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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 20:35

Un coup de pompe ce soir...
à demain !
même Mouche , qui dort pendant que je vous écris....

DES BISOUS        TOKSA AKE

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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Au tepee de PteWi
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 20:05

... Or il advint qu'un hiver la tribu se trouva sans nourriture. De fortes tempêtes de neige empêchaient les guerriers de sortir chasser. La faim commençait à se faire sentir dans le campement.
Tatanka Winja dit alors à son époux:
- Je n'aime pas voir des enfants souffrir ainsi. Nous allons faire quelque chose pour notre peuple. S'il te plait, va ramasser quelques plumes de corbeaux qu'on trouve au pied des arbres.
Takonagu avait foi en son épouse et il ne tarda pas à lui ramasser ce qu'elle demandait. La jeune fille rassembla les plumes et leur souffla dessus en disant:
-Allez trouver mes fréres de la prairie, et dites-leur que Tatanka Winja a besoin d'eux car on peuple a faim. 

Aussitôt, le bouquet de plumes se transforma en un jeune corbeau qui quitta le tipi par le trou d'aération de la tente. Il vola à tire -d'aile et alla prévenir le peuple des bisons.
Tatanla Winja demanda alors au pére de son époux de réunir le Grand Conseil de la tribu et, devant l'assemblée des hommes, elle parla en ces termes:
- Construisez bien vite un enclos et laissez-en la porte ouverte car des bisons viendront bientôt nous rendre visite.
En voyant les regards sceptiques de certains guerriers, elle ajouta:
- Je sais que je ne suis qu'une faible femme mais je tiens de mes fréres à quatre pattes les pouvoirs d'une forte magie.

Elle s'empara d'une peau de jeune bison qui reposait sur le sol. Elle la secoua quatre fois et le jeune bison reprit vie. Il sortit du tipi en meuglant pour s'enfuir vers la prairie.
Alors les Anciens comprirent que Tatanka Winja disait vrai. Les guerriers se mirent aussitôt à construire un grand enclos avec des rondins de bois, et tous attendirent avec impatience.
A l'aube, un grondement de sabots vint secouer la prairie enneigée. En silence, les bêtes entrérent dans le campement et s'engouffrérent dans l'enclos. Les hommes refermérent la porte et ils s'apprêtaient à les massacrer pour se gaver de leur viande, lorsque tatanka Winja les prévint d'un ton ferme:
- Ne tuez que les bêtes dont notre peuple a besoin... et prenez soin de relâcher les autres. 
Les guerriers ne tuérent donc qu'une dizaine et laissérent les autres bêtes s'en aller. 

Ainsi fut conclu le pacte ente la tribu de la jeune fille et le peuple des bisons. 

Le soir, lors du banquet où toute la tribu était rassemblée, le chef demanda à la jeune fille d'où elle tenait son pouvoir.
tatanka Winja raconta comment son berceau s'était renversé sur le travois d'un chien et comment elle avait été élevée par ses fréres bisons. Le vieux chef se souvenait de ce triste événement.
- Tes parents sont morts, lui dit-il. Mais ta grand-mère vit encore. Et c'est elle qui t'a recueillie lorsque tu es revenue parmi nous. 
La bonne vieille en pleura de joie et toute la tribu entonna des chants de fêtes.
Tatanka Winja leur enseigna alors la danse sacrée du bison qui est encore en vigueur chez les Lakotas. Puis elle s'écria:
- Désormais nos peuples sont liés. La chair du bison nous préservera de la faim et sa peau nous protégera du froid. Mais nous devrons toujours l'honorer et  ne jamais le massacrer  inutilement. Tant qu'il y aura des bisons dans la prairie, le peuple Lakota vivra. Mais lorsque les bisons disparaitront, ce sera la fin de l'homme rouge.


-Puisse ce jour ne jamais arriver , murmura le vieux chef, en tendant un crâne de bison dans les Quatre Directions de l'Univers. 

FIN 


( une légende pour les enfants mais qui a grand besoin
d'être connue par les adultes , je pense! )




La Nature donne ,  Respecter-La ! 
Tout sera Harmonie.... 


