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La vie la plus libre du monde...
de Charles Eastman, 1902
Le texte qui suit ,est signé par Charles Eastman , qui s'illustra comme médecin, écrivain et historien des religions. Sioux Santee, né dans le Minnesota en 1858, cet homme remarquable fut élevé de façon traditionnelle et n'eut que peu de contacts avec la société américaine jusqu'à l'âge de 15 ans.
Dernier enfant d'une femme très belle qui mourut peu après sa naissance, il reçut d'abord le nom de "Pauvre petit
Dernier" (Pitiful Last)en raison des circonstances tragiques de sa venue au monde. Mais la pratique traditionnelle de l'attribution des noms lui permit d'en changer. A l'âge de 4 ans, son
existence avait déjà pris un cours plus favorable et on l'appela le "Gagnant" (Ohiyesa) à l'occasion d'une victoire de son village lors d'un match de lacrosse. Sa vie, suite de victoires
contre l'adversité, semble illustrer ces deux appellations successives. Aprés le soulévement des Santees en 1872, au cours duquel son père fut fait prisonnier puis exécuté, il dut s'enfuir au
Canada avec son oncle. En 1874, de retour aux Etats-Unis, la famille s'installa à Flandreau, dans le Dakota du Sud, où Charles Eastman commença à acquérir cette remarquable compréhension de la
société américaine qui lui permit de devenir un médiateur entre deux mondes. Il fit d'excellentes études qui le conduisirent jusqu'à l'université de Dartmouth, où il obtint son diplôme de médecin
en 1890. Premier praticien indien à exercer ses fonctions sur la réserve sioux de Pine Ridge,
où il se trouvait pendant le massacre de Wounded Knee, il soigna les blessés qui refusaient de se laisser toucher par les
médecins militaires et laissa un témoignage poignant de leurs souffrances. Charles Eastman devint un intellectuel respecté, un indien qui, tout en étant acculturé, ne renia jamais ses racines. Il
s'efforça tout au long de sa vie de favoriser une meilleure compréhension entre sa culture d'origine et la société américaine. Il écrivit de nombreux ouvrages, notamment deux autobiographies , où
son parcours personnel s'inscrit dans le contexte historique d'une politique indienne vouée à l'assimilation sans condition. En dépit de ses capacités d'adaptation à la société majoritaire, il
défendit toujours la spécificité des valeurs et de la spiritualité indiennes. C'est dans cette perspective qu'il publia un essai consacré aux religions traditionnelles , "L'Âme de l'Indien" (1911
- The soul of the Indian ) . Il est aussi l'auteur d'ouvrages pour enfants et de plusieurs romans, notamment "Chasseurs rouges et le Peuple des animaux" ( Red Hunters and the Animal People ,
1904) et Le Bon Vieux Temps indien ( Old Indian Days , 1907).
Ce texte, qui illustre le romantisme et la nostalgie de l'auteur, évoque les joies d'une enfance rude, marquée par le deuil, mais en harmonie
avec un milieu naturel présenté comme idyllique. Les douleurs intimes n'y sont qu'effleurées et l'accent est mis sur l'éthique collective. Charles Eastman souligne la rigueur de l'éducation
traditionnelle et les valeurs fondamentales transmises aux jeunes guerriers: courage, abnégation, stoïcisme, générosité, respect des anciens, contrôle de soi. Il fait comprendre les périls d'une
existence vécue dans la préparation constante des affrontements armés mais aussi les bonheurs de la vie quotidienne d'enfants élevés dans une grande liberté, invités à participer à la joie
collective des grandes chasses et à s'initier au monde mystérieux des danses et des cérémonies rituelles.
