, les baies ou les champignons (bolets et lactaires). R. Pflieger l'a vu brouter des rameaux arbustifs, et même du houx.

   En hiver, lorsque les abondantes chutes de neige masquent l'herbe des pâturages, il descend dans la forêt où il commence à manger plus tard le matin, et principalement à midi, quand il fait moins froid. Il se contente alors des herbes sèches, des mousses, des lichens, voire de la bruyère et de tout ce qu'il trouve en grattant la terre. Bien qu'il préfère les feuillus aux résineux et qu'il savoure, dès qu'il en trouve, les rameaux des sorbiers, des hêtres, des cornouillers et des bouleaux, il sait se contenter du feuillage des conifères. Même l'if, toxique pour les autres ruminants, lui convient.

   Pour satisfaire son besoin de sels minéraux, en particulier au printemps lorsque son pelage se renouvelle, il lèche les suintements salés des rochers ou, mieux, les pierres à sel que les bergers disposent à l'intention des moutons. Parfois aussi, il mange un peu de sable.

   Il trouve la majeure partie de l'eau qui lui est nécessaire dans les végétaux qu'il consomme. En été, il commence à se nourrir avant l'aube, profitant ainsi de la rosée déposée sur les feuilles. Sauf en période de sécheresse, on voit rarement un chamois en train de s'abreuver dans un torrent ou un lac.

 

larousse.fr

Repost 0
Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Nature
commenter cet article

Le Tipi ...de Dream-Ptewi

  • : Le blog de DreamOKWA
  • Le blog de DreamOKWA
  • : " AMERINDIENS PASSION "... la Nature, ma vision du monde , mes lectures...et les peuples Amérindiens . Partager et communiquer...
  • Contact

Bienvenue chez DreamOkwa

Feeling_Grizzly-1600x1200.jpg

Un Sujet = Un Article ...

Bury my Heart at Wounded Knee

  WoundedKnee.jpg-29.12.1890.jpg

 

 

 

 

 

 

Archives

Traduction ou Gifs

 

Englishblogger

Englishblogger

españolblogger

deutsch

 

Gifs et compagnie

blogger

ANNUAIRE POUR LES NULS.

 

 

 

 

 

le Cercle des Passions

indian_bear.jpg

indian_turtle.jpg6a00d83516889e53ef00e54f39af358834-800wi.jpgla-terre-entre-nos-mains.jpg

LUNE-FROIDE.jpg