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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Contes et Légendes
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 01:31

Elle apprit d'elle tout ce qu'une jeune fille doit savoir pour survivre. Mais elle ne se mêlait guére au reste de la tribu car la vieille femme était comme elle, farouche et sauvage. Pourtant un jour, alors qu'elle ramassait du bois pour sa grand-mère, Takonagu, le fils du chef, l'aperçut. Il en tomba sur-le-champ éperdument amoureux. Il parla avec elle, et Tatanka Winja lui apprit dans quel tipi misérable elle vivait, en compagnie de sa vieille grand-mère. Mais, loin de le repousser, tant de sincérité réchauffa plus encore le coeur de Takonagu.

Dès le lendemain, il rassembla les plus beaux des cadeaux et se présenta devant le tipi.
Tatanka Winja le fit entrer, et ils s'assirent autour du feu. On parla de la pluie et du beau temps... Puis, comme c'était la coutume, le jeune homme demanda si ses présents étaient acceptés.
La vieille femme interrogea alors du regard Tatanka Winja. Celle-ci prit une poignée de paille entre ses doigts et la jeta dans le foyer. Le coeur de Takonagu bondit dans sa poitrine. Ce geste signifiait que ses cadeaux étaient acceptés. Ils étaient dès lors fiancés.
La grand-mère les laissa seul dans le tipi afin qu'ils fassent mieux connaissance. Et le soir, quand Takonagu retourna voir ses parents, ses yeux brillaient comme deux soleils.
Tatanka Winja était, elle aussi, éperdument heureuse. Mais elle aperçut un voile d'inquiétude dans le regard de sa grand-mère.
- Qu'y-a-t-il donc? demanda t-elle. N'approuves-tu pas notre mariage?
La vieille femme la rassura. Au contraire, cette idée la remplissait de joie. Mais l'usage voulait que l'on réponde aux cadeaux par des cadeaux. or elles étaient si pauvres toutes deux qu'elles n'avaient rien à offrir... La vieille femme en était honteuse.
- Ne t'inquiétes pas, grand-mère, j'ai des amis qui pourront nous aider.
Elle sortit discrétement ramasser une bouse de bison séchée; et durant la nuit, pendant que sa grand-mère dormait, elle murmura à l'intention de la bouse séche:
- Fréres bisons, fréres bisons, je vous appelle car j'ai besoin de vous. Demain je dois aller rendre visite aux parents de mon bien-aimé. Aidez-moi, afin que nous n'y allions pas les  mains vides et aussi pauvrement vêtues.
 
Puis elle s'endormit confiante dans le pouvoir des seigneurs de la prairie.
A l'aube, quand elles sortirent ,devant la tente elles trouvérent une montagne de vêtements, de tuniques, de mocassins brodés et de cadeaux de toutes sortes. La vieille n'en revenait pas. Elle comprit que sa petite-fille avait des amis très puissants!
Elles échangérent leurs pauvres guenilles contre les somptueuses parures et partirent, les bras chargés de présents, rendre visite aux parents de Takonagu.
Le vieux chef fut émerveillé par l'élégance de sa nouvelle belle-fille et par la qualité des cadeaux.
- Je suis ravi de ton choix, dit-il à son fils. Toute notre famille est honorée de ette alliance avec tant de grâce et de beauté.
Et il ajouta à l'intention de Tatanka Winja et de sa grand-mère:
- Demain, à notre tour, nous vous rendrons visite.
Le soir, la jeune fille reprit sa bouse de bison et lui murmura:
- Merci pour tout ce que ton peuple a déjà fait pour moi. Mais j'ai encore une demande . Demain, les parents de mon bien-aimé doivent nous visiter . Je ne peux hélas, pas les recevoir dans ce vieux tipi mité et rempli de fumée. Aidez-moi, aidez-moi, fréres bisons!
Confiante, elle se rendormit. Au matin, elle prit la grand-mère  par la main et sortit sur le seuil de la tente. Il y avait là un nouveau tipi, immense et magnifique, entiérement recouvert d'épaisses peaux de bisons fraîchement tannées.  La vieille femme se doutait désormais des pouvoirs merveilleux de celle qu'elle appelait sa petite-fille, aussi ne s'étonna-t-elle qu'à moitié d'un tel prodige.

 

Mais quand arrivérent Takonagu et ses parents, ils furent saisis d'admiration. Jamais ils n'avaient vu une demeure aussi somptueuse !