-) Quel est le garçon qui ne rêverait d'être indien quand il imagine la vie la plus libre du monde ? C'était ma vie. Chaque jour il y avait une chasse. Du vrai gibier. Parfois, loin dans la forêt, là où personne ne pouvait nous déranger , nous organisions une danse rituelle au cours de laquelle les jeunes jouaient le rôle des aînés. Brave Bull, Standing Elk, High Hawk, Medecine Bear et les autres. Nous nous ornions de peintures et imitions nos pères et grands-pères jusqu'au moindre détail et avec beaucoup de précision car nous passions notre vie à les observer.
Nous n'étions pas seulement de bons imitateurs mais aussi de bons observateurs de la nature. Nous observions les habitudes des animaux comme vous appreniez dans les livres. Nous observions les hommes de notre peuple et les représentions dans nos jeux; et ensuite nous essayions de les imiter dans la vie.
Personne n'a les sens en éveil, comme les enfants qui vivent dans la nature. Rien ne
nous échappait , ni son, ni bruit, ni parfum. Et nulle part la mémoire n'est si développée que dans la nature sauvage. Aujourd'hui encore je me rends compte de tout ce que je dois à la formation
que j'ai reçue au cours des ces premiéres années.
Bien entendu, je ne me souviens pas du jour où je suis né mais mes frères me le racontaient souvent en plaisantant; car, selon la coutume des Sioux, lorsqu'un garçon naissait son
frére devait se jeter dans l'eau ou, si c'était l'hiver , se rouler tout nu dans la neige. Et s'il n'était pas encore assez grand pour le faire lui-même , on l'arrosait. Si le nouveau-né avait
une soeur, on la plongeait dans l'eau : un guerrier étant né dans le camp, les enfants devaient montrer qu'ils étaient capables d'actes de courage.
J'ai eu la malchance d'être le plus jeune de cinq enfants dont la mère mourut peu de temps aprés ma naissance. Je me suis vu attribuer le nom humiliant de " Hakadah" , le "pauvre petit dernier", jusqu'au jour où j'ai pu mériter un nom plus digne et plus approprié. J'étais considéré comme un jouet par les autres enfants.
Ma mère, qui avait la réputation d'être la plus belle femme des Sioux de Spirit Lake et de Leaf Dweller , était gravement malade et l'un des homme-médecine qui s'occupait d'elle dit: " Un nouvel homme-médecine est venu au monde mais sa mère doit mourir". Donnons-lui donc le nom de " mystérieuse médecine". Mais quelqu'un fit remarquer qu'un oncle de l'enfant portait déjà ce nom. C'est pourquoi pendant un certain temps on m'a appelé " Hakadah" (...).

Tous les garçons étaient censés endurer les épreuves sans se plaindre. Pour les guerres tribales , les jeunes gens devaient bien entendu être athlétiques et ils subissaient généralement toutes sortes de privations. Ils devaient pouvoir se passer de nourriture et d'eau pendant toute une journée ou toute une nuit sans se reposer. Ils devaient pouvoir traverser un pays dénué de pistes sans se perdre, de jour et de nuit. Car, s'ils aspiraient à devenir des guerriers, ils ne pouvaient refuser de le faire. Parfois mon oncle me réveillait très tôt le matin et me mettait au défi de jeûner avec lui pendant toute la journée. Je devais accepter. Nous nous noircissions le visage avec du charbon, et ainsi tous les autres garçons du village savaient que je jeûnais ce jour-là. Ils essayaient alors de me faire céder à la tentation de multiples façons et me rendaient la vie impossible jusqu'à ce que le soleil se couche derriére les collines de l'ouest. (...)
L'apprentissage des bonnes maniéres et de la morale n'était pas non plus négligé. On m'inculqua le respect des adultes et
en particulier des personnes âgées. Je n'étais pas autorisé à me mêler à leurs discussuions ni même à parler en leur présence, à moins qu'on ne m'y invite. Les régles de l'étiquette indienne
étaient très strictes et il fallait éviter notamment de s'adresser directement à quelqu'un. Il était d'usage d'employer un terme indiquant la parenté ou dénotant la courtoisie plutôt que le nom
afin de témoigner de son respect. On nous enseignait aussi la générosité à l'égard des pauvres et la révérence pour le " Grand Mystére ". La religion était le fondement de toute l'éducation
indienne.(- (*)
-_-_-_-_-__-_-_-_-_-_-_-_-_-_
(*) Charles Eastman , Indian Boyhood, Dover Publication, N-Y 1902 , Little
Brown & Co, Boston, 1922
"L'homme qui regarde l'horizon ne voit pas la prairie devant lui ..."