- Je te croyais pauvre, murmura Takonagu à la jeune fille.

- Oui, répliqua t-elle, mais j'ai des amis puissants qui peuvent m'aider quand le besoin s'en fait sentir.
Et tous se contentérent de cette explication.

Car dans le monde des Indiens, le mervveilleux fait partie de la vie, comme l'eau que l'on boit et l'air que l'on respire.

Les deux époux furent donc unis par le mariage et ils vécurent ensemble trés heureux , même si parfois d'autres jeunes femmes jalousaient  la chance de Tatanka Winja.

Les années passérent......
( à demain!!!!!)

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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Contes et Légendes
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 22:21


 clic sur le chaton !

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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Nature
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 14:00

Chez les indiens Lakotas, la vie de la tribu est toujours liée à celle des bisons qui leur fournissent la viande pour manger et les fourrures pour avoir chaud.
Aussi lorsque les grands troupeaux de ces bêtes se déplacent vers le sud, la tribu doit lever le camp pour les suivre.
Souvent en toute hâte ! mais les femmes , à qui incombe ce travail, sont expertes à démonter , en un temps record, les poteaux de tentes et à fabriquer des travois pour porter tout ce que la tribu doit amener avec elle.

( peinture de Howard Terpning)

On raconte qu'un jour , au cours d'un de ces déplacements de printemps, une femme mit, comme c'était la coutume, sa petite fille sur un travois tiré par un chien.
Elle la fixa solidement avec des sangles de cuir et resta près d'elle pour la surveiller durant le voyage. Mais hélas , alors que la longue caravane  du peuple Lakota traversait la grande prairie, un liévre déboula sous les pattes du chien. Celui-ci se lança alors aussitôt à sa poursuite. La femme eut beau crier pour le rappeler, le chien courait et courait, traînant le travois qui brinquebalait. Il dévalait les collines sur les traces du liévre. Il sautait  par-dessus les buissons. Mais toujours le liévre lui échappait en changeant brusquement de direction et l'entrainait de plus en plus loin. Le chien était comme fou.Jusqu'à la nuit tombée, il courut après sa proie qui finit par lui échapper en se glissant dans un terrier.

Lorsqu'il se retourna langue pendante vers la longue caravane des hommes, la petite fille n'était plus sur les claies du travois. On dressa en hâte un campement de fortune et, à la lumiére de torches de résine, toute la tribu battit les buissons à sa recherche.
En vain ! Le chien avait fait tant de tours et de détours qu'il fut impossible de la retrouver.
Le lendemain, à l'aube, la tribu dut poursuivre sa route, abandonnant la petite fille, sans doute dévorée par quelque bête sauvage !

Mais la petite fille n'avait pas été dévorée. Dans sa course folle, le chien l'avait perdue au milieu des buissons; et ces pleurs avaient attiré auprés d'elle un grand bison mâle qui paissait là avec ses sept femelles.
- Qu'allons-nous faire de cet enfant d'homme? demanda le bison mâle.
- Nous ne pouvons l'abandonner. Elle mourait ainsi sans protection, répliqua l'une des femelles.
- Adoptons-la , proposa une autre. Nous l'appellerons Tatanka Winja ( ce qui signifie " Fille des Bisons" ) .
( peinture de Anthony Chee Emerson )

Et ainsi fut fait ! La fillette grandit au milieu des seigneurs de la prairie. Elle vivait comme eux, jouait avec eux et se réchauffait la nuit contre leur pelage épais. Pour se nourrir, elle préférait cependant les baies et les fruits des arbres plutôt que l'herbe grasse des près. Les années passérent. Puis, lorsqu'elle devint une jeune fille, le vieux bison mâle l'appela auprés de lui.
- Tu es grande désormais et je dois te révéler un secret. Tu n'es pas vraiment de la nation des Bisons. Tu es une enfant d'homme. Nous t'avons élevée pour t'éviter de mourir. Mais il est temps pour toi de retourner parmi les tiens. Va les retrouver ! Ils campent derriére ces collines... Mais n'oublie pas , tu resteras toujours chère à nos coeurs. Si un jour tu as besoin de nous, n'hésite pas à faire appel à notre peuple.
Car pour nous tu es à jamais Tatanka Winja.

La jeune fille se serra tendrement contre la fourrure du vieux bison. Elle embrassa tous les amis qu'elle s'était faits parmi la horde, puis elle prit le chemin des collines.

Elle était triste d'abandonner ceux qui l'avaient adoptée mais, en même temps, elle brûlait d'impatience de voir à quoi ressemblait le peuple dont elle était issue.
En arrivant au campement, elle fut accueillie par un groupe d'enfants qui jouait avec une balle. Mais ils se moquérent d'elle car elle était sale et ne portait pas de vêtements. Certains même lui jetérent des pierres. Alors une vieille femme s'interposa. Elle gronda les enfants pour leur méchanceté et prit Tatanka Winja avec elle. Elle la lava et lui donna des vêtements.

Désormais Tatanka Winja vécut avec la vieille femme qu'elle appela Grand-Mère...

( Contes et Légendes de Michel Piquemal)

 


Bientôt la suite ..... si vous voulez la connaitre ???
des bisous , bonne fin de journée !
 

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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Contes et Légendes
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 15:34

Le cinéaste pense avec les yeux ou les oreilles,
le peintre avec les mains.
La littérature est un refuge ;
elle approfondit la vision du monde.

Jean-luc GODARD

 

Le monde matériel est un embléme,
un hiéroglyphe du monde spirituel.

Pierre-Simon BALLANCHE




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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Pensées....Priéres...
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 10:34

<< Le réel n'est ni un ni multiple mais comparable aux reflets vus dans le miroir dont on ne peut dire qu'ils soient un ou multiples ! unité et variété, absolu et relatif n'étant que des constructions mentales...>>
( L.Silburn)
& & & & & & &  & & &

<<.... L' "esprit" et la "chair" ,e sont  pas différents, car la "chair" n'est que la concrétion passagére de l'esprit, et que le corps n'est autre que de l'énergie. L'Esprit n'est pas du côté du "mental", à savoir un "épiphénoméne", mais la Réalité pré-phénoménale. La "spiritualité" des sociétés de marchands, religieuse, monothéiste, rationaliste et moraliste, tératologique donc, est un contresens majeur et littéral, définitif et rédhibitoire ; elle considére l' "esprit" du côté de la "pensée", de l' "épiphénoménal" - c'est pourquoi ces sociétés considérent aussi la "spiritualité" comme quelque chose d' "irréel", de "surajouté", de solennel et facultatif, une vapeur contingente émanée de la prétendue "vie quotidienne" crue fondamentale. En bref, les hommes "modernes" grossiers vivent dans le "concret" , c'est-à-dire dans la fiction rationnelle, tandis que les "primitifs" se meuvent dans l' "abstrait", c'est-à-dire dans l'esprit, où tout est réel. Don Juan dit à Castaneda : < Tout arrive réellement >.
L'esprit est pré-somatique, l'origine, l'énergie (shakti) le lieu du vrai retour, l'agent des métamorphoses ; il n'y a pas , en lui, de différence entre une "fleur d'air" et une fleur des champs, comme le disent les Shivaïtes.

" Des gens comme les Amérindiens qui ne font pas de distinction entre le rêve et l'état de veille, sont capables de types de projection  ou de "transfert" qu'ils expérimentent comme des "transformations". "

Il n'importe pas plus que cela ait un sens pour la mentalité occidentale, qu'il n'importe, par exemple, que les écrits de Carlos Castaneda soient considérés comme factuels ou fictifs!  ( Hehaka Sapa dit: " Que cela soit arrivé ou non, je n'en sais rien; mais si vous y pensez, vous pourrez voir que c'est vrai". )
La "lumiére de l'esprit" est aussi le "feu de l'esprit" permettant l'achévement , la "transsubstantiation", la "fin du monde immédiat" , qui est la clef de voûte du shivaïsme authentique, l'ignition par "le feu de la conscience".
Retrouver l'origine de la race, c'est un acte extrarationnel, ce n'est pas une extraversion noétique - mais, si l'on veut une introversion , un retour à ce que les gens du Ch'an et du Tao appellent le "visage originel", "celui que l'on avait avant sa naissance". -
Comme le soulignent Vine Deloria et Jamake Highwater, la "religion" ne peut être, au sens archaïque, une affaire  "individuelle". L'homme archaïque est naturellement un "réaliste ontologique" ; en lui, c'est la "tribu", la "nation", la "race" qui vit ; et aussi, et c'est finalement la même chose , la "nature" prise au sens de "natura naturans" ; c'est en ce sens que l'on peut dire que les comportements sacrés archaïques sont des "religions naturelles" , tandis que les pratiques monothéistes et humanistes , sont des "religions contre-nature" , fondées sur la notion erronée de "substance individuelle" et de "personnalité".