En quelques mots , le résumé de l'histoire de l'Humanité !!!
... trop amasser,trop posséder,trop conquérir....
... à TROP vouloir , l'Homme ne VOIT plus ce qui fait la base de l'existence :
Harmonie entre la Nature et les Hommes .
Tellement de beauté devant nous que nous ne savons plus Voir , plus Comprendre , il est si bon pourtant de Vivre et Ressentir ce qui vit autour de nous, là, à nos pieds, à notre regard ...
BELLE JOURNEE à vous ,
DES BISOUS TOKSA AKE
Sur mon annuaire
On ne se donne pas de grands airs
Pas de première ni dernière place
Chacun y a sa place
Les votes???
Ici tout le monde est pote
La concurrence
Ici on s'en balance
Pas de dépenses
Ni de récompenses
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On ne t'en voudra pas
Le mot de passe est "humour"
Sans respect de celui-ci, tu seras interdit de séjour
Mais si tu n'as pas la pêche
Rien ne t'empêche
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Voilà, les amis, je vous attends
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L'invasion blanche anéantit l'équilibre de leur univers.
" L'homme blanc détruit tout ce qu'il touche "
Les Indiens virent , en un laps de temps relativement bref, s'effondrer leurs valeurs les plus précieuses.La terre changea d'aspect: des voies
ferrées parcoururent en tous sens leurs plaines infinies;le gibier s'enfuit à l'approche des colons; des forts, des villes s'élevérent sur leurs terrains de chasse;
les chercheurs d'or, puis les prospecteurs de pétrole retournérent le sol jusqu'à le rendre méconnaissable;le bison disparut...
Déracinés, harcelés par le gouvernement, les Amérindiens sentirent l'espace rétrécir
autour d'eux. La maladie, l'alcool, la famine
diminuérent leurs forces.
Nombre d'entre eux choisirent de se donner la mort , car, disaient-ils,
"leur âme avait été volée".
Les puissances surnaturelles qui leur permettaient de " marcher d'un pas ferme
sur le sentier sacré de la vie " vinrent à manquer.
Ils se sentirent faibles, désemparés, disséminés dans un univers de plus en plus hostile.Ils disaient :
" Nous n'avons jamais eu peur des grandes plaines ouvertes, des collines ondoyantes, des torrents abrupts. Seul l'homme blanc y est dépaysé. Lui seul parle de terres incultes, infestées d'êtres et d'animaux sauvages. Pour nous, tout était Harmonie. Le monde était riche et les bienfaits du Grand Mystére nous entouraient. L'homme blanc est arrivé, il a répandu l'injustice, a détruit nos biens, et tout nous est aujourd'hui étranger... Lorsque les animaux de la forêt s'enfuirent à son approche, l'univers cessa pour nous d'être familier. "
Les Amérindiens virent les puissances de la Nature les abandonner. Les anciens rites s'avéraient impuissants à repousser l'envahisseur. De nouveaux cultes devenaient nécessaires.
Un peu partout en Amérique du Nord apparurent alors des prophétes qui tentèrent d'insuffler
à leur peuple des forces neuves.