Le h-men ( chamane en langue quitché) "est celui qui connait les secrets des ancêtres" ;  pour don Pablo, écrit Richard Luxton à propos du "chamane" maya avec qui il a lié amitié, "les ancêtres indiens et la tradition étaient synonymes de Dieu même" ;
"les paroles et les coutumes des Anciens étaient des visions de Hunabku ,
l' "unique Dieu Vrai" (1) précolombien , qui étaient le fruit de leurs visites au coeur du Ciel".
"Les h-menob , les véritablement puissants, sont seulement des esprits" , dit encore un maitre maya - c'est-à-dire , en quelque sorte, des "supérieurs inconnus" ,
les six Tunkasila, régents des six directions , auquels Héhaka Sapa dédie ses mémoires.

& & & & & & & &

(1) la notion de "Dieu Unique", différente de la signification personnaliste et rationaliste; Wakan Tanka est un nom collectif, et qui est la plénitude de la "nature" (= Natura Naturans) toute la Nature , toute l'énergie. Le rapport de l'homme avec la nature, si l'on peut se permettre cette expression tordue, est énergétique, et non "gnoséologique" au sens réflexif. D'où cette notion de pouvoir (= skrt Shakti , lakota Skan ).

(extrait de Crazy Horse -chamane et guerrier- de Dubant Bernard)

Je tenais à écrire cette "entrée en matiére" avant de parler de Hehaka Sapa ( Black Elk speaks)...

DES BISOUS   réels ou irréels????

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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Mes lectures - mes passions...
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 23:29


<< Quel est ce cri? cette voix que le vent apporte; il est pareil à un rêve qui parvient à la conscience du rêveur , comme une voix désincarnée...
C'est l'un des rêves les plus forts qu'on puisse faire.
Dans "mes" traditions culturelles, on considére que ce que dit cette voix en rêve vient directement de l'âme.

Les rêves de voix désincarnée, peuvent, dit-on, se produire à tout moment, mais ils ont lieu surtout quand une âme est en détresse. Alors le Soi profond monte et l'âme de la femme parle, lui dit ce qui va se passer. Si nous ne venons de notre propre chef, si nous ne prêtons pas attention à nos propres saisons et au temps du retour, alors l'Ancienne vient nous appeler jusqu'à ce que quelque chose en nous réponde.

Il est lancé à chaque fois que tout est " Trop "- dans un sens positif ou négatif - . Le temps de revenir chez soi peut être venu aussi bien quand il y a trop de stimulations positives que lorsque la dissonance est continue.
Peut-être se consacre t-on trop à quelque chose, ou bien quelque chose nous épuise, ou peut être trop aimée, trop peu aimée, avoir trop de travail ou trop peu.... l'un comme l'autre coûte cher.
Face au " trop ", notre coeur se déssécje progressivement, notre coeur se lasse, l'énergie se fait rare et un mystérieux désir de .... de ce que nous nommons généralement " quelque chose" monte en nous. Alors l'Ancienne nous appelle....

Le sommeil agité de l'enfant est le tableau exact de l'agitation de la femme qui éprouve la nostalgie de regagner son appartenance psychique originelle...
L'agitation de la femme est souvent accompagnée d'irritabilité. Elle a l'impression d'être " perdue " , un peu, beaucoup, car elle est restée trop longtemps loin de "chez elle". Ce sentiment est normal, car il transmet le message qui dit :
" Reviens maintenant..." . 
La femme est déchirée parce que , consciemment ou inconsciemment, elle entend que quelque chose  l'appelle, lui demande de revenir et elle ne peut lui dire non sans se faire du mal. Si nous ne rentrons pas à temps, l'âme vient nous chercher, comme nous le voyons dans ce poéme intitulé " La femme qui vit sous le lac" ..

<... une nuit
un battement de coeur à la porte.
Dehors, dans le brouillard, une femme,
cheveux de brindilles et robe de plantes aquatiques,
ruisselante des eaux vertes du lac.
" Je suis toi, dit-elle,
je viens de loin.
Accompagne-moi, j'ai quelque chose à te montrer..."
Elle va pour repartir, son manteau s'ouvre et alors soudain
une lumiére d'or... partout, une lumiére d'or...>


Il est fréqent dans les contes de voir le personnage principal découvrir une étonnante vérité ou retrouver un trésor en tâtonnant dans le noir. Rien ne fait mieux ressortir la lumiére , la merveille, le trésor que l'obscurité.
" La nuit obscure de l'âme"et devenue une sorte de cliché dans certains domaines de la culture...
Ces images portant sur la traversée de l'obscurité comportent une message immémorial: 
< N'ayez pas peur "de ne pas savoir" >.
Et ainsi, à différents moments de notre vie.

Cela nous encourage à obéir à l'appel, même si nous n'avons aucune idée de la direction à prendre, du but du voyage ou de sa durée. Tout ce que nous savons, c'est que nous evons nous lever et sortir. Nous pouvons tâtonner quelques temps, nous demandant qui peut bien nous appeler, mais nous finissons par buter sur " la peau d'âme".
Alors nous entrons invariablement dans la phase du "Parfait "...
 < Je sais ce dont j'ai besoin> ...

Pour beaucoup de femmes, ce n'est pas la recherche de la "peau d'âme" dans l'obscurité qui leur fait le plus peur. C'est plutôt la plongée dans la mer, le retour chez soi proprement dit et surtout le fait de s'en aller. Même si elles se réintégrent , si elles réenfilent la peau et s'apprêtent au départ, partir, quitter ce qui les occupait n'est pas facile. Pas facile du tout ! ...>>

& & & & & & & & & & & & & & &

Extrait de  " FEMMES QUI COURENT AVEC LES LOUPS"  
de CLARISSA PINKOLA ESTES

<< Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d'un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette " femme sauvage " , afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, Clarissa P.E nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie. A travers des "fouilles psycho-archéologique" des ruines de l'inconscient féminin, en faisant appel aux traditions et aux représentations les plus diverses, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la petite marchande d'allumettes, elle ouvre la route et démontre qu'il ne tient qu'à chacune de retrouver en elle la Femme Sauvage. >>



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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 18:59

<< L'indien est "l'homme rouge"( sa wicasa : homme rouge) ,  et se pare ainsi du nom d'Adam ( le Rouge) , le "premier homme", non pas bien sûr de l'univers , mais du monde équinoxial de l' Occident . L'indien est l'homme de l'Ouest, le vrai occidental, dont la "couleur" est aussi symbolique du Couchant; il est ainsi l'Atlante, qui érigea des pyramides comme les Egyptiens, - et semblable aussi aux Sumériens originaires de l'Inde prè-aryenne , copiés par les Sémites. Il préside donc à une direction cardinale, l'Ouest - et pour les Lakotas, l'Ouest a la prééminence , comme lieu dont sont issus les grands pouvoirs. C'est l'homme de l'étoile du berger ( Anpo wicahpu), Vénus, Cypris, "Lucifer", qui brille au soir comme au matin. Certaines tribus ont adopté le calendrier Vénuso-solaire. Vénus est l'étoile jumelle( elle est l'Innan -Ishtar- sumérienne) , celle du soir et du matin, à laquelle font référence certaines tribus chippewa.

Faut-il parler de l'Indien, quand il s'agit de races si diverses? En tout cas, elles se rapportent à une même "variété", qui vient compléter le quaternaire, s'ajoutant aux variétés blanche, celle du Nord; jaune, celle de l'Est, et noire, celle du Sud.