Certains se dirent: la puissance de l'homme blanc est illimitée; peut-être tire-t-il cette puissance de ses dieux. Et ils se tournérent vers le christianisme dans l'espoir de retrouver l'équilibre des premiers jours...Tous avaient toujours étaient prêts à adjoindre de nouveaux rites à leur religion si ceux-ci s'avéraient utiles. ils acceptérent la venue de missionnaires parmi eux. L'absence de danse, la génuflexion, le luxe ostentatoire de l'Eglise leur inspiraient de la méfiance. Mais ils n'avaient pas le choix. Ils incorporérent Jésus, Marie, ainsi que quelques saints, à leur panthéon. Ils connurent le baptême et acceptérent de porter des noms anglais ou espagnols, qui leur semblaient contenir des pouvoirs mystérieux.
Vers 1790, les Cherokees
adoptérent les moeurs des envahisseurs. Ils apprirent à lire, à écrire; ils construisirent des écoles, des bibliothéques, des églises. En 1828, ils éditaient déjà leur propre journal et
préparaient une Constitution écrite, l'établissement d'une Cour Suprême et la rédaction d'un code civil. Le Removal Act vint quelques
années plus tard "couronner leurs efforts": il leur enjoignait de quitter leurs champs et leurs villages, de se déplacer sans tarder sur un plateau aride et de céder leurs terres fertiles aux
colons blancs. Evangélisés, civilisés, ils restaient des Indiens. De quel droit envisageaient-ils de "jouir des bienfaits de la civilisation et du christianisme sur un sol honnêtement hérité de
leurs pères? " On les déposséda de leurs biens, on détruisit leurs écoles et leurs fermes. A la pointe de la baïonnette, ils entreprirent en plein hiver une marche de 1 500 km qu'ils appellent
aujourd'hui encore la " Piste des larmes " ; 4 000 Cherokees moururent durant l'exode. Le christianisme n'était pas pour les
indiens.
Un peu partout en Amérique, se levèrent alors des prophétes
prêchant la résurrection du peuple rouge. Ils annonçaient la fin du monde , l'extermination de l'envahisseur, le retour des anciens jours.
Tenskwatawa souleva les Shawnees en 1795 : les leaders de la rébellion tombèrent sous les balles des soldats
du Général Harrisson ou périrent de la petite vérole. Smohalla, fondateur de la religion des Dreamers, promit l'apocalypse aux Nez-Percés vers 1850. Il prêchait le retour aux traditions
ancestrales et le rejet de tout ce que la civilisation blanche pouvait apporter. Il disait :
" Vous me demandez de labourer le sol. Dois-je prendre un couteau et ouvrir la poitrine de ma mère? A ma mort, elle refusera de me garder en son sein. Vous me demandez de retirer les pierres de la terre. Dois-je découper la peau de ma mère pour lui arracher ses os? A ma mort, elle ne me permettra pas de retourner dans son corps pour naître à nouveau. Vous me demandez de couper l'herbe, de faire du foin, de le vendre, de devenir riche comme un Blanc. Mais comment oserais-je couper les chevaux de ma mère? "
Chef Joseph inspiré par l'enseignement du prophéte mena son peuple dans une guerre sacrée. Sa femme et ses enfants furent massacrés par les soldats. Affamé, épuisé, mort de froid, il se rendit alors qu'il s'apprêtait à traverser la frontiére canadienne.
" Je suis las de me battre, mon peuple me demande à manger et je n'ai rien à lui donner. Il fait froid. Nous n'avons ni couverture ni bois. Mon peuple a faim. Où est ma petite fille? "
Les Nez-Percésfurent déportés dans le Nord de l'Etat de Washington.
Wodzuwob, un Païute du Nevada, prêcha à son tour la guerre sainte. Il annonçait lui aussi la fin du monde, et ajoutait que les Indiens échapperaient au cataclysme s'ils suivaient les danses que lui avait révélées le Grand Esprit. Son enseignement inspira Wowoka, fondateur du culte de la Ghost Dance. Le destin de Wowoka , le sort de ses fidéles sont en tous points exemplaires.
Tous les prophètes indiens recevaient une vision, un message de
délivrance. Ils entraient
généralement en transe, passaient par une mort et une résurrection, rencontraient une puissance surnaturelle qui leur annonçait la fin de leurs souffrances , la disparition de
l'homme blanc, la renaisance du peuple rouge. Ils recevaient en outre la connaissance de chants, d'une danse, d'un rite, d'une technique propres à rendre cette renaissance
possible.
Le père de Wowoka, un fidéle de Wodzuwob, était un shaman puissant. Il affirmait que la cruauté, l'injustice des Blancs entraineraient forcément la mort de la civilisation blanche. Que celle-ci s'anéantirait d'elle-même et que les Indiens échapperaient à ce processus de destruction dans lequel ils étaient entrainés malgré eux. Il disait :
"Un nouveau monde verra le jour, dans lequel les Indiens morts sortiront de leurs tombes
pour vivre en paix sur les terres qu'ils aimaient."
A la mort de son père, Wowoka fut recueilli par une famille blanche, les Wilson . Il mena une existence anonyme jusqu'au jour où dans une transe , alors qu'une éclipse de soleil obscurcissait le ciel , il s'écroula sur le sol. On le crut mort. A son réveil, il raconta avoir été possédé par un Esprit puissant et avoir vu les morts de sa tribu vivre à nouveau. Il prédit qu'une immense masse de boue se préparait à recouvrir la terre et à détruire la race et la civilisation blanches. Il annonça que la terre reviendrait verte à la mort du dernier Blanc, que les Indiens retrouveraient la paix des premiers temps, l'amitié des animaux, et que les morts ressusciteraient. Il enseigna une danse et des chants permettant d'éviter le cataclysme et de trouver des forces surnaturelles.
Son message se propagea comme une traînée de poudre. Du Nevada, il atteignit le Colorado puis l'Utah, l'Idaho... Les Shosshones, les Arapahos, les Cheyennes, les Kiowas, les Wichitas dansèrent en cercle en chantant... Wowoka ne chercha jamais à divulguer lui-même son enseignement. Il ne prétendit jamais être le messie que ses disciples attendaient. Il se borna à annoncer la bonne nouvelle. De tout l'Ouest des Etats-unis, il reçut des délégations prêtes à répandre sa parole.
Tous les peuples désespérés de l'Ouest dansèrent en cercle comme l'enseignait le prophéte. Wowoka ne prêchait pas la guerre. Mais les Sioux, affamés, exaspérés, dansérent une danse de mort. La danse leur inspira la fabrication de chemises sacrées en peaux de daim, décorées de plumes d'aigle, des symboles de la lune, du soleil, des étoiles, du zigzag de l'éclair, qui avaient le pouvoir de détourner les balles et de les renvoyer sur leurs ennemis. Ils ansèrent autour de l'Arbre de Vie, le cotonnier(?) , le poteau central de l'Univers.
Ils tentèrent une derniére fois de faire refleurir l'arbre sacré de la tribu.
extrait de "Terre Sacrée" : La dernirèe voix. de Serge Bramly
Depuis quelques semaines , de spectaculaires vols d'étourneaux ... leur nombre est hallucinant , leurs piaillements très" sonores" ! Je peux les observer longuement devant ou derriére la maison ... Deux photos prises ce mardi dans l'après-midi , impressionnant de les voir si proche , de les entendre autant ! Quelques souvenirs me viennent à l'esprit , le film " Les Oiseaux" de Hitchcock ........
Je suppose que "le nombre faisant la force", c'est une défense efficace contre les prédateurs ; d'ailleurs je vois réguliérement une buse qui tourne dans le coin ! Mais toujours aussi surprenant et spectaculaire de voir le ciel se noircir soudain , et leurs cris assourdissants sont impressionnants ! Le froid ,depuis le WE, semble même avoir" agrandi " la troupe et je serai curieuse de connaitre le nombre approximatif de ces nuages d'oiseaux.
La vidéo représente vraiment ce que je peux observer
et c'est tellement plus beau que mes photos !!!
Bonne journée à tous,
TOKSA AKE
Joyeux Anniversaire à ma pitchounette blonde !
Angelina aura ce soir une bougie de plus sur son gâteau
- un beau moelleux ourson au four! -
BON ANNIVERSAIRE MA CHERIE d'Amour
DES BISOUS TOUT PLEIN DE "UNCI"
La croisée est ouverte, il pleut
Comme minutieusement,
A petit bruit et peu à peu ,
Sur le jardin frais et dormant.
Feuille à feuille la pluie éveille
L'arbre poudreux qu'elle verdit;
Au mur, on dirait que la treille
S'étire d'un geste engourdi.
L'herbe frémit, le gravier tiéde
Crépite et l'on croirait là-bas
Entendre sur le sable et l'herbe
Comme d'imperceptibles pas.
Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel;
L'averse semble maille à maille
Tisser la terre avec le ciel...
Henri de Régnier , " Le Jardin mouillé " , Les Médailles d'argile, 1900
![]()
" Plus qu'aucun art, celui des jardins dépend
d'un bon vouloir allié à de gros et durables moyens. "
Erik Orsenna
.... de gros moyens, certes ; mais UN des alliés indispensables : L'EAU manque affreusement !
Pas de pluie, pas de neige , pas de froid ?
Pas un brin d'herbe au jardin , pas de renaissance si pas de " petite mort " ?!
Je sais que pour certains, la pluie ne cesse pas de tomber, que le froid est bien là mais ici,
ZERO ...pas une goutte depuis des semaines...
je continue à préparer le jardin, à m'extasier en découvrant de nouvelles pousses ou bourgeons deçi-delà , mais oulalalala... je redoute qu'au printemps, la verdure soit encore plus invisible
que l'an dernier à la même époque !!!!
Encore des travaux aujourd'hui malgré tout; le froid arrive peu à peu , le ciel est couvert mais...pas une goutte !!!
Le potager ne serait-il pas un luxe si la pluie continue de "nous" oublier ??? Les carrés sont fin
prêts , tout clôturés , binés, du crottin de cheval et compost mais.... voilà! un arrosage régulier certes pour une belle production falmiliale mais si la pluie fait encore défaut , je ne
sais pas si le potager sera raisonnable ?!?! De plus, pas de branchement au canal ou puits donc l'eau de la ville uniquement ( vous devinez bien mon inquiétude aussi ?
)
Récupérateur de pluie ? la bonne blague ... pas de pluie !!!!
Bref, en attendant , le jardin est un plaisir inépuisable . Se sentir " libre ", se sentir VIVANT c'est un sentiment fort et unique et je remercie le ciel de m'accorder cette grande joie.
DES BISOUS TOKSA AKE
Un article réédité de 11 août 2011 à l'occasion de la diffusion:
DEMAIN SOIR sur W9 le film " Windtalkers, les messagers du vent" ,
un hommage aux Code talkers navajos ...
Très beau film même si tout au long du film nous nous trouvons en pleine guerre, avec toute la violence que nous savons !!!!
La plupart des gens connaissent l' existence du Code Talkers utilisé pendant la 2e guerre mondiale , un code crypté en langue Navajo . Mais pas seulement Navajo... peu savent qu'au moins 19 tribus amérindiennes en ont fait partie et ce, durant les deux guerres mondiales ! Des Choctaws par exemple ont transmis des messages dans leur langue maternelle , ainsi que les Cherokees, Cheyennes, Comanches, Osages et le dialecte Lakota, Nakota ou Dakota
( Sioux ).

Comanche Code Talkers
Aprés la 1er guerre mondiale, ces Code Talkers amérindiens ont prété serment , de garder le secret sur ce langage codé ; de plus, à cette époque, il leur était interdit de communiquer dans leur propre langue maternelle , leur secret était bien gardé !!!
A la 2e guerre mondiale, l'armée américaine a recruté des soldats de différentes tribus amérindiennes parlant leur propre langue ET l'anglais , sachant lire et écrire en anglais mais dont la langue maternelle n'était pas retranscrite ni enregistrée !
Meskwaki Code Talkers
Les tribus choisies furent initialement Comanche, Hopi, Chippewa, Oneida ou Meskwaki , chaque groupe a créé un code en fonction de sa langue, en Comanche par exemple 250 mots environ. Un peu plus tard, les Marines ont recruté les Navajos avec un code de 600 mots au moins...A la fin de la guerre, 421 Navajo Code Talkers avaient été formé. ( alors que les Comanches étaient actifs en Europe , Navajos et Hopis étaient affectés au Pacifique et les Meskwaki dans le Nord de l'Afrique ) Le Jour-J ce sont les "Comanche Code Talkers" qui ont précisé les lieux exacts à chaque groupe des forces alliées du Débarquement en Normandie.
A leur retour, des cérémonies de purification se sont déroulés dans chacun de leur foyer...
Navajo Code Talkers
Ce n'est qu'en 1989 que la France et l'état de l'Oklahoma ont honoré les Choctaws et Comanches; le gouvernement français leur a attribué l'Ordre National du Mérite . En 2001 , les Navajo Code Talkers ont reçu la médaille d'Or du Congrés. Pour le moment aucune des médailles n'a été attribué ni inventé (!!) elles devraient être remises fin 2011 ...
Un Monument rendant hommage aux Navajo Code Talkers a été érigé par la Nation Navajo , au pied de Windows Rock , en Arizona.
Ils peuvent être fier de leur histoire, de leur engagement...
Pila dans son terra. qui grimpe de +en+ à l'étage - elle doit apprécier l'échelle sur mesure -
Ce matin, aprés le départ d'Ambre vers le froid
, le jardin semblait m'appeler encore plein d'humidité mais scintillant sous le soleil timide ! J'ai retroussé mes manches et
pour commencer, un bon feu pour brûler feuilles et rameaux fraichement coupés - GrrrrRRRrrrr ...le lilas envahit l'espace malgré mes coupes franches
depuis mon arrivée ! -
Très agréable de jardiner avec un feu à proxilité qui réchauffe , et de voir petit à petit le travail
accompli ...
La météo est superbe ( ce qui est en soit , formidable , SAUF que nous sommes fin janvier !!) et le manque
de pluie se remarque de suite... même si les bulbes de printemps pointent leur nez tout vert , même si les arbres ou arbustes sont couverts de bourgeons , même si le forsythia ( ou ce qui lui
ressemble beaucoup ?!) est en fleurs avec peu d'avance .... le jardin , LUI , est sec , trop sec et quand il faut biner , griffer , ben, c'est pas de la tarte !!!!!
Bon, au final , tout a brulé ( d'ailleurs je peux utiliser la cendre MAIS au bout de
combien de temps??) , binette ou griffe terminées ( jusqu'à la prochaine fois
)
Encore du temps , encore pas trop mal alors j'ai nettoyé , le final de la matinée , le parc de KHEYA ,
pour pailler de nouveau , tout sec, tout parfumé et qui je vois
" ma toute belle " .
..... TROP,TROP BELLE !!!!
Elle m'a paru ENORME , c'est clair que voyant PILA tous les jours , une sacrée différence !!! Elles ont 2 ans d'intervalle .... Kheya est arrivée en décembre 2009 et c'est son deuxiéme hiver en hibernation au jardin , Pila est là seulement depuis septembre 2011 !
(pas de photo de Kheya, elle est encore "endormie"Ben ! Finalement ,
OUI, une photo car j'ai déplacé Kheya cet
Am...

Trop contente de la retrouver et je languie vraiment de les voir toutes les deux , cahin-caha , dans leur parc ! Bon c'est pas tout , je dis manger un p'ti bout de quelque chose avant de retourner au jardin sous le chaud soleil de Provence !!!!
DES BISOUS BELLE APRES-MIDI
TOKSA AKE


Babillards et autres missives!