L'Atlantide n'est plus, mais n'est-elle pas encore d'une certaine façon? La permanence de ce "continent" est assurée par la descendance de l'ancien peuple atlante , le peuple de l'équinoxe d'automne . L'Atlantide est ainsi un lieu " mythique", présent mythiquement - de même que le Graal n'est peut être pas une "chose" , mais une énergie- .
L'Atlantide , et les Indiens, donc, sont liés au Dvapara Yuga, le troisiéme âge ( mais la couleur rouge se rapporte au deuxiéme âge, le Trêta Yuga- âge des 3 feux- qui correspond à la caste guerriére) , qui en sanskrit signifie " aprés les deux" , mais qui pourrait chez les Sioux signifier " Deux", car le "troiséme âge de l'humanité" est l'âge où le bison ne se tient plus que sur deux pattes; au trêta yuga, il est sur trois pattes; au troisiéme âge, ou dvapara yuga, l'âge du bronze ou du cuivre, il est sur deux pattes, et maintenant, au kali yuga, l'âge sombre, l'âge de fer, il ne tient plus que sur une patte. Quand il aura retiré cette patte, il ne retiendra plus, à l'Ouest, les eaux , et la terre sera "inondée" ( ce sera la fin du grand cycle ou manvanta-ra) . Le bison indien est remarquablement semblable au taureau hindou du Dharma - à chaque patte perdue, correspond aussi la perte d'un poil-.

Les Toltéques disent venir d'Atlan, et les Sioux d'une île vers le soleil levant , où " toutes les tribus étaient une". Les Maya se disent les survivants d'un grand cataclysme , qui s'enfuirent sur une nouvelle terre.
Les Hommes Rouges du Nord du Rio Grande eurent vraisemblablement une grande "civilisation" , si l'on en croit les ethnologues et leurs "mounds" (tertres) de forme pyramidale. L'influence toltéque et maya est visible, du moins probable, en maint lieu. Le "foyer de lumiére" fut-il maya comme le suppose Paul Radin? Mais les Maya eux-mêmes ne disent-ils pas qu'ils reçurent leur sapience du "Nord" ( xaman) ? Il y eut certes de nombreux mouvements mais l'on ne peut présumer que l'Amérique du Sud ait été un foyer primordial, tant sont différents les Indiens des deux demi-continents. Selon Radin, le foyer du Nord est l'aire maya, celui du Sud l'aire quitchua.

Quoi qu'il en soit , la grande affaire n'est pas de remonter à une civilisation, ce quasi néologisme qui désigne proprement les "constructions de cités", les civilisateurs n'étant donc que les Caïnites, dont la "construction" n'est que destruction; celui de l'esprit de la race, ou plutôt du lien qui unit à cet esprit.

Marino Benzi, dans son livre sur le Culte du Peyotl, évoque le chamane Huitchol, qui, par la plante-pouvoir, "retrouve les priviléges perdus, les secrets de la médecine, le pouvoir de divination, la faculté de parler le langage des animaux, et les autres secrets de l'ancienne magie " c'est-à-dire l'héritage racial atlante, qui semble lié à la race pré-sémitique et pré-aryenne, et que l'on retrouve pleinement chez les Indiens shivaïtes, et partout où régne ce que l'on appelle le " chamanisme".

Le chaman Huitchol retrouve ainsi l'esprit de l"indianité" donc, non pas un esprit  "primitif" , dans le sens stupide de "non évolué", comme si "l'évolution " signifiait autre chose que le déroulement catastrophique d'une amnésie essentielle, mais un esprit "primordial", c'est-à-dire un "lien" avec "l'esprit " , une vision "raciale" , qui pour être amoindrie, n'est pas moins présente.

A l'origine d'une race, se trouve un esprit - si l'on veut un "dieu" - le génie de la race; c'est ainsi que les races ont une origine "mythique" , c'est-à-dire supra-rationnelle , comme d'ailleurs toute origine. Par un inévitable processus, elles déclinent , mais demeurent cependant en chaque homme  les traces de l'homme originel, du fondateur de la tribu, que ce soit Odin, Quetzalcoatl, ou d'autres noms... imprononçables.
Ainsi cette origine mythique est hors de l'atteinte de la raison , mais ne peut être "vue" que par ses "rêves" et sa conscience "seconde". L'Esprit de la "tribu" , de l'homme mythique qui est l'Ancêtre, le Fondateur de la Vision, est présent et accessible à une "mémoire", une "anamnesis" qui est la constitution "mystique" de la race, son "génie".


( ce texte est long - désolée- mais je le trouve interessant, même si mon avis est assez partagée! extrait de " Crazy Horse chamane et guerrier)

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Published by Dreamokwa - PTEWI - dans Amérindiens
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 18:30

SITTING BULL( Tatanka Yotanka ) ET CRAZY HORSE ( Tashunka Wikto ) ,
ces deux Indiens des Grandes Plaines de la Terre Rouge, la  "terre indienne" , ont fait < monter leur nom très haut >.


Ils furent des hommes pauvres, tout dévoués à leur peuple, à leur monde.Jamais les envahisseurs avides et mercantiles n'eurent le moindre ascendant sur eux. Ils luttérent de leur mieux contre la lèpre moderne, < mandatés > l'un et l'autre par l'esprit qui garde les terres < sacrées >. Leur défaite, et celle de leur peuple, est si l'on veut une victoire , car cet < esprit > ne meurt pas. 
Si l'on veut - <parce que sa compréhension pure est un éclaireur qui sonde cette immensité là-bas, le conteur sorcier sait avec certitude que, quelque part, d'une maniére ou d'une autre, dans cette immensié, à ce moment précis, l'esprit est descendu , Calisto Muni ( le "libérateur" des Indiens yaquis) est vainqueur. Il a libéré son peuple .>

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<< C'est comme si une parcelle d'Indien était en chacun de nous >> écrit H.R Rieder. 
L'Indien en nous est l'homme ancien, l'"homme naturel", avec qui nous partageons d'ailleurs peut-être des racines communes, qui nous relient au monde primordial - monde ouranien de l'arbre inversé des Véda et des Edda, monde souterrain qui est le même , car le ciel s'est caché sous terre.  " L'éternel Indien reste un guide et un compagnon qui protége contre les dangers de la civilisation. Tocqueville parle de la " secréte affinité " qu'il y a entre les Français et les Indiens. 
Il suffit comme le dit Don Juan à Castaneda, de < faire un saut perilleux dans l'inconnu > , dans l'esprit, pour < changer > réellement le "cours de l'histoire", c'et-à-dire de transcender < notre propre personne > . C'est , comme tout ce qui est vraiment "indien", comme tout ce qui est vraiment " archaïque" , une affaire d'esprit, une affaire , une affaire d'alchimie, qui nous conduit à l" homme rouge"  de la couleur,  du Cinabre et du Crépuscule. 


Ce mot  < Indien > , "indio" est dû à un fameux contresens géographique, qui pourrait être un lapsus révélateur. Y a-t-il , comme on l'a affirmé, un fond commun aux Amérindiens et aux Dravidiens - ainsi qu'aux Bretons, ç certains Normands, aux Basques.... - ( les langues indiennes sont comme le basque, agglutinantes !) 
Il a fallu à tout prix, pour l'ethnologie "officielle", que les < Amérindiens > viennent par un " pont " terrestre de l'Ancien Continent.
C'est quant au fond contestable, et ce fut effectivement fort contesté.
( toutefois, le Nouveau Continent connut bien avant l'invasion catastrophique des Européens d'autres invasions , qui laissérent des empreintes. Il y a des points communs entre les Indiens des Plaines et les Mongols- ce qui pourrait ramener aussi à la considération de l'origine des Mongols - le peuple de l'Empereur Universel au swastika si répandu dans l'art indien. On a parlé aussi d'invasions "mélanésiennes" ce qui pourrait renvoyer au mythique continent de Mu , l'analogue pacifique de l'Atlantide.  Quant à l'histoire des " tribus perdues" d'Israël , elle est due à certaines obsessions , et à une confusion entre l'épiphénoméne et le primordial. Les Hébreux colportérent des éléments qu'ils tinrent des Sumériens, directement ou via les Assyro-Babyloniens sémitiques, qu'Esdras démarqua quand il écrivit la Bible , de la "civilisation d'Ur ", de la lune (Sin, Suen) des Egytiens (certaines tribus apaches appellent Ammon Ra le Grand Pouvoir) qui sont d'un fond commun à ces peuples et aux Amérindiens.  Mais ... < les Indiens d'Amérique du Nord ne croient pas que leurs relations avec la nature soit spéciale > et ainsi ils ne tranchent pas du "peuple élu" , à la différence des Aztéques. Peuple élu, terre promise, et incompréhension de la nature profonde de la "connaissance" des peuples qu'ils ont voulu démarquer , tels sont les points communs entre les Aztéques, et les seuls Aztéques, et les Hébreux. ) 

( de "Crazy Horse chamane et guerrier" de Guy Tredaniel Editeur)
 